Les conseils de Jean-François Roquet, Président de Syntec recrutement, syndicat des cabinets de conseil en recrutement. Jean-François Roquet est également DG associé du cabinet FSC, spécialisé dans le recrutement de cadres pour l’industrie pharmaceutique.
Quel est l’état du marché de l’emploi dans le secteur pharmaceutique?
« L’industrie pharmaceutique est, et reste, l’un des bastions de l’emploi en France. Toutefois, l’évolution générale constatée sur le marché de l’emploi se vérifie aussi dans le secteur de la pharmacie, où l’on peut désormais rentrer sous forme de Contrats à Durée Déterminée (CDD), de stages transformables en CDD ou encore de prestations de services. Et aujourd’hui, on ne peut plus dire comme il y a vingt ans que l’on restera toute sa vie dans la même entreprise pharmaceutique! C’est vrai que les nombreuses fusions en cours, qui entraînent le gel temporaire des embauches pour éviter de créer des doublons, ne favorisent pas l’emploi. Ainsi, depuis deux à trois ans, le volume d’embauches a ralenti. Mais il y a de nouveaux venus sur le marché, comme les laboratoires de génériques. Les organismes de tutelle, les maisons de retraite, les compagnies d’assurances, les sociétés de matériel médical et les sociétés de prestations de services proposent également de nombreux postes.»
Quels sont les postes les plus recherchés?
« Tout ce qui touche au marketing et au commercial représente le nerf de la guerre. Aux jeunes diplômés, on peut proposer par exemple des postes de chef de produit voire la possibilité d’entrer dans l’industrie par le biais de la visite médicale à condition de disposer du diplôme correspondant. Les secteurs des affaires réglementaires, du business développement, de la distribution et du contrôle qualité sont également très porteurs. »
Quel regard portez-vous sur la formation des étudiants en pharmacie?
« Il est clair que le diplôme de pharmacien est très prisé dans l’industrie pharmaceutique. Culturellement et historiquement, les entreprises françaises préfèrent recruter des diplômés qui sortent d’une école ou d’une filière sélective et reconnue comme la faculté de pharmacie. Mais même en faisant pharmacie, depuis une dizaine d’années, il est plus avantageux de compléter son cursus par une deuxième formation, en Marketing ou en Qualité. »
Sont-ils assez informés?
« Les étudiants sont mal renseignés sur les possibilités offertes par leur diplôme. Je suis moi-même interloqué par le gouffre qui sépare les étudiants de leurs futurs employeurs; il y a une inadéquation entre l’offre et la demande. Pour y remédier, les étudiants doivent chercher eux-mêmes l’information, en allant dans les salons professionnels, en surfant sur les sites spécialisés comme celui du Leem, le syndicat des entreprises du médicament, en se renseignant auprès des services de communication des laboratoires… J’ai coutume de dire que les plus curieux sont les mieux informés, et les mieux informés sont les plus forts! »
Quelle importance accordez-vous aux stages ?
« Le stage est la meilleure porte d’entrée dans l’entreprise. La qualité d’un stage peut vraiment faire la différence sur un CV, d’autant que si les étudiants reçoivent la même formation et obtiennent le même diplôme, ce sont les stages qui font leur originalité. Le choix de l’entreprise et les fonctions que l’on y occupe pendant le stage sont donc essentiels. En ce sens, au moment de postuler, il est très important de bien connaître les activités de l’entreprise! »
Quel est l’état du marché de l’emploi dans le secteur pharmaceutique?
« L’industrie pharmaceutique est, et reste, l’un des bastions de l’emploi en France. Toutefois, l’évolution générale constatée sur le marché de l’emploi se vérifie aussi dans le secteur de la pharmacie, où l’on peut désormais rentrer sous forme de Contrats à Durée Déterminée (CDD), de stages transformables en CDD ou encore de prestations de services. Et aujourd’hui, on ne peut plus dire comme il y a vingt ans que l’on restera toute sa vie dans la même entreprise pharmaceutique! C’est vrai que les nombreuses fusions en cours, qui entraînent le gel temporaire des embauches pour éviter de créer des doublons, ne favorisent pas l’emploi. Ainsi, depuis deux à trois ans, le volume d’embauches a ralenti. Mais il y a de nouveaux venus sur le marché, comme les laboratoires de génériques. Les organismes de tutelle, les maisons de retraite, les compagnies d’assurances, les sociétés de matériel médical et les sociétés de prestations de services proposent également de nombreux postes.»
Quels sont les postes les plus recherchés?
« Tout ce qui touche au marketing et au commercial représente le nerf de la guerre. Aux jeunes diplômés, on peut proposer par exemple des postes de chef de produit voire la possibilité d’entrer dans l’industrie par le biais de la visite médicale à condition de disposer du diplôme correspondant. Les secteurs des affaires réglementaires, du business développement, de la distribution et du contrôle qualité sont également très porteurs. »
Quel regard portez-vous sur la formation des étudiants en pharmacie?
« Il est clair que le diplôme de pharmacien est très prisé dans l’industrie pharmaceutique. Culturellement et historiquement, les entreprises françaises préfèrent recruter des diplômés qui sortent d’une école ou d’une filière sélective et reconnue comme la faculté de pharmacie. Mais même en faisant pharmacie, depuis une dizaine d’années, il est plus avantageux de compléter son cursus par une deuxième formation, en Marketing ou en Qualité. »
Sont-ils assez informés?
« Les étudiants sont mal renseignés sur les possibilités offertes par leur diplôme. Je suis moi-même interloqué par le gouffre qui sépare les étudiants de leurs futurs employeurs; il y a une inadéquation entre l’offre et la demande. Pour y remédier, les étudiants doivent chercher eux-mêmes l’information, en allant dans les salons professionnels, en surfant sur les sites spécialisés comme celui du Leem, le syndicat des entreprises du médicament, en se renseignant auprès des services de communication des laboratoires… J’ai coutume de dire que les plus curieux sont les mieux informés, et les mieux informés sont les plus forts! »
Quelle importance accordez-vous aux stages ?
« Le stage est la meilleure porte d’entrée dans l’entreprise. La qualité d’un stage peut vraiment faire la différence sur un CV, d’autant que si les étudiants reçoivent la même formation et obtiennent le même diplôme, ce sont les stages qui font leur originalité. Le choix de l’entreprise et les fonctions que l’on y occupe pendant le stage sont donc essentiels. En ce sens, au moment de postuler, il est très important de bien connaître les activités de l’entreprise ! »
Pour en savoir plus
www.fsc-consultants.fr
Mise à jour : novembre 2004.
Source : Pharmag n° 3.