Conseils pratiques

Conseils pratiques, témoignages d'étudiants, de pharmaciens ou d'experts... Cette rubrique vous donne les clés pour réussir vos études et vos projets personnels et professionnels.

Vous avez envie de vous sentir utile et responsable ? Vous êtes sensible à la défense de l’environnement et au respect des cultures ? Vous n’aimez pas bronzer idiot ? Mille pistes s’ouvrent aujourd’hui à vous pour voyager autrement et faire de vos vacances un vrai moment d’échange, de partage et de construction avec et pour l’autre. Ici ou à l’autre bout du monde. Passeports.

En classe verte

Si vous voulez découvrir ou retrouver un environnement naturel préservé, l’écotourisme, ou le tourisme vert, vous permet une approche authentique : vacances à la ferme, en camping ou chez l’habitant, gîtes ruraux… Vous vivrez au rythme des paysans qui vous accueillent sur leurs terres. Par exemple, à Dieulefit, dans la Drôme, vous fabriquerez des conserves et des confitures entre deux baignades dans la rivière ou après une randonnée pédestre.
www.accueil-paysan.com

En classe solidaire

Vous souhaitez transmettre vos connaissances et partir à la rencontre d’un autre peuple, d’une autre culture ? Vous pouvez prendre part à des projets d’aide au développement. L’association Double Sens travaille en partenariat avec des ONG locales au Bénin et au Burkina Faso. Elle organise des missions d’un mois au coeur de ces pays, pour donner des cours, animer des ateliers socio-éducatifs ou assurer la prévention de l’hygiène et de la santé des populations locales. www.doublesens.fr

En classe aventure

Frayer votre chemin à coups de machette, explorer la forêt primaire et baigner dans une biodiversité rarissime à notre époque… Vous souhaitez vivre des vacances sensationnelles ? Un tourisme vert vous attend dans des pays comme le Cambodge ou le Laos. Mais seulement si vous avez le goût de l’extrême. www.echoway.org

En classe insolite

Vous recherchez le hors-norme, l’atypique : dormir dans une yourte comme un Mongol sur les monts de l’Aubrac, vous percher dans une cabane nichée dans les arbres ou encore prendre la route dans une roulotte. Il existe différentes possibilités pour un tourisme déroutant et original. Et souvent, à seulement quelques kilomètres de chez vous…
www.tourisme-autrement.com

En classe chantiers

 Vous voulez reconstruire une école dans un village du Sri Lanka sinistré par le tsunami ou aider à la conservation d’une petite église romane dans le Sud de la France ? Optez pour les chantiers internationaux. Ils réunissent, tant en France qu’à l’étranger, des groupes de dix à vingt bénévoles d’origines culturelles et géographiques différentes.
www.cotravaux.org

En classe spirituelle

 Si vous appréciez le silence et le recueillement, quelles que soient vos convictions religieuses, des structures souvent situées dans des cadres prestigieux et chargés d’histoire peuvent répondre à vos attentes. En individuel ou en groupe.
 www.tourisme-autrement.com

Tout au long de l’année, à Taizé, en Saône-et- Loire, des jeunes de tous les pays d’Europe mais aussi d’autres continents viennent participer à des rencontres centrées autour du thème « vie intérieure et solidarité humaine ».
www.taize.fr

 

 

Trois questions à Sabine Gosselin, responsable production de l’agence Voyager autrement

Que recherchent les personnes qui s’adressent à vous?

« Elles veulent jouer un rôle. Souvent, elles sont déjà militantes et appartiennent à des associations de défense des droits humains. Si elles ne le sont pas en partant, elles reviennent généralement avec l’envie d’adhérer à l’une d’elles au niveau international ou local. Le voyage est souvent un déclencheur de leur action future. »

Quelles sont les destinations phares du moment ?

« L’Ouzbékistan, le Vietnam, la Jordanie, le Pérou, le Cambodge et le Laos. L’Afrique reste un peu plus difficile à vendre. La concernant, les voyageurs ont souvent des a priori… Et les derniers événements en Mauritanie et au Kenya n’ont rien arrangé. »

Pouvez-vous donner un exemple de parcours solidaire ?

« Au Cambodge, par exemple, les voyageurs partent pour quinze jours. À Phnom Penh, la capitale, ils suivent la tournée des bibliobus de l’association SIPAR*. À Battambang, ils découvrent les écoles de dessin et de cirque pour les enfants des rues de l’association Phare. Enfin, à Siem Reap, ils suivent le quotidien de la fondation Krousar Thmey, qui aide l’enfance défavorisée. »

* Le SIPAR (Soutien à l’initiative privée pour l’aide à la reconstruction) est une organisation de solidarité internationale dont les objectifs sont de favoriser l’accès des enfants à une éducation de qualité et de participer à la lutte contre l’illettrisme des jeunes et des adultes au Cambodge par la promotion du livre et de la lecture.

 

Mise à jour : mai 2008.

Source : Pharmag n° 14.

En 2006, la multiplication des blogs à travers le monde a poussé le très sérieux magazine Time à décerner à tous les internautes le titre « d’homme de l’année »… Pour ceux qui n’ont pas encore créé leur page perso, il n’est pas trop tard pour proposer son point de vue au monde entier.


Vous avez dit blog ?


Le terme « blog » résulte de l’association des mots anglais « web » et « log » signifiant « journal de bord » ou « journal intime ». Son auteur, le blogueur, tient son blog en l’enrichissant de commentaires, d’images, de vidéos ou de liens vers d’autres sites ou blogs. Il y aurait aujourd’hui plus de 60 millions de blogs sur le Web*, abordant un nombre astronomique de sujets (cuisine, rencontres, médecine, presse, vidéos amateurs…).


Une source d’infos sans limite


En tapant par exemple les mots « blog » et « pharmacie » sur un moteur de recherche, vous obtiendrez plus de 1,2 million de réponses ! Les étudiants disposent d’un choix pléthorique de pages allant de l’homéopathie à la production de médicaments, en passant par le catalogue des produits contre les ronflements… Méfiance tout de même face à certains blogs farfelus qui publient des aberrations ou essayent d’écouler des produits interdits.


Une activité à part entière


Si créer son blog est aujourd’hui un jeu d’enfant, mettre à jour ses pages relève d’une vraie discipline. « Au départ, je me suis dit que je pourrais dialoguer et enrichir mes connaissances professionnelles, mais j’ai rapidement manqué de temps pour entretenir mon blog », explique ainsi Jean-Charles Brosse, consultant de la société Transitio et auteur du blog http://pharmarnimaje.blogemploi.com/.


La fin de l’artisanat des blogs ?


L’engouement actuel des blogs dessine aussi une montée en compétence des pages et de leurs auteurs. « On peut passer par un éditeur qui propose des blogs clés en main, mais si l’on veut quelque chose d’ergonomique, cela demande un petit investissement », souligne Guylaine Drut-Grevoz, auteur de www.curieuxdepharmacie.com. « Acheter un nom de domaine contenant uniquement son nom coûte ainsi 5 € ** par mois en moyenne », explique ce docteur en pharmacie, qui met aussi les étudiants en garde contre les « copier-coller » intempestifs dont les blogs sont victimes.

* Source: Technorati.
** Si l’on souhaite un blog plus perfectionné (vidéo en ligne par exemple), cela implique des coûts supplémentaires.




Mise à jour : octobre 2007.


Source : Pharmag n° 12.

En un an, le docteur Guylaine Drut-Grevoz a créé un blog très apprécié des étudiants en pharmacie. Régulièrement remis à jour, www.curieuxdepharmacie.com est une mine d'informations et d'éclairages pour ceux qui veulent réviser ou aller plus loin sur certains thèmes pharmaceutiques.

 

Pourquoi avoir créé votre blog ?

« En tant qu'enseignante à la faculté de pharmacie de Dijon et au centre de formation des préparateurs, j'ai voulu créer un lieu d'échange avec mes étudiants pour qu'ils me posent leurs questions. Un blog est un outil très riche qui permet de mettre en ligne des cours sur des supports différents du texte. Les étudiants qui visitent mon site peuvent, par exemple, trouver des fiches pratiques pour réviser leurs examens, mais également des vidéos dédiées à des points précis. »

Que publiez-vous sur vos pages?

« Principalement des cours d'homéopathie, de galénique et de chimie. Les étudiants peuvent notamment trouver des résumés ou des compléments de TD. Lorsque je sens qu'un chapitre passe difficilement en cours, j'essaye de publier des moyens mnémotechniques en ligne pour les expliquer aux étudiants. Je mets aussi des fiches qu'ils peuvent utiliser lors de leurs stages en officine. Enfin, ce blog me permet de mettre en ligne les annales des sujets des années précédentes pour leur permettre de préparer les examens, ainsi que des tests, des PowerPoint et des vidéos. »

Comment vous mettez-vous en scène dans ces vidéos ?

« Ce sont en fait des petits modules réalisés à la manière de l'émission L'Université de tous les savoirs, diffusée autrefois sur une chaîne du câble. à ce jour, j'ai mis en ligne une cinquantaine de vidéos dédiées à des thèmes variés, notamment en chimie. Il y en a également une dédiée à la galénique pour mieux comprendre la fabrication et la composition des médicaments. Les étudiants peuvent aussi visualiser un montage photo décrivant une visite de laboratoire. »

Comment réagissent vos étudiants?

« Je crois que ce blog a donné une convivialité supplémentaire à mes cours. Je reçois de nombreux messages d'étudiants qui me remercient pour mes mémos de révision. Ils me posent également beaucoup de questions, via la messagerie du site, auxquelles je réponds sous forme d'articles que chacun peut librement consulter. »

Avez-vous d'autres visiteurs que les étudiants ?

« Tout à fait, plusieurs collègues parisiens m'ont par exemple écrit pour emprunter mes vidéos. Je pense aussi à une consœur belge qui m'a récemment demandé des informations les concernant ou à d'autres homologues marocains qui m'ont posé des questions de galénique. En tout, une quinzaine d'étrangers m'ont contactée depuis septembre 2006. »

Avez-vous des projets d'agrandissement pour votre blog ?

« Honnêtement, je ne m'attendais pas à un tel trafic mais, avec plus de 45 000 connexions depuis le lancement, j'essaye de me renouveler. J'ai par exemple créé une nouvelle rubrique de photos de produits chimiques pour répondre à une demande grandissante des étudiants. »

 

Mise à jour : octobre 2007.

Source : Pharmag n° 12.

Les origines du phénomène


Les premiers blogs sont apparus aux Etats-Unis à la fin des années 1990, mais c'est John Barger qui a donné, en 1997, ce nom à ces nouveaux sites. En 1999, James Garrett est le premier à en avoir recensé 23 ! Des journalistes indépendants ont également popularisé ce support en révélant quelques scandales comme l'affaire Monica Lewinsky, partie du blog du journaliste Matt Drudge. Les blogs ont ensuite connu un essor au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, sur lesquels les blogueurs débattent encore aujourd'hui...


Dans la jungle des blogs de santé


Le boom des blogs s'accompagne d'une inévitable floraison de pages farfelues. Lors de recherches en ligne, il est recommandé de confronter tout contenu à connotation médicale auprès de professionnels de santé. Plus encore que les journalistes amateurs, les futurs médecins et pharmaciens doivent se méfier des pages qui ne donnent aucune source au bas de leurs articles ou qui sont hébergés «off shore». Certains sites permettent toutefois d'obtenir des informations médicales et pharmaceutiques pratiques et qualitatives comme : www.medisite.fr, www.leblogsante.com ou encore blog.remede.org.


Des blogs dédiés à la pharmacie


Le blog de Jean-Charles Brosse
http://pharmarnimaje.blogemploi.com/
Le blog de Guylaine Drut-Grevoz
http://www.curieuxdepharmacie.com
Le blog du médicament
http://www.soigner.org/
Le blog de la bibliothèque interuniversitaire de pharmacie de Paris V http://biup.over-blog.com/
Le blog de l’association Pharma Humanitaire de la faculté de Montpellier http://pharmahumamontpellier.oldiblog.com/


Ne pas confondre blog et forum


Un forum est un système de discussion passant uniquement par le Web. Il se distingue des autres systèmes de discussion par le fait que les conversations sont archivées sur un site Web et qu’il faut souvent s’inscrire dans la communauté pour pouvoir participer.


Créer son blog en trois clics


Inutile d’être Bill Gates pour créer son blog. De nombreux hébergeurs vous permettent en effet de publier vos textes, photos et autres vidéos en toute simplicité et gratuitement.


Sélectionner son hébergeur


Privilégiez un hébergement gratuit et facile auprès de sites comme Over-Blog, Blogger, Canalblog ou Skyblog.


Ouvrir un compte


La deuxième étape consiste à ouvrir un compte chez l’hébergeur en remplissant un formulaire en ligne.


Publier sa prose


L’alimentation du blog se fait ensuite à l’aide de formulaires. Quelques clics suffisent à poster un nouveau commentaire, une image ou une vidéo.




Mise à jour : octobre 2007.


Source : Pharmag n° 12.

La faculté de pharmacie de Dijon a créé, à la rentrée 2008, une 6e année de spécialisation professionnelle en alternance, pour toutes les fonctions managériales. Une opportunité de valider son diplôme tout en préparant son insertion professionnelle au sein des industries de santé.

Alternance

Cette formation d’un an est menée en alternance, à raison d’une semaine de cours pour trois semaines en entreprise, dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. « Ce véritable contrat de travail permet à l’étudiant de valoriser son parcours en acquérant la fameuse “première expérience“, si prisée en début de carrière », explique Sylvette Huichard, responsable du pôle industrie de la faculté de pharmacie de Dijon. Ce contrat est assorti d’une rémunération au moins égale à 80 % du Smic. Plusieurs grandes entreprises sont partenaires de MOI²SE. Parmi elles, l’OCP !

Inscription

PH5 validée, l’étudiant est choisi lors d’un entretien de recrutement par une entreprise partenaire. Cette formation est également ouverte, en formation continue (DU — diplôme universitaire) à des professionnels pharmaciens souhaitant changer de secteur d’activité.

Effectifs

Pour assurer l’interactivité et le travail en équipe, les promotions sont composées d’une quinzaine de stagiaires.

Débouchés professionnels

Selon leur entreprise d’accueil, les étudiants de MOI²SE se spécialisent dans l’un des secteurs du cycle de vie du médicament, de la recherche à la distribution. Ainsi, ils valident leur parcours scientifique, tout en se préparant à l’exercice des fonctions de management et d’encadrement.

Contenu de la formation

Après une semaine d’intégration, les étudiants bénéficient de 350 heures de formation, réparties en dix modules. Le programme répond aux attentes des industriels qui souhaitent recruter des pharmaciens ayant la maîtrise des process propres au secteur (développement, production, essais cliniques, affaires réglementaires, marketing…), mais aussi des compétences transverses que sont la résolution de problèmes, la gestion de projets, le management d’équipe… La thèse d’exercice est obligatoirement soutenue avant la fin de la formation.

* Management opérationnel et international des entreprises de santé.

 

Infos clés : dix modules thématiques

- Gestion budgétaire et financière des entreprises du médicament
- Gestion de projet : mode d’organisation appliqué aux activités pharmaceutiques
- Qualité, efficience et économie du circuit de distribution des produits de santé
- Organisation de la supply chain pharmaceutique
- Management de la production et maîtrise des process
- Stratégie d’entreprise : méthodologie appliquée à l’international
- Management des hommes
- International : contexte juridique et interculturel
- Marketing international
- Institutions et prospectives mondiales

 

Mise à jour : mars 2010.

Source : Pharmag n° 19.

Sur la toile, l’information médicale est surabondante. La prolifération des sites de santé grand public a même de quoi désorienter. Il existe pourtant des labels et quelques règles simples à suivre pour se repérer dans ce grand labyrinthe.

Que cherchez-vous?

Avant de se lancer sur le Web, n’importe quel surfeur doit préalablement se poser cette question. Entamer sa recherche avec un mot-clé aussi précis que possible évite bien des fausses routes. Le libellé de votre recherche comme le moteur utilisé sont donc essentiels. « Attention au plus populaire d’entre eux (Google), il place souvent les sites marchands en tête des résultats, car ces derniers payent pour occuper cette lucrative position », explique Nicolas Thiria, pharmacien au service documentation de l’OCP.

Pas de temps à perdre sur les blogs

Le premier écueil à éviter concerne les blogs et les forums. « Ils ne sont pas plus malveillants que d’autres sites, mais il s’agit souvent de compositions personnelles qui échappent à tout contrôle scientifique », rappelle Nicolas Thiria. Les sites de santé grand public officiellement « fiables » apposent le label HON (Health On the Net) sur leur page d’accueil, une certification reconnue par la communauté médicale internationale.

Identifier l’auteur du site

Dès le début de la recherche, l’adresse du site ou URL (Uniform Resource Locator) en dit long sur ses auteurs. Ne perdez donc pas de temps sur gueriren24h.fr ou sur plantesmagiquesdumonde.com*, sauf si vous voulez vous divertir… L’identification de l’auteur et de l’éditeur est cruciale, ainsi que la terminaison de l’adresse du site, pour laquelle vous préférerez le « .org » ou le « .gouv », qui indiquent une source officielle. Plusieurs sites, comme ceux de l’Afssaps, de l’Ordre des pharmaciens ou de Legifrance, font par ailleurs référence dans le monde médical.
* Sites inventés pour le besoin de la démonstration !

Reconnaître l’« infopub » !

« La publicité pure sur un médicament est naturellement interdite sur un site en accès libre, mais les messages à caractère commercial peuvent être dilués dans le contenu ou les communiqués d’un site », précise Nicolas Thiria. Il est donc prudent de vérifier quel intérêt un site de santé grand public peut avoir à présenter des « études » sur telle ou telle maladie, tout en proposant des liens publicitaires vers des produits parapharmaceutiques… Attention, enfin, à certains sites de parapharmacie qui, eux, n’hésitent pas à publier des « infomerciales » sur leurs produits, notamment les crèmes miracles de l’été ! Les sites réservés aux professionnels (via des identifiants de connexion) et la plupart des sites de laboratoires pharmaceutiques proposent aujourd’hui un contenu informatif et certifié.

Pour aller plus loin

Exigez le label HON

Sur Internet, le problème n’est plus de trouver de l’information scientifique, mais d’évaluer sa fiabilité. Depuis plus d’une décennie, la communauté médicale s’est donc entendue autour d’un code de conduite porté par l’association Health On the Net (HON). Le HONcode s’appuie sur huit principes éthiques. Il demande entre autres aux administrateurs de sites d’indiquer clairement la provenance des informations fournies (auteur, références scientifiques…), l’origine du financement du site (société commerciale, organisations…) et le rapport entre la publicité et le contenu éditorial. Ce système de certification volontaire, basé sur un procédé d’évaluation élaboré par HON, permet aux éditeurs Web — si le site remplit les critères en vigueur — d’afficher le logo HONcode sur leur page d’accueil. Véritable standard international de l’information en ligne, le HONcode est déjà utilisé par près de 6 000 sites médicaux dans le monde.
Plus d’information sur : www.hon.ch

Les sites institutionnels de référence

- l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)  recense l’information relative aux médicaments, vaccins et produits cosmétiques. Un vaste choix d’enquêtes, de brochures, de fiches techniques et de communiqués sur les produits et techniques médicales est disponible sur ses pages ;
- le ministère de la Santé et des Sports offre une information généraliste sur la santé au quotidien. Son site propose les résultats d’études scientifiques, des alertes (H1N1, hépatites…) ainsi que des brochures sur des thèmes médicaux variés ;
- le site de l’Ordre national des pharmaciens est dédié à la pratique du métier (dossiers, informations administratives ou légales…) ;
- Legifrance, la vitrine officielle du droit et de la législation en France propose notamment un accès en ligne au Code de la santé publique ainsi qu’au Journal officiel (JO).

Témoignage de Nicolas Thiria,

du service documentation de l’OCP et auteur de la thèse «Apport, intérêt et gestion de l’information Internet au sein d’un centre de documentation pharmaceutique»

« Face à la croissance du nombre de sites médicaux grand public farfelus (comme ceux qui véhiculent des scénarios catastrophes autour de la grippe A), le pharmacien se doit de connaître et de décrypter l’information médicale en ligne. Il est une sorte de firewall pour ses clients surfeurs qui lui rapportent l’existence de “médicaments miraculeux” vendus en ligne. Face à la mode des médecines naturelles ou des molécules contrefaites, le pharmacien a pour mission d’être un repère dans la nébuleuse des sites de santé. Il doit transmettre à ses clients les consignes de recherche à suivre en les incitant systématiquement à vérifier l’auteur, l’éditeur et la source scientifique d’un site ! »

Mise à jour : octobre 2009.

Source : Pharmag n° 18.

Stage ou échange à l’étranger, de deux mois à une année… De nombreuses options s’ouvrent aux étudiants qui rêvent de nouveaux horizons. En Europe, le dispositif des crédits ECTS leur permet d’obtenir des équivalences pour valider leur expérience. Explications.

Cursus et crédits

« L’Europe des études » est véritablement formalisée, depuis dix ans, avec le programme Erasmus et le système de crédits ECTS (European Credit Transfer System). Ce dispositif de transfert et d’accumulation de crédits, transposé en France via la réforme LMD*, permet l’équivalence des diplômes entre les 27 pays membres. Grâce à lui, tout étudiant peut postuler dans une université européenne pour effectuer un stage ou une année d’études. «Un an d’études représente 60 crédits, soit environ 600 heures, sachant qu’un crédit ECTS peut correspondre à un volume de 8 à 12 heures », explique le Professeur Gilles Duverlie, doyen de la faculté de pharmacie d’Amiens.

Quand partir ?

En théorie, il est possible d’effectuer un stage ou une année à l’étranger à n’importe quelle étape de ses études. Si certains étudiants en pharmacie partent dès la 3e ou 4e année pour des stages en officine, la plupart tentent généralement l’expérience internationale en 5e année.
« À ce stade, nombre d’entre eux postulent dans des établissements anglais, espagnols ou allemands pour effectuer leur stage hospitalouniversitaire. La deuxième grande filière concerne l’industrie du médicament, qui offre des possibilités de stages dans les laboratoires internationaux », indique Gilles Duverlie. Enfin, d’autres cursus comme le master 2 – qui requièrent un stage professionnel ou de recherche de six mois – se prêtent également très bien aux expériences extranationales.

Bien se préparer

Chaque université entretient des partenariats avec certaines facultés et entreprises. Comment choisir ? Consultez le bureau des relations internationales. Il vous donnera les clés pour obtenir les équivalences de vos UV (en nombre de crédits ECTS) et les aides financières.
« Une année dans une université européenne coûte cher ! Commencez donc par frapper à la porte des organismes européens ou de votre conseil régional pour obtenir autant de bourses et de coups de pouce que possible », conseille Gilles Duverlie.
Le partage d’expérience est enfin un autre élément clé d’une bonne préparation : « Dans un premier temps, tout cela peut paraître compliqué… Discuter avec le responsable des échanges internationaux et d’autres étudiants m’a aidée à prendre une décision », confie Margaux Meyer, de retour de stage en Finlande.
* Licence, Master, Doctorat.

 

Mise à jour : octobre 2009.

Source : Pharmag n° 18.

Margaux Meyer, en 6e année à la faculté de pharmacie de Strasbourg,

de retour de stage à Helsinki, Finlande

« C’est en participant à la “journée de la mobilité” qu’organise tous les ans la faculté, que je me suis dit “pourquoi pas moi ?”. L’un des objectifs premiers étant d’améliorer mon anglais, indispensable en filière industrie, mon choix s’est porté sur les pays nordiques. J’ai été accueillie cet été pendant trois mois au sein du laboratoire de la division des technologies pharmaceutiques de la faculté de pharmacie d’Helsinki. Ce stage m’a permis de tirer le meilleur parti des connaissances et spécialités de chaque membre de l’équipe, et d’apprendre de nouvelles techniques de formulation et de dosage. J’ai aussi rencontré beaucoup d’autres étudiants (allemands, serbes, portugais…). Échanger nos points de vue a été très enrichissant. Je suis réellement enchantée par cette expérience ! »

 

Charlotte Duverlie, interne en biologie médicale, a effectué son stage de 5e année à Barcelone, Espagne

« Pour valider mon année de Master 2, j’ai choisi d’effectuer un stage au sein du laboratoire de l’hôpital Vall d’Hebron à Barcelone. Très réputé, cet établissement a l’avantage de combiner environnement international et recherches médicales pointues. L’organisation de mes journées était idéale : travail à l’hôpital le matin et cours d’espagnol à l’Université de Barcelone l’après-midi. Hormis quelques difficultés d’ordre pratique (trouver un logement à proximité de l’hôpital), cette expérience s’est révélée extrêmement positive. Mon stage est tout autant reconnu qu’une expérience en France, grâce au système d’équivalence ECTS, et j’ai pu recueillir, auprès de chercheurs de toutes nationalités, des informations précieuses pour enrichir ma future thèse. »

 

Camille Bonnet, en 5e année à la faculté de pharmacie de Strasbourg,

filière industrie-recherche. Il a passé une année Erasmus à Barcelone,

en Espagne

« En 3e année j’ai eu connaissance de partenariats existant entre ma fac et plusieurs universités européennes. Tenté par une 4e année à l’étranger, j’ai décidé de rencontrer le coordinateur des échanges Erasmus. D’emblée il m’a informé des possibilités et démarches à suivre. D’abord, décider de la destination. Par affinité avec la langue, mon choix s’est porté sur Barcelone. Ensuite, vérifier l’équivalence entre les cours ouverts par l’université d’accueil et ceux proposés par la fac. Une tâche ardue… j’ai dû pour cela traduire et faire valider tous les programmes de 4e année par les professeurs et responsables d’Unités d’enseignement ! Enfin, remplir les dossiers pour concrétiser la demande d’échange avec l’université choisie. La fac de Barcelone a été très réactive. Le bilan de mon expérience internationale ? J’ai pu perfectionner mon espagnol et amélioré ma capacité d’adaptation, mais rétrospectivement le plus enrichissant a été de m’ouvrir à une nouvelle culture. Deux bémols cependant : les formalités administratives sont parfois contraignantes et, les modalités d’enseignement et d’évaluation étant encore différentes d’un pays à l’autre, la charge de travail peut être très lourde. Le système gagnerait à être plus flexible ! »

 

Mise à jour : octobre 2009.

Source : Pharmag n° 18.

Vous êtes étudiant en 5e ou 6e année et vous réfléchissez à un cursus alternatif. Le master professionnel répartition pharmaceutique est fait pour vous. Créé à la demande des acteurs du secteur, il propose une formation variée et directement liée à l’univers de la distribution du médicament.

Profil type

Généralement, les étudiants candidats ont des intérêts variés, allant du commerce à la logistique, en passant par les achats ou encore la qualité. Quelques-uns d’entre eux viennent d’ailleurs d’universités d’économie ou même d’écoles de commerce. Le jury de la Chambre syndicale de répartition pharmaceutique (CSRP), qui sélectionne les dossiers, apprécie également les étudiants ayant déjà occupé des responsabilités dans la vie associative (associations sportives universitaires, BDE) ou mieux, ayant effectué un premier stage dans des entreprises du secteur.

Un cursus diversifié et personnalisé

Chaque promotion compte généralement une vingtaine d’étudiants. « La clé de ce master consiste en un coaching individuel, qui permet de préparer chacun à la réalité de son futur métier », précise Jacques Buxeraud, professeur des universités et coresponsable du master au côté de Catherine Fagnère, maître de conférence des universités. Un véritable tremplin vers la vie active. En effet, plus de 50 % des enseignants sont des cadres d’entreprises de la répartition, qui enseignent des disciplines relatives aux ressources humaines, à la finance ou au droit. Des visites dans les différentes sociétés sont également organisées tout au long du semestre afin de faciliter les rencontres et de favoriser l’affectation de stages.

Stage, métier, carrière !

L’encadrement privilégié du master répartition permet aux étudiants de se rapprocher des grossistes-répartiteurs qui sont susceptibles de les embaucher. Suite à un stage de trois à six mois, qui débute en mars après la fin des cours, la plupart des étudiants intègrent généralement des postes de cadre commercial, de chef de produit marketing ou de responsable clientèle laboratoire dans les structures où ils ont fait leurs premiers pas. Enfin, la progression professionnelle vers des postes de directeur d’établissement ou de directeur des ventes régional peut, elle aussi, être très rapide !

Peaufinez votre dossier

Pour intégrer le master, les étudiants qui vont valider leur 5e ou 6e année doivent d’abord remplir un dossier de candidature. «Une candidature que l’étudiant doit ensuite défendre à l’oral devant le jury de la CSRP avant de pouvoir rejoindre le campus de Limoges, qui dispense le master », explique Jacques Buxeraud. Il est conseillé de se préparer méthodiquement, car chaque année, seul un tiers des soixante dossiers reçus obtiennent une réponse favorable. Avis aux futurs candidats.

 

Pour en savoir plus :

- des renseignements sur la formation
- téléchargez le dossier de pré-inscription

Mise à jour : mai 2009.

Source : Pharmag n° 17.

François Claron, Responsable d’établissement à l’OCP de Brive


« Ce master a une dimension très professionnelle. Plus d’un tiers des cours sont d’ailleurs donnés par des cadres d’entreprises de la répartition. En 2005, j’ai passé mon diplôme de pharmacien d’officine tout en suivant le master de répartition. Après un stage de trois mois en officine et un autre stage de trois mois sur le site lyonnais de l’OCP, j’ai opté pour la répartition. Ce master s’adresse aux étudiants qui ont de l’initiative, un bon sens relationnel, des qualités importantes pour travailler dans la distribution pharmaceutique et apporter satisfaction à nos clients. C’est un univers spécifique de la pharmacie qui ouvre également des perspectives d’évolution, avec des carrières très variées.»


Hakima Belmezioud, stagiaire au service Trading du siège social de l’OCP


« Sortir des sentiers battus ! »
« Je suis actuellement en stage au service Trading de l’OCP à Paris après avoir achevé la partie théorique de mon master à l’UFR de pharmacie de Limoges. Entre octobre et février, j’ai particulièrement apprécié la diversité des thèmes abordés qui allait du marketing à la communication en passant par le droit et la gestion. En fait, suite à mon expérience associative j’ai voulu m’orienter vers la répartition dès ma 4e année d’études. Ce master m’a fait découvrir l’éventail des métiers de la répartition et m’a permis d’échanger avec divers acteurs de la profession. Je crois que ce master permet vraiment de sortir des sentiers battus de la pharmacie. »


Damien Lebrun, pharmacien cadre commercial à l’OCP Paris


« Une plongée dans l’univers professionnel »
« Chaque étudiant qui souhaite intégrer ce master doit faire preuve de combativité car il y a d’abord un dossier à déposer puis un grand oral d’admission devant un jury à la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique. Personnellement, je conserve le souvenir d’une formation où nous avons été immédiatement plongés dans l’univers professionnel. Pendant la partie théorique du master, j’ai pu rencontrer de nombreux responsables de la répartition et nouer des relations avec l’OCP qui m’a ensuite proposé un stage à Paris. Un stage qui, comme pour la plupart des étudiants, a débouché sur une embauche dans cette entreprise. »

Mise à jour : mai 2009.


Source : Pharmag n° 17.

La thèse est l’examen qui offre à l’étudiant ses galons de pharmacien. Épreuve décisive de fin d’études, elle ne doit jamais être reportée ou oubliée, car elle permet d’entrer sereinement dans le monde professionnel. Elle reste enfin un exercice solennel dont il faut soigner chaque chapitre.

Le sésame du pharmacien

Véritable sacre de l’étudiant, la thèse est l’aboutissement naturel du cursus universitaire. Quels que soient le sujet ou le secteur, la thèse constitue en effet un moment unique où l’étudiant apporte sa pierre à l’édifice de sa discipline. Pourtant, certains jugent parfois cette étape fastidieuse et préfèrent la reporter, ou pire, ne jamais la soutenir. Une regrettable erreur lorsqu’on sait que la thèse est le seul sésame pour accéder à la qualité de pharmacien, et en particulier de pharmacien responsable ou délégué. La thèse de fin d’études constitue donc un passage incontournable pour tout étudiant qui souhaite entrer sereinement dans la vie professionnelle.

Trouver le sujet

L’intérêt des études pharmaceutiques réside dans leur pluridisciplinarité. Générale ment, les étudiants commencent à planifier leur thèse à partir de la 5e année, au moment de leur stage hospitalo-universitaire dans les services cliniques ou en laboratoire de biologie. « Ils choisissent souvent des thèmes de recherche relatifs à ces domaines d’activité ainsi que les directeurs de thèse qu’ils rencontrent à cette période. Le stage est un exercice concret de préparation au métier de pharmacien qui conduit les étudiants à découvrir de nouvelles problématiques, confirme Sylvette Huichard, professeur de droit et de gestion pharmaceutiques à l’université de Bourgogne. Les étudiants ne doivent toutefois pas oublier qu’il est judicieux de sélectionner un sujet en relation avec le secteur vers lequel ils se dirigent.»

Le bon timing

Toutes les thèses ne se ressemblent pas. Celles des étudiants qui se destinent à la recherche sont souvent plus longues que celles des futurs pharmaciens d’officine ou du secteur industriel. La thèse demeure un travail de longue haleine pour lequel une année, voire une année et demie, sera nécessaire. Le meilleur moment se situant plutôt entre la 5e et la 6e année d’étude. « La réalisation de la thèse est une tâche intermittente. Les étudiants doivent s’attendre à passer par différents cycles, où ils alterneront investigation scientifique et synthèse de leurs recherches », souligne Sylvette Huichard, qui rappelle également que la thèse doit être déposée, au minimum, un mois avant sa soutenance devant un jury.

Soigner le fond et la forme

Il n’est jamais inutile de rappeler que la thèse se compose d’un mémoire écrit qu’il faudra défendre face à un jury. Sylvette Huichard précise : « Outre les résultats de recherches, qui sont globalement de très bonne qualité, je ne rappellerai jamais assez aux thésards l’importance de la forme. N’hésitez donc pas à faire un effort de présentation du document, en veillant notamment à l’orthographe et au style général. » Pour l’oral, même combat. Un vieux dicton rappelle que « ce qui se pense clairement, s’énonce distinctement ». N’hésitez donc pas à répéter votre plaidoirie face à des camarades ou des amis qui identifieront vos tics et autres fautes de langage. Il serait en effet dommage qu’un exposé confus ternisse votre chef-d’œuvre…

 

Mise à jour : février 2009.

Source : Pharmag n° 16.

Jean-Louis Gonfrier, Directeur des Ressources Humaines à l’OCP

 

Que représente la thèse pour un étudiant en pharmacie ?
« La thèse est l’aboutissement de son cursus universitaire. Elle sanctionne la fin des études et l’entrée du jeune pharmacien dans la vie active. En soutenant sa thèse, un étudiant acquiert – après six mois d’exercice professionnel – son titre de pharmacien délégué. Il est alors inscrit à l’Ordre et peut se prévaloir de sa qualité de pharmacien auprès de n’importe quel employeur.»

Peut-on exercer sans sa thèse ?
« Non, un étudiant en pharmacie qui entre dans le monde du travail sans passer sa thèse ne sera jamais considéré comme un pharmacien. Dans l’industrie comme en officine, il peut exercer, mais en aucun cas assumer les responsabilités de pharmacien délégué. Il s’agit donc d’un mauvais calcul, car l’étudiant se ferme des portes et hypothèque sa carrière. »

Est-il toujours possible de la passer plus tard dans sa vie ?
« En théorie oui, mais en pratique, il n’est jamais bon de la remettre au lendemain. Une fois dans le monde du travail, l’ancien étudiant aura de moins en moins de temps à consacrer à un travail de recherche d’environ un an. Sa thèse restera alors probablement un “projet de papier” ! »

Olivier Eloy, pharmacien adjoint à la pharmacie du Soleil (Paris Xe)

 

« Ma thèse m'a donné une méthodologie utile à la vie professionnelle »
« Après deux ans et demi de préparation, j'ai soutenu ma thèse en janvier 2008. J'avais choisi mon sujet - l'utilisation des produits morphiniques - lors de mon stage hospitalo-universitaire à l'hôpital de Saint-Cloud. Cette thèse était une étape qui me tenait à cœur, car je souhaitais faire avancer les choses dans le domaine de la douleur. Aujourd'hui, mes recherches m'aident auprès de certains patients. La thèse offre une méthodologie très utile à la vie professionnelle, y compris en officine... »

Séverine Marblé, étudiante en 5e année de pharmacie à l'université Paris-Descartes

 

« Je me donne un an pour boucler ma thèse »
« Je suis en 5e année de pharmacie et je profite de mon stage hospitalo-universitaire pour sélectionner des sujets potentiels de thèse. Je suis intéressée par les thématiques autour du VIH, mais j'examine aussi des sujets relatifs à la répartition, secteur vers lequel je me dirige. En tout, je me donne un an et demi pour traiter mon sujet et soutenir ma thèse. Il s'agit d'un cap que je veux passer pour achever mon cursus universitaire. »

 

Mise à jour : février 2009.

Source : Pharmag n° 16.

Le concours de l’internat constitue un cap essentiel du cursus de l’étudiant en pharmacie. Désormais organisé en mai, il répond à des formalités et des épreuves qu’il est important de bien connaître pour mettre toutes les chances de son côté.

S’inscrire

Le concours annuel de l’internat en pharmacie est ouvert aux étudiants en pharmacie ayant validé leur quatrième année d’études durant les trois dernières années. Un candidat peut tenter l’internat deux fois mais, en cas d’absence aux épreuves, sa candidature n’est pas comptabilisée. En 2009, l’agenda de l’internat de pharmacie s’aligne sur les autres internats, en étant pour la première fois organisé en mai (au lieu de septembre auparavant). L’internat regroupe deux concours – celui de la zone nord et celui de la zone sud – organisés successivement à Paris et Rungis (les 12 et 13 mai 2009 pour le Nord et les 19 et 20 mai 2009 pour le Sud). Il est possible – et fortement recommandé – de se présenter aux deux sessions.

Formalités obligatoires

Il est conseillé aux étudiants de retirer leur formulaire d’inscription cinq mois avant le concours dans leur université ou sur le site du Centre national des concours d’internat (CNCI). L’étudiant doit remplir et faire valider ce formulaire par son université avant de l’envoyer par lettre recommandée avec accusé de réception au CNCI. Concernant les vœux, l’étudiant doit les déposer auprès de sa Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS).

Trois épreuves

Le concours de l’internat compte trois épreuves écrites. La première est un QCM de 1h 30 de connaissances générales (noté sur 120 points). La deuxième épreuve (cotée sur 200 points) dure 2 heures et se compose de quatre à six exercices d’application (chimie organique, chimie analytique, statistiques…). La troisième épreuve (cotée sur 300 points) propose quatre à six dossiers thérapeutiques à résoudre en 3 heures (bactériologie, VIH, toxicologie, valeurs biologiques…).

Des vœux soumis aux résultats

Les résultats du concours sont publiés mi-juin. Plus le classement est bon, plus l’étudiant a de chance d’exaucer ses vœux d’affectation géographique parmi les quatre disciplines de l’internat (biologie médicale, pharmacie hospitalière et des collectivités, pharmacie industrielle et biomédicale, pharmacie spécialisée). Le numerus clausus autorise chaque année près de 400 étudiants à intégrer l’internat, 200 au Nord et 200 au Sud. Les 100 premiers, toutes zones confondues, bénéficient généralement du meilleur choix de filière et d’affectation régionale.

Témoignage de Raphaël Bérenger, Président de la Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie (FNSIP)

« Je pense que les fiches constituent le meilleur outil de révision pour préparer le concours de l’internat. En les rédigeant, un étudiant s’habitue aux mots-clés qu’il devra ensuite utiliser dans les deux épreuves écrites du concours. En effet, les jurys corrigent en fonction d’une grille d’éléments qui doivent apparaître sur la copie.
Il existe également dans plusieurs villes des mini-conférences hebdomadaires organisées par des internes en pharmacies qui se proposent d’évaluer les étudiants sur divers sujets. Il s’agit de réunions pour tester ses connaissances dans la perspective du concours. Les internes préparent des QCM ou des exercices pratiques qu’ils soumettent aux étudiants dans des conditions similaires à celles des examens. Pour le concours lui-même, j’ai coutume de dire qu’il faut tenter de prendre des points sur ses matières de prédilection et de ne pas trop en perdre sur les matières que l’on redoute. Ce sont généralement les exercices écrits qui sont les plus périlleux car il faut calibrer ses réponses.
Enfin, il est essentiel de considérer le temps des épreuves car entre la 1re et la 4e année de pharmacie, les écrits durent généralement entre 1 h et 1 h 30. Au concours de l’Internat, deux des trois épreuves vont de 2 h à 3 h. Les étudiants doivent donc se familiariser en amont avec ces nouveaux délais afin de bien gérer leur temps sur les quatre à cinq exercices ».

Pour aller plus loin :

- www.cnci.univ-paris5.fr
- Unité Concours - C.N.G.
Centre national de Gestion
Immeuble Le Ponant
21 rue Leblanc, 75377 Paris cedex 15
concours.internat@sante.gouv.fr
- Un Forum pour échanger sur le sujet
N’hésitez pas à surfer sur le forum du site www.remede.org.
Le concours de l’internat fait l’objet de nombreux échanges entre étudiants en pharmacie.
Pour s’y rendre http://forums.remede.org/
- Rémunération :
L’interne a droit à une rémunération :
Interne de 1re année = 15 829,14 €
Interne de 2e année = 17 524,37 €
Interne de 3e et 4e année = 24 308,85 €

 

Mise à jour : octobre 2008.

Source : Pharmag n° 15.

La consommation croissante de substances chimiques chez les sportifs, mais aussi dans la population générale, incite les professionnels de santé et du sport à combattre ensemble le dopage. Grâce à une formation multidisciplinaire, le DU dopage offre au pharmacien les moyens d’intervenir dans sa prévention et sa prise en charge.

Le pharmacien, acteur clé dans la lutte antidopage

En tant que dispensateur de substances dopantes, le pharmacien joue un rôle capital. En officine ou à l’hôpital, il constitue un relais d’information et de conseil pour les sportifs de tous niveaux et leur entourage. Il peut également intervenir dans la prévention et le dépistage de produits dopants.

Le programme

Le DU transmet des connaissances pluridisciplinaires dans le domaine du dopage et des conduites à risques dans le milieu sportif. Il permet également d’assimiler la méthodologie dans la prévention et la prise en charge du sportif dopé. Les thèmes abordés sont nombreux:

  • historique du dopage, des produits dopants et des toxicomanies;
  • définition, réglementation, épidémiologie;
  • pharmacologie et pharmacocinétique;
  • dépistage, détection et dosages;
  • produits et effets;
  • prévention, approche clinique et prise en charge du dopage et de la toxicomanie; • psychologie, sociologie et éthique;
  • géopolitique et aspects financiers;
  • aspects légaux: rôle des médecins, des inspecteurs Jeunesse et Sports, des douanes, de la répression des fraudes, de la police, de la gendarmerie et de la justice.

En pratique

Accessible aux médecins, pharmaciens, vétérinaires, diplômés ou étudiants inscrits en 3e cycle, ce DU se déroule sur un an (environ 100 heures), avec au final des épreuves écrites et orales de contrôle des connaissances et la soutenance d’un mémoire ou rapport de stage.

Où se former?

Le DU de Montpellier, organisé sous le parrainage de la direction régionale et départementale de la Jeunesse et des Sports et avec le CREPS*, implique des responsables de différentes disciplines : pharmaciens, médecins et entraîneurs sportifs. Le DIU de Paris VI/Angers est destiné à former des professionnels de la lutte contre la toxicomanie et le dopage. Enfin, l’université de Lille, en collaboration avec celles de Strasbourg, Grenoble et Marseille, propose un DIU de toxicologie et biologie médico-légales comportant des modules spécifiques sur le dopage et la soumission chimique.

* Centre régional d’éducation populaire et sportive.

 

Autres universités proposant la formation

DU Dopage - Montpellier I :

Professeur M. Audran - Laboratoire de Biophysique, Faculté de pharmacie
audran@univ-montp1.fr
http://du.dopage.free.fr/index.htm

DIU Dopage et Toxicomanie – Paris VI/ Angers :

Pr. Jean-Louis Saumet - Laboratoire de Physiologie, Faculté Médecine
jean-louis.saumet@univ-angers.fr

DIU Toxicologie et Biologie Médico-Légales – Lille 2 :

Pr. Gosset - Institut de Médecine Légale, Faculté Médecine
Tél : 03 20 62 35 01
www.dopage.com

 

Témoignages

Marc Kluszczynski, pharmacien titulaire à Guillestre (05)

« Le DU dopage, délivré par des professeurs de qualité, m’a permis de prendre conscience que le dopage, dans la société actuelle, ne se limite plus aux sportifs professionnels. Il touche également les amateurs et les non-sportifs dès le plus jeune âge. En tant que pharmacien éducateur de santé, je participe à la lutte antidopage à l’officine, mais aussi à l’extérieur en organisant des actions de prévention en milieu scolaire et des conférences sur le dopage. »

Dr G. Peres, Service Physiologie du sport, co-directeur du DIU Dopage Paris

« Chaque année, sur environ 20 participants, nous avons 1 ou 2 pharmaciens (à la base intéressés par le sport et la nutrition). Hospitaliers civils ou militaires ou encore officinaux, ils souhaitent pouvoir répondre aux questions de leurs clients sportifs, et ainsi s’inscrire dans la démarche de lutte anti-dopage. A l’issue de ce DU, l’un de nos diplômés a eu un poste dans une administration d’État, les autres ont acquis des connaissances leur permettant d’apporter des conseils d’excellente qualité. »

Dr Olivier Coste, Pôle Santé « jeunesse et sport », organisateur du DU Dopage Montpellier

« Le DU propose une approche pluridisciplinaire des problèmes de dopage. L’objectif est de comprendre les conduites dopantes et de s’engager dans la prévention du dopage qui touche les sportifs de tous niveaux et tout âge, même en milieu scolaire, comme le démontrent les enquêtes épidémiologiques récentes. Les pharmaciens qui l’ont suivi sont attentifs à ce phénomène. Ils deviennent des acteurs dans la prévention au sein de leur officine et bien au-delà. »

 

Mise à jour : mai 2008.

Source : Pharmag n° 14.

La formation qui permet d’obtenir le diplôme universitaire d’orthopédie est essentielle pour les pharmaciens qui sont amenés, au sein de l’officine, à délivrer du petit appareillage orthopédique, appelé « orthèse ». Elle leur apporte les compétences nécessaires pour conseiller et informer le patient sur l’article dont il a besoin et procéder à son application.

Depuis le décret du 10 août 2005 et à titre dérogatoire jusqu’à la mise en place du diplôme d’État de prothésiste- orthésiste (prévue en principe en 2009), le pharmacien doit être titulaire du DU d’orthopédie pour pouvoir délivrer des orthèses et des prothèses à l’officine. Après 2009, il faudra obligatoirement être titulaire du diplôme d’État de prothésisteorthésiste, obtenu après trois ans de formation, pour pouvoir exercer ce nouveau métier. La dérogation sera-t-elle maintenue pour les pharmaciens titulaires du DU d’orthopédie? Selon Jean-Jacques Bléas, ancien Président de l’association des DU d’orthopédie: « Rien n’est moins sûr et la spécialité risque, à terme, de perdre sa place à l’officine, comme ce fut le cas pour l’optique il y a trente ans. » Pour limiter ce risque et pour être compétitifs vis-à-vis des non-pharmaciens qui deviendront ortho-prothésistes, il conseille aux pharmaciens titulaires de passer le DU d’orthopédie, puis de se faire enregistrer à la Direction des affaires sanitaires et sociales (DASS) sur la liste ADELI* de leur département. Cette démarche leur permet d’exercer en tant que pharmacien ortho-prothésiste et de délivrer des produits qui peuvent être pris en charge par les assurances maladie. À noter que pour pouvoir exercer, le pharmacien doit également avoir passé sa thèse.

Les DU en question

Le DU a pour but d’apporter aux pharmaciens une compétence dans l’emploi et la mise en œuvre du petit appareillage orthopédique. Il permet de délivrer et d’appliquer au patient des orthèses et prothèses adaptées à ses besoins, par la compréhension de leur mécanisme d’action dans les différentes pathologies orthopédiques.

Les conditions d’admission

Seuls les pharmaciens titulaires ou les étudiants ayant validé leur 6e année (UE + stage) peuvent s’inscrire. Pour les étudiants, les unités de valeur optionnelles d’orthopédie suivies en 5e ou 6e année ne peuvent plus remplacer le DU.

Le programme

Depuis plusieurs années, l’association des DU d’orthopédie a mis en place un programme commun à toutes les facultés. Il comprend 130-150 heures d’enseignement, dont la moitié est dispensée sous forme de travaux dirigés et de travaux pratiques. Le DU est obtenu après validation des parties théorique et pratique de l’enseignement.

* ADELI signifie Automatisation DEs LIstes.

 

Pour aller plus loin

L’enseignement théorique aborde :

  • des rappels d’anatomie (articulations, appareil locomoteur, appareil circulatoire des membres inférieurs et de l’abdomen…);
  • les pathologies traumatiques et orthopédiques;
  • la législation.

L’enseignement pratique est basé sur l’étude:

  • des matériaux et leur reconnaissance;
  • de l’appareillage des diverses articulations, de la paroi abdominale, du rachis, du pied, des brûlés, des opérées du sein…

Le petit appareillage
Le petit appareillage ou appareillage léger, dénommé « orthèses », correspond aux articles suivants : bandages herniaires, orthèses plantaires, coques talonnières, orthèses élastiques de contention des membres, ceintures médico-chirurgicales et corsets orthopédiques en tissu armée, colliers cervicaux, appareils divers de correction orthopédique, chaussures thérapeutiques de série, chaussures de série non thérapeutiques destinées à recevoir des appareils de marche, vêtements compressifs sur mesure pour grands brûlés.

 

Témoignage de Jérôme Jouve, pharmacien adjoint à Marseille (thésé depuis décembre 2005)

« J'ai réalisé l'importance du rôle du pharmacien en orthopédie en travaillant dans une station de sport d'hiver ! Aujourd'hui, j'exerce à Marseille où j'ai suivi le DU d'orthopédie. Cette formation m'a permis d'améliorer mon rôle de conseil auprès des patients. Ce qui me semble important, c'est d'aborder ce DU en ayant déjà été confronté à des cas pathologiques au comptoir. L'enseignement théorique est plus profitable si l'étudiant qui arrive en cours, a déjà évalué les besoins d'une personne qui vient de se fouler la cheville. Souvent les prescriptions médicales se limitent aux termes "genouillères", ce qui est assez succin pour une articulation qui peut présenter de très nombreuses pathologies. Le rôle du pharmacien est donc très important. »

 

Mise à jour : février 2008.

Source : Pharmag n° 13.

Outils d’évaluation des compétences en anglais, le TOEFL® (Test of English as a Foreign Language) et le TOEIC® (Test of English for International Communication) constituent de véritables atouts complémentaires à votre formation de pharmacien.

 

TOEFL®

What is it?

Le TOEFL® évalue les aptitudes des candidats non anglophones à parler et à comprendre l’anglais, tel qu’il est parlé, écrit et pratiqué dans l’enseignement secondaire et supérieur. Norme internationalement reconnue, le test est exigé par plus de 5 000 établissements d’enseignement secondaire et supérieur dans le monde entier. Les scores du TOEFL® sont valides pour une période de deux ans.

Course of the test?

Le nouveau TOEFL®, appelé iBT (Internet Based Test), mis en place en 2005, se déroule directement sur Internet dans des centres sécurisés. L’épreuve dure un peu plus de 4 heures, découpée en 4 sections: listening, speaking, reading et writing. Le listening évalue votre compréhension de l’anglais, tel qu’on le parle en Amérique du Nord. La section speaking mesure l’aptitude à s’exprimer en anglais. Il faut exposer son opinion sur un sujet donné ou commenter un texte lu ou écouté. La section reading évalue l’aptitude à comprendre des textes non techniques. Enfin, la section writing apprécie les capacités à écrire un texte en anglais sur un sujet précis.

Score ?

Les résultats sont formulés sur une échelle allant de 0 à 120 points.

Price?

Le coût moyen est de 105 €.

 

TOEIC®

What is it?

Créé en 1979 par ETS, le TOEIC® est le test d’anglais professionnel le plus utilisé au monde. Il évalue la pratique de l’anglais dans un contexte professionnel et atteste de votre capacité à travailler dans un environnement international. Le résultat du TOEIC® est valable pour une période indéfinie.

Course of the test?

D’une durée de deux heures et demie, le TOEIC® se base sur des situations professionnelles réelles dans un environnement international (réunions, conversations téléphoniques, etc.). Il comprend 200 questions à choix multiples réparties en deux sections : compréhension orale et compréhension écrite. Les sessions peuvent se dérouler à la demande. Les candidats ont la possibilité de le passer en interne (sur leur lieu de travail, de formation ou d’études), ou en sessions ouvertes à tous (dans des centres de formation habilités), ou bien encore dans les bureaux des représentants TOEIC®.

Score?

Chaque candidat obtient une appréciation distincte de sa compréhension orale et de sa compréhension écrite, avec un score de 5 à 495 points pour chacune. Le score total se situe entre 10 et 990 points. Il est conseillé de repasser le test TOEIC® tous les deux ans.

Price?

Le coût moyen est de 70€.

 

Pour en savoir plus

www.toefl.org
www.toeic.eu

 

Mise à jour : octobre 2007.

Source : Pharmag n° 12.

Les inscriptions


Elles se font sur le site www.ets.org. Vous pouvez aussi vous inscrire par courrier, téléphone ou fax auprès de:
Thomson Prometric
PTC Registrations Europe
P.O. Box 2024
8203 AA Lelystad
Pays-Bas
Tel: (00 31) 320 239 540 - Fax: (00 31) 320 239 541


Vous pouvez vous entraîner gratuitement :


- au TOEFL® iBT sur les sites :
www.toeflibtcourse.com
www.testden.com
www.Kaplan.com
- au TOEFL® ou TOEIC® sur www.mba-center.net


Des ouvrages pour vous aider :


Total preparation for the new TOEFL iBT - Hubert Silly (Studyrama - 2006)
Total preparation for the new TOEIC - Hubert Silly (Studyrama - 2004)
 


Des astuces pour bien se préparer au test TOEIC® :


- Ecouter de la musique : elle vous aide à comprendre le rythme et les intonations de la langue orale.
- Pratiquer la langue : obligez-vous à pratiquer l'anglais tous les jours pendant une demi-heure avec une autre personne. Si vous ne pouvez le faire de vive voix, envoyez régulièrement des e-mails.
- Lire : la lecture est le meilleur moyen d'élargir votre vocabulaire. Lisez des journaux, des magazines, des sites Web, des romans... Choisissez une lecture qui vous intéresse vraiment et qui ne soit pas trop difficile.
- Ecrire : tenez à jour un journal où vous pourrez vous entraïner à utiliser de nouveaux mots et de nouvelles expressions.
- Ecouter la radio et regarder la télévision : vous pourrez ainsi vous familiariser avec les différentes formes de langage.
- S'inscrire à un cours d'anglais : si vous débutez dans l'apprentissage de l'anglais et que vous désirez améliorer vos compétences, vous pouvez suivre des cours de langue anglaise.


Chiffres clés*


- Plus de 4,5 millions de personnes passent le test TOEIC® chaque année.
- Plus de 5 235 sociétés internationales à travers le monde utilisent ce test comme outil de certification.
- Plus de 2 000 sociétés et grands groupes internationaux européens l'utilisent.
* Source : ETS.

Mise à jour : octobre 2007.


Source : Pharmag n° 12.

Philippe Kauffmann, en 6e année de pharmacie, master professionnel répartition pharmaceutique, à la faculté de Limoges. Score au TOEIC®: 920/990

« En recherche et en industrie, l’anglais devient nécessaire. Beaucoup de publications scientifiques ou de colloques se déroulent dans cette langue. Avant de passer le test, il est indispensable de se préparer. J’avais déjà un bon niveau d’anglais, mais les épreuves de l’examen sont assez particulières. L’exercice de compréhension orale nécessite une attention soutenue pour 100 questions. Je recommande vivement de s’exercer pour ne pas être surpris le jour J.
Mettre sur mon CV mon score au TOEIC® permet de donner mon niveau d'anglais de manière plus objective que le simple lu, écrit, parlé ou courant. Avant de passer le test, il est indispensable de se préparer. J'avais déjà un bon niveau d'anglais, mais les épreuves de l'examen sont assez particulières. L'exercice de compréhension orale nécessite une attention soutenue pour 100 questions. Je recommande vivement de s'exercer pour ne pas être surpris le jour J. Comme j'ai pour habitude de lire en anglais et de correspondre régulièrement avec des amis étrangers, cela m'a aidé.»»

Hélène Lanore, 6e année de pharmacie - Master professionnel de répartition pharmaceutique à la faculté de Limoges. Score au TOEIC®: 820/990.

« Dans le dossier de candidature pour le master de répartition, la maïtrise de l'anglais est demandée. Je me suis dit que la meilleure façon d'évaluer mon niveau était de passer le TOEIC®. Je n'ai préparé l'examen que quelques jours avant et je le regrette. Je reconnais que mon score aurait pu être meilleur si j'avais su comment m'exercer. Les épreuves sont bien spécifiques, il est important de s'entraîner bien en amont avec des livres et sur des sites Web dédiés à cela. Aujourd'hui, de plus en plus de métiers de la pharmacie (notamment l'industrie et la répartition) imposent de bien savoir parler l'anglais. Pour travailler à l'échelle européenne, c'est un bagage indispensable ! »

Anne-Sophie Brodin, 6e année de pharmacie, filière industrie, à la faculté de Caen. Score au TOEIC®: 750/990.

« En 5e année d'industrie, la faculté nous inscrit d'office au TOEIC®. Elle prend en charge notre formation et met à disposition le laboratoire de langues. Durant les mois qui ont précédé l'examen, j'ai ainsi pu travailler régulièrement grâce aux programmes informatiques. L'oral du TOEIC® est une épreuve difficile, il faut s'y préparer. Les séjours linguistiques sont pour cela d'une grande aide. Je conseille également de passer un TOEIC® blanc afin de déterminer en priorité les points à améliorer. »

 

Mise à jour : octobre 2007.

Source : Pharmag n° 12.

Les examens représentent l’une des périodes les plus difficiles de l’année. Si chacun a sa technique pour passer ce cap difficile, il existe quelques bonnes pratiques qui ont fait leurs preuves pour éviter l’angoisse ou la fatigue pendant les révisions. Voici quelques conseils pour arriver en confiance aux épreuves.

Travailler efficacement

Pour réussir, n’hésitez pas à travailler régulièrement. La plupart des étudiants qui passent leurs examens s’astreignent ainsi à un travail quotidien, notamment à la bibliothèque universitaire. On y trouve en effet toutes les sources pour affiner ses fiches de résumé de cours, le tout dans une ambiance calme et studieuse. Selon vos affinités, alternez aussi les révisions solitaires et en groupe, très efficaces pour s’évaluer les uns les autres.

Tester ses connaissances

La mémoire est un « muscle » comme un autre. Ne perdez jamais une occasion de l’entraîner, en refaisant par exemple des exercices de TP. Ne privilégiez pas non plus certaines matières au bénéfice d’autres. Dans tous les examens, miser sur certains sujets plutôt que sur d’autres augmente votre risque d’échec. Enfin, de nombreux instituts proposent également des préparations parallèles pendant l’année universitaire; il s’agit d’un moyen efficace pour réviser la globalité de votre programme. Par ailleurs, ces prestations ont tendance à être de moins en moins onéreuses.

Trouver son rythme

Inutile d’essayer de travailler 20 heures sur 24, même en période d’examen, c’est le meilleur moyen d’exploser (burn out!). La bonne solution reste un planning de révisions équilibré et adapté à son profil, alternant phases de concentration et détente. Attention également à l’usage des stimulants, certains d’entre eux ont, selon les individus, des effets contraires à ceux attendus comme la panique ou le célèbre « trou noir » ! (Lire aussi notre encadré avec le témoignage du docteur Lapeyre.)

Conserver une vie sociale

Pendant les phases de révisions, les étudiants ont parfois tendance à se cloîtrer pour consacrer 100 % de leur temps à leurs examens. C’est une attitude compréhensible, mais il est très important de conserver un lien avec le reste du monde. Outre le sport et les loisirs, il faut continuer à voir ses amis ou sa famille pour rester en phase avec la réalité. S’adresser par ailleurs à des étudiants qui ont déjà passé les examens que vous préparez peut également être un bon moyen de mettre ces épreuves en perspective.

 

Mise à jour : mai 2007.

Source : Pharmag n° 11.

Christophe Dervin, étudiant en 3e année de pharmacie à Caen.

« Ma méthode, ce sont les fiches de résumé de cours. Je crois aussi qu’il faut réviser régulièrement et accélérer un peu le rythme en période d’examens. Je peux passer alors entre 8 heures et 10 heures par jour sur mes cours, surtout à la bibliothèque universitaire… En marge des révisions, le sport et les loisirs sont importants pour se détendre. Pour le reste, je ne prends rien, si ce n’est un peu plus de café que d’habitude pour tenir le coup. »

 

Marie Alix, étudiante en 5e année de pharmacie à Strasbourg.

« Avant les examens, je prends soin de dormir, de manger correctement et de bouger. Je révise différemment selon la difficulté des matières. J’apprends mes cours plutôt l’après-midi et le soir car je les enregistre mieux. J’ai essayé les gélules de caféine pour réviser plus longtemps mais cela m’a stressée plus qu’autre chose. En revanche, je conseille certaines vitamines comme la B1 ou des multivitamines pour se remettre d’aplomb. »

 

Alexandra Leclercq, étudiante en 4e année de pharmacie à Bordeaux

« Pour les révisons, je fais généralement une cure de vitamines et je travaille en moyenne huit heures par jour à la BU car c’est un endroit calme où je peux me concentrer. La veille des examens, je révise surtout mes fiches mais je ne relis jamais rien le matin de l’épreuve car cela m’embrouille… Il m’arrive aussi de prendre des comprimés de caféine ou des ampoules à base de plantes pour garder la forme ! ».

 

Antoine Herlemont, étudiant en 2e année de pharmacie à Lille

« J’ai une expérience assez rude des examens car j’ai passé trois fois le concours de 1re année ! Toutefois, cela m’a permis de comprendre l’importance des fiches et du travail régulier. Désormais, j’essaye de passer environ dix heures par jour sur mes matières, en incluant les cours normaux… Cette année, j’intensifie mes révisions dans les mois précédents les examens en refaisant des exercices. Pour me détendre, je fais de la course à pieds une fois par semaine, ça permet d’évacuer le stress... »

 

Dr Maryse Lapeyre, « Certains étudiants utilisent des substances dangereuses. »

Pharmacologue au Centre d’évaluation et d’information des pharmacodépendances de l’université de Toulouse, le docteur Lapeyre a réalisé en 2004 une étude sur les comportements des étudiants de différentes filières à la veille des examens. Une enquête qui révèle qu’un nombre croissant d’entre eux se livre à une forme de dopage. « Dans les semaines précédant les examens, 9,5 % des étudiants prennent des médicaments psychotropes. » Il s’agit ici d’anxiolytiques, d’hypnotiques, de sédatifs et de stimulants de la vigilance. Une consommation destinée, selon les 500 étudiants interrogés, « à atténuer le stress, à rester éveillé ou à dormir. Notre étude révèle aussi qu’un étudiant sur quatre consomme du cannabis, que 3 % d’entre eux prennent de la cocaïne, alors que près de 2 % se tournent vers les amphétamines! » Le docteur Lapeyre rappelle que vaincre le stress passe d’abord par une hygiène de vie régulière et met en garde ceux qui ont recours aux substances psychotropes dans le cadre d’une consommation chronique.

Mise à jour : mai 2007.

Source : Pharmag n° 11.

Université de Lille 2 - Droit et Santé

 

Un master pour étudier les intoxications, tant du point de vue de leur origine et de leur épidémiologie que de celui de leurs mécanismes d’action, de leurs effets cliniques et environnementaux, et de leur traitement.

Objectifs

Former des pharmaciens, des médecins, des vétérinaires, des ingénieurs et des titulaires de licences de facultés de sciences pour leur donner une compétence dans différents domaines de la toxicologie:
- la pratique de l’analyse de xénobiotiques pour un bilan de pollution et l’étude de modes d’action ;
- l’évaluation des effets en milieux naturels et professionnels;
- la mise en place de structures de contrôle et d’évaluation de la dangerosité;
- l’évaluation du risque pour l’homme et l’environnement.

Conditions d’admission

- Le nombre d’étudiants est fixé à 25 (effectif moyen).
- Les étudiants en pharmacie peuvent accéder à la 1re année du master après avoir validé leur 3e année d’études, ou directement à la 2e année s’ils sont titulaires de leur 5e année.
- L’admission s’effectue après examen du dossier du candidat, en particulier de son projet professionnel, et après entretien avec le comité pédagogique.
- La connaissance d’une langue vivante étrangère est indispensable.
- Ce master est ouvert à la formation initiale et à la formation continue.

Programme

 - La formation débute par un enseignement général (épidémiologie, hommes et xénobiotiques…) suivi au 2e semestre d’un enseignement complémentaire (le devenir des xénobiotiques dans l’organisme, les risques toxiques et biologiques…) avec un stage de deux mois minimum. Au 3e semestre, l’enseignement est spécialisé (monographies des principaux toxiques, impacts sur l’environnement, évaluation du degré de danger pour l’homme…).
- Un stage de six mois clôture le programme de la formation.

De nombreux débouchés

- Analyses et expertises toxicologiques, INERIS.
- Services de contrôle des pollutions atmosphériques et hydriques.
- Médecine du travail, DRASS.
- Traitement des eaux, des déchets.
- Élaboration de dossiers produits chimiques ou phytosanitaires.

 

Pour en savoir plus

Michel Imbenotte
Département Toxicologie – Santé publique – Environnement
Faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques
3, rue du Professeur Laguesse – BP 83 – 59006 Lille Cedex
Tél. : 03 20 96 49 17
e-mail : michel.imbenotte@univ-lille2.fr
Site Web : www.pharmacie.univ-lille2.fr
Secrétariat : brigitte.skrobos@univ-lille2.fr

 

Témoignage de Betty Lazarus, 26 ans, titulaire d’un diplôme d’État de docteur en pharmacie, filière industrie, et du master de TEI

« Les études de pharmacie sont une excellente base pour cette formation. Aujourd’hui, je suis toxicologue en médecine du travail. J’évalue avec les médecins le risque chimique dans les entreprises. Je les renseigne sur la toxicité des produits, j’étudie l’exposition des salariés à leur poste, j’apporte des conseils techniques, réglementaires et bien d’autres choses! C’est un métier enrichissant et extrêmement intéressant. »

 

Mise à jour : février 2007.

Source : Pharmag n° 10.

Objectifs

Donner aux étudiants et aux pharmaciens une formation sur l’eau et la santé afin qu’ils puissent, d’une part, répondre aux questions de leurs clients sur l’eau et, d’autre part, être le relais des pouvoirs publics pour expliquer les mesures prises à l’échelle départementale ou régionale concernant l’eau.

Lieu de la formation

Faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques de Paris
4, avenue de l’Observatoire
75270 Paris Cedex 06

Modalités d’inscription

Dossier à remplir et à retourner avec CV et lettre de motivation.
Cession annuelle de 20 personnes sélectionnées sur dossier et entretien.
Prévoir environ 500 € + les frais d’inscription en faculté.

Durée

100 heures d’octobre à mars :
- Cours théoriques : 50 heures.
- Travaux pratiques : 25 heures.
- Travaux dirigés : 25 heures.

Programme

- Ressources en eau
- Analyses de l’eau
- Problèmes chimiques, biologiques et sanitaires de l’eau
- Les agences de l’eau
- Contrôles et exposés
- Stage d’1 mois à trouver par l’étudiant

Contrôle des connaissances

Trois épreuves écrites d’une heure chacune sur l’enseignement théorique, un compte rendu de travaux pratiques et une épreuve orale portant sur les enseignements dirigés.

 

Pour plus d’informations

Professeur Roland Vilagines
Tél. : 01 53 73 97 98
formation.continue@pharmacie.univ-paris5.fr

 

Autres universités proposant la formation

- D.U. eau et santé, Faculté de pharmacie de Nancy.
- Mastère professionnel eau, santé, environnement, université Bordeaux 2.

 

Mise à jour : octobre 2006.

Source : Pharmag n° 9.

Objectifs

- Permettre de mieux connaître l’enfant et ses pathologies afin d’adapter sa prise en charge pharmaceutique en amont ou en aval d’une éventuelle consultation médicale.
- Optimiser le conseil pharmaceutique vis-à-vis des modalités d’administration des médicaments à l’enfant et l’utilisation des dispositifs médicaux.
- Conforter les pharmaciens dans le rôle de conseil et d’orientation des parents lorsqu’ils sont confrontés à divers problèmes concernant leurs enfants.

Lieu de la formation

Faculté de pharmacie
28, place Henri Dunant
63000 Clermont-Ferrand

Modalités d’inscription

Demande d’inscription sur papier libre à adresser au Centre de formation permanente
49, boulevard François Mitterrand
63008 Clermont-Ferrand Cedex 1
Cession annuelle avec les 25 premiers inscrits.
Formation ouverte aux étudiants ayant validé leur 5e année.
Prévoir environ 600 € + environ 200 € pour l’inscription à la faculté.

Durée

80 heures réparties en 4 périodes de 3 jours de janvier à avril soit 12 jours d’enseignement dispensés de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.

Programme

- Module respiratoire
- Module digestif
- Module dermatologie
- Module fièvre et douleur
- Module onco-hématologie
- Autres pathologies
- Hygiène et mode de vie

Contrôle des connaissances

Examen écrit avec 3 à 4 cas pratiques/cliniques.

 

Pour plus d’informations

Valérie Sautou-Miranda
Tél. : 04 73 75 17 63 - Fax : 04 73 75 17 57
vmiranda@chu-clermontferrand.fr

Mise à jour : octobre 2006.

Source : Pharmag n° 9.

Pour les étudiants en pharmacie qui choisissent la filière industrie, Pharma Plus ENSIC permet d’obtenir à bac + 7 un double diplôme : docteur en pharmacie et ingénieur des industries chimiques.

Une inscription directement en 2e année

Formation en 3 ans, l’ENSIC est ouverte aux étudiants en pharmacie de la filière industrie qui peuvent intégrer l’école dès la 2e année. Pour cela, il faut avoir validé sa 5e année, ou suivre pendant sa 5e année une formation complémentaire. Concernant cette dernière, deux options sont possibles :
- l’étudiant suit sa 5e année hospitalo-universitaire à la faculté de pharmacie de Nancy. La formation complémentaire est alors dispensée en parallèle à l’ENSIC ;
- il préfère suivre la 5e année hospitalo-universitaire dans sa faculté d’origine et fait la formation complémentaire via Internet. Les cours sont téléchargeables et le travail est suivi grâce à des e-mails et forums de discussion avec les enseignants de l’ENSIC. Trois déplacements sont toutefois à prévoir à Nancy au cours de l’année. Dans les deux cas, le recrutement se fait sur dossier et entretien. Le dossier est à remettre pour le 10 juin de l’année en cours.

Une formation scientifique et technique

Au cours de leurs deux années d’étude à l’ENSIC, les étudiants reçoivent les enseignements théoriques et pratiques du tronc commun en génie des procédés, un enseignement sur les poudres et la formation des systèmes dispersés, ainsi qu’un enseignement spécifique sur les eaux de qualité pharmaceutique et les procédés pharmaceutiques. Ils réalisent également un travail de recherche personnelle et plusieurs projets, dont un projet industriel de dimensionnement. Le cursus se termine par un stage en milieu industriel, validé comme stage industriel de 6e année de pharmacie. Le diplôme d’État de docteur en pharmacie est obtenu après la soutenance du mémoire de thèse d’exercice.

Des débouchés variés

Avec ce double diplôme en main, le jeune diplômé peut s’orienter vers les secteurs suivants : production (directeur industriel, responsable de site, directeur de production…), qualité (responsable de l’assurance qualité, chef de département contrôle qualité…), R&D (responsable de recherches…), sûreté-environnement ou management et pilotage de projet.

 

Pour en savoir plus

Madame Monique Ferrer
École nationale supérieure des industries chimiques
1, rue Grandville
54001 Nancy Cedex
Tél. : 03 83 17 50 58
E-mail : monique.ferrer@ensic.inpl-nancy.fr
http://www.pharma.uhp-nancy.fr/formation/cursus/pharmaplus.php
http://www.ensic.inpl-nancy.fr/PharmaPlus/

 

Témoignage de Sabrina Di Vico, pharmacien-ingénieur, assistante de production

« L’ENSIC offre de belles opportunités professionnelles. Avant même d’avoir terminé le cursus, j’avais déjà de nombreuses propositions d’embauche. Une double compétence en technique industrielle et qualité pharmaceutique est recherchée. »

 

Mise à jour : octobre 2006.

Source : Pharmag n° 9.

Objectif

Via un apport de connaissances qui vient en complément des bases scientifiques déjà acquises, l’objectif de ce DU est d’intégrer dans la pratique quotidienne des professionnels de santé l’homéopathie et les thérapeutiques associées.

Lieu de la formation

UFR de sciences pharmaceutiques
31, avenue Monge
37200 Tours

Modalités d’inscription

Dossier de candidature disponible en juin et à remettre entre septembre et octobre
Prévoir environ 900 € de droits d’inscription

Durée

125 heures dispensées un jeudi sur deux d’octobre à juin

Programme

- Principes fondamentaux (20 heures)
- Médicaments homéopathiques (40 heures)
- Tableaux cliniques, rappels anatomo-pathologiques et traitements homéopathiques (30 heures)
- Autres thérapeutiques complémentaires (15 heures)
- Études de cas et commentaires d’ordonnance (20 heures)

Contrôle des connaissances

Examen écrit sur les modules de l’année
Examen oral sur un mémoire

 

Pour plus d’informations

Denise Poisson
Tél. : 02 47 36 72 05
denise.poisson@univ-tours.fr

 

Autres universités proposant la formation

Université Paul-Sabatier à Toulouse Faculté de médecine Henri-Warembourg à Lille

 

Mise à jour : avril 2006.

Source : Pharmag n° 8.

Objectif

Cette formation est destinée à élargir les compétences du pharmacien sur l’équilibre alimentaire de ses patients et à lui permettre d’assurer son rôle déterminant de conseil dans l’amélioration de leur comportement alimentaire.

Lieu de la formation

Faculté de pharmacie
1, rue des Louvels
80000 Amiens

Modalités d’inscription

Dossier de candidature disponible de mars à juin, à remettre au plus tard fin juillet Prévoir environ 1 000 € de droits d’inscription

Durée

90 heures dispensées un lundi sur deux d’octobre à juin

Programme

- Bases de la nutrition (15 heures)
- Alimentation de l’homme sain (15 heures)
- Alimentation et pathologies (40 heures)
- Alimentation et prévention des risques (20 heures)

Contrôle des connaissances

Examen écrit sur les modules de l’année
Examen oral sur un mémoire

 

Pour plus d’informations

Marie-Laure Dufossé
Tél. : 03 22 80 69 27
dupharma.dep@u-picardie.fr

 

Autre université proposant la formation

Université Paris V

 

Mise à jour : avril 2006.

Source : Pharmag n° 8.

Pour tous ceux qui souhaitent acquérir les connaissances et compétences nécessaires aux managers de demain.

Déroulement du Mastère

Le programme se déroule en deux temps, pendant un an à partir d’octobre:
1/ une formation de 6 mois axée sur la conduite de projets, mêlant cours fondamentaux, conférences appliquées au secteur de la santé et séminaires,
2/ un stage d’entreprise de 6 mois en France ou à l’étranger, suivi d’une thèse professionnelle. Un « Mastère spécialisé » accrédité par la Conférence des Grandes Écoles, est ainsi validé.

Enseignements Fondamentaux

Stratégie, droit et gestion de l’entreprise, finance, marketing, management des ressources humaines, international, anglais. Ces enseignements sont appliqués aux spécificités de l’industrie pharmaceutique en tenant compte du cadre juridique et des exigences de l’économie de la santé.

Débouchés professionnels

Chef de produit, Responsable études de marché, Responsable formation médicale, Responsable des ventes, Directeur de zone, Chef de projet, Attaché de recherche clinique…

Conditions d’admission/sélection

- Prérequis : des scientifiques titulaires d’un Bac + 5 (pharmaciens, médecins, vétérinaires, chimistes…).
- À savoir : le Mastère permet de valider la 6e année de pharmacie option industrie, selon une convention passée avec chaque UFR de pharmacie.
- Présélection sur dossier (téléchargeable sur le site du MIP), puis sélection en mars, juin ou septembre avec un test oral d’anglais et un entretien individuel de motivation face à un jury.
- Effectif annuel : 25 étudiants.

 

Pour en savoir plus

www.masteremip.com
Sylvette Huichard
Directrice du Mastère
Tél. : 03 80 72 58 54
Port. : 06 87 89 52 70

 

Témoignage de Sébastien Gaillagot, chargé d’études dans un laboratoire

« Le Mastère de Dijon m’a permis d’acquérir une formation en marketing et management, complémentaire de mon cursus pharmaceutique, ce qui a considérablement valorisé mon profil à l’embauche. »

 

Mise à jour : avril 2006.

Source : Pharmag n° 8.

Quelle formation complémentaire choisir après son diplôme ? Exemple.

Objectif

Ce DU a pour but d’offrir un nouveau débouché professionnel aux jeunes diplômés comme l’intégration du service rédaction d’une revue médicale ou d’une agence de communication santé. Les pharmaciens en poste deviennent garants de la qualité des informations médicales fournies et, plus particulièrement, des informations destinées au grand public.

Lieu de la formation

Faculté de Cochin
24, rue du Faubourg-Saint-Jacques
75014 Paris

Modalités d’inscription

Demande à formuler en septembre
Sélection sur dossier et entretien
Droits d’inscription à prévoir

Durée

Une année universitaire (154 heures)
Le mercredi après-midi de novembre à juin

Programme

- Enseignement général sur communication et presse médicale
- Internet
- L’écrit médical
- L’audiovisuel médical
- Aspects particuliers de l’information médicale
- Stage pratique dans un service de rédaction médicale (15 jours entre janvier et mai)

Contrôle des connaissances

Examen de fin d’études avec épreuve écrite
Rédaction d’un mémoire

 

Pour plus d’informations

Mélissa Guery Tél. : 01 58 41 16 62

 

Mise à jour : janvier 2006.

Source : Pharmag n° 7.

Une fois le diplôme en poche, tout pharmacien peut choisir de suivre une formation complémentaire, soit pour se spécialiser, soit pour se remettre à niveau. Zoom sur un diplôme universitaire (DU).

Objectif

Destiné aux officinaux installés depuis quelques années, ce DU apporte un renforcement des connaissances des principales pathologies (hors hospitalisation) et une formation sur l’assistance et la délivrance des appareillages et du traitement pour le maintien et les soins à domicile des patients. Y sont détaillés les dispositifs réglementaires, les règles de délivrance, les circuits de distribution, les contraintes d’entretien, de maintenance et de désinfection de ces dispositifs.

Lieu de la formation

Université Paul-Sabatier
Mission Formation Continue
31062 Toulouse

Modalités d’inscription

Demande à formuler dès mi-juin Copie du diplôme de docteur en pharmacie à fournir Droits d’inscription et coût de la formation à prévoir

Durée

Une année universitaire (120 heures) 1er lundi de chaque mois de septembre à juin

Programme

- Généralités sur le maintien à domicile
- Les dispositifs médicaux
- La personne âgée
- Les soins palliatifs et la douleur
- L’insuffisance respiratoire
- L’incontinence urinaire et fécale
- Les pathologies ostéo-articulaires et polyarthrites
- Peau, plaies et cicatrisation
- L’abord parental
- Les pathologies digestives

Contrôle des connaissances

Examen de fin d’études avec épreuves écrite et orale

 

Pour plus d’informations

Laure Buc Tél. : 05 61 55 66 30

 

Autres universités proposant la formation

Université de Bourgogne (Dijon)
Faculté de pharmacie de Illkirch (Strasbourg)
Faculté de pharmacie de Limoges
Université de Nantes

 

Mise à jour : janvier 2006.

Source : Pharmag n° 7.

Que ce soit dans le cadre d’un stage ou d’un VIE, partir plusieurs mois à l’étranger est, de l’avis de tous, une expérience très enrichissante à la fois sur les plans humain et professionnel. Préparez l’aventure avant de boucler vos valises !

Les programmes d’échange

- Le programme ERASMUS permet aux étudiants de suivre dans une faculté européenne les enseignements de plusieurs UE et d’en obtenir l’équivalence dans leur faculté d’origine. Sa durée oscille entre 3 et 12 mois. www.education.gouv.fr/int/erasmus.htm
- L’échange d’études CREPUQ est spécifique à la France et au Québec; il n’est possible que si l’université française concernée a passé une convention avec une faculté de pharmacie québécoise. Cet échange peut durer entre un trimestre et une année universitaire. www.crepuq.qc.ca
- Le Student’s Exchange Program (SEP) a été mis au point par la Fédération internationale des étudiants en pharmacie (IPSF) pour appréhender la pratique de la pharmacie à l’international; il permet de réaliser un stage en officine ou en industrie de 1 à 3 mois de juin à septembre, en Europe ou en dehors. www.anepf.org (rubrique : International)
- Le programme d’échange Leonardo, passé entre facultés et entreprises, permet aux étudiants de 6e année d’effectuer l’intégralité ou une partie de leur stage d’initiation professionnelle dans les 25 pays de l’Union européenne ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Turquie. www.education.gouv.fr/int/davinci.htm

Les modes de financement

- Les bourses de voyage des facultés permettent aux étudiants français d’accomplir à l’étranger des stages individuels qui s’inscrivent obligatoirement dans le cadre de leurs études. Leur durée minimale doit être d’un mois. Octroyées sur critères sociaux, ces bourses correspondent à une participation aux frais de transport et ne peuvent pas servir à financer les frais de séjour.
- Les bourses de mobilité sont réservées aux étudiants boursiers d’université qui effectuent un séjour à l’étranger dans le cadre de leurs études, pour une durée allant de 3 à 9 mois fractionnables. Les dossiers sont à retirer directement auprès de l’université.
- En parallèle de ces financements, il existe bien sûr les bourses liées directement aux programmes ERASMUS et Leonardo ainsi que d’autres modes de financement, comme des subventions accordées par des laboratoires ou des collectivités territoriales.

Pensez-y !

- Avant le départ : pour constituer un dossier, il est conseillé de ne pas s’y prendre au dernier moment… Entre la remise du dossier, l’acceptation de la candidature et la réponse définitive, les procédures peuvent exiger de s’y prendre un an avant la date du départ.
- Sur place : pour toute question ou problème à régler une fois à l’étranger, vous pourrez toujours contacter par mail ou téléphone le bureau des relations internationales de votre faculté. Par ailleurs, sachez que dans la plupart des cas votre visa étudiant et les conditions d’octroi de votre bourse ne vous donneront pas le droit d’exercer de petits boulots…
- Après le retour : n’hésitez pas à valoriser toute expérience à l’étranger dans votre CV et lors de vos entretiens d’embauche, les recruteurs y seront sensibles. Enfin, pour tous ceux qui souhaiteraient une fois diplômés, prolonger l’expérience en exerçant leur métier en dehors de nos frontières, il est impératif de vérifier que le pays d’accueil reconnaît bien la formation reçue…

 

Pour en savoir plus

sur les études en Europe www.europa.eu.int/ploteus

 

Témoignages

Éric Fauvel, chargé de mission logistique à l’OCP, diplômé en 2005

« J’ai eu deux expériences à l’étranger. La première au Québec où j’ai réalisé ma 4e année d’études pharmaceutiques en équivalence pleine. Cet échange a pu se faire dans le cadre de l’accord CREPUQ. Les programmes sont communs à 80 %, la différence porte surtout sur l’enseignement en anglais qui est plus poussé là-bas et sur la problématique de l’automédication traitée en 4e année, au lieu de la 6e année en France. Le système d’études nord-américain est vraiment avancé. Par exemple, des notes de cours sont remises aux étudiants la semaine qui précède les cours et il y a beaucoup de travaux en groupe sur des études de cas cliniques. En 5e année, j’ai effectué un stage de trois mois dans un laboratoire à New Delhi où j’ai travaillé sur la mise au point de tests de dépistage de la tuberculose. Ce fut là encore une aventure humaine très enrichissante. Grâce à de telles expériences, on augmente sa faculté d’adaptation et on mûrit énormément ! »

David Setboun, consultant interne en organisation dans un laboratoire, diplômé en 1998

« Après ma dernière année de pharmacie, j’ai décroché un stage puis un CDD de chef de produit dans un grand laboratoire international. Dans le cadre de mon évolution professionnelle, j’ai eu l’opportunité de partir en VIE pendant dix-huit mois au sein de la filiale vénézuélienne. Partir aussi longtemps implique de savoir s’adapter à un nouveau mode de vie et à une autre façon de travailler. Par exemple, en Amérique latine, le statut de visiteur médical est encore plus incontournable qu’en France car là-bas les médecins ont très peu de moyens pour s’informer. Cette expérience à l’étranger m’a permis de devenir bilingue en espagnol et d’intégrer par la suite le MBA d’HEC. Ce qui, sur le marché français de l’emploi, permet de prétendre à des responsabilités plus grandes. Chaque expérience internationale vaut la peine d’être tentée. C’est un vrai plus pour soi-même et pour un recruteur. »

 

Mise à jour : janvier 2006.

Source : Pharmag n° 7.

Il n’existerait pas de médicament commercialisé sur le marché sans les affaires réglementaires. Qu’ils évoluent dans l’industrie pharmaceutique ou au sein des administrations de tutelle, les responsables des affaires réglementaires ont la mission d’assurer le respect du cadre juridique, de la mise sur le marché des spécialités pharmaceutiques et du suivi de leur commercialisation. De cette discipline, on connaît surtout la procédure d’autorisation de mise sur le marché ou AMM. Celle-ci consiste en un agrément de commercialisation, attribué à un exploitant pour l’une de ses spécialités par l’Agence française de sécurité des produits de santé ou par l’Agence européenne du médicament. Accordée pour cinq ans, elle fait l’objet d’études de toxicologie, de pharmacodynamie et de pharmacocinétique, suivies d’essais cliniques sur l’homme. Autant dire qu’elle n’est accordée qu’à des médicaments dont l’efficacité, la qualité et la sécurité sont rigoureusement démontrées.

Des masters spécialisés

Pour intégrer les affaires réglementaires, le passage au sein d’un master spécialisé apparaît incontournable. Par exemple, les facultés de Bordeaux (master de marketing, management et droit des industries de santé), Lille (master sciences politiques — action publique, mention droit et politique de santé) ou Châtenay-Malabry (master droit et management de la santé) proposent de telles formations. On y enseigne notamment les fondamentaux d’une activité juridique dans le domaine de l’industrie des produits de santé, le plus souvent à une échelle européenne, tout en mettant en pratique les connaissances acquises lors des années précédentes. Et comme le rappelle Catherine Maurain, professeur à Bordeaux : « Il n’est pas indispensable de faire du droit en parallèle, les études de pharmacie et les masters sont vraiment complets. »

Débouchés: public ou privé?

On trouve les principaux débouchés des affaires réglementaires :
-dans l’industrie, au niveau des sièges des entreprises pour tout ce qui concerne les enregistrements et le contrôle de la publicité,
- dans la pharmaco-économie (prix et remboursement des médicaments),
-en région sur les sites de production,
-chez des prestataires de services qui assurent une partie des dossiers d’AMM (le développement galénique pour un laboratoire, par exemple). Il existe également des débouchés dans l’administration, au sein de l’Afssaps, de l’Agence européenne à Londres, du ministère de la Santé…

 

A retenir

Pour travailler aux affaires réglementaires, c’est :
- 5 ans d’études pharmaceutiques
- des masters spécialisés
- 3 principaux postes proposés : le chargé d’enregistrement, responsable de l’élaboration, de la gestion et du suivi des dossiers AMM ; le chargé de contrôle publicité, responsable de la bonne conformité des documents promotionnels avec la réglementation ; le chargé d’affaires réglementaires, attaché au site de production, il a pour mission la mise en conformité de dossier AMM avec l’évolution des processus de production et de contrôle du médicament.

 

Mise à jour : octobre 2005.

Source : Pharmag n° 6.

Les métiers du droit de la santé sont aussi indispensables que variés. Les enseignements des différents masters proposés aux étudiants pour s’y former le sont tout autant. Ils témoignent.

Catherine Maurain

Professeur à l’université Victor Segalen Bordeaux 2, responsable du master marketing, management et droit des industries de santé

« Les affaires réglementaires sont le “domaine réservé” des pharmaciens ! Même si cette branche d’activité n’est pas assez privilégiée par les étudiants, faute d’information à son sujet… Les AMM sont au coeur des affaires réglementaires. Et ce sont bien les pharmaciens qui sont le plus à même de comprendre un dossier d’AMM dans sa globalité. Celui-ci fait en effet appel à des notions de galénique, de contrôle analytique, de pharmacologie, de toxicologie, d’essais cliniques… Pour réussir dans cette voie, je conseille aux étudiants de maîtriser l’anglais car il faut traiter un certain nombre de dossiers internationaux, et l’informatique pour l’archivage, l’actualisation régulière des données, la veille stratégique. Il faut aussi être rigoureux et méthodique, faire preuve de très bonnes qualités relationnelles et d’aptitude à la persuasion pour coordonner un ensemble de partenaires ! On travaille aussi bien avec le marketing, les acteurs du développement dans l’entreprise qu’avec les administrations de tutelle. Je n’oublie pas l’ouverture d’esprit indispensable dans des contextes multiculturels : une administration sanitaire sud-américaine présente certainement des spécificités par rapport à ses homologues européennes ! Et une capacité d’anticiper la norme juridique par la veille réglementaire. Un règlement, une loi n’arrivent pas par hasard… »

 

Blandine Weiss

Pharmacien enregistrement national et publicité dans un grand laboratoire, a suivi un master spécialisé

« J’ai fait mes études de pharma à Lyon. En 5e année, j’ai pu effectuer mon stage hospitalier en 6 mois à plein temps, ce qui m’a permis de pouvoir faire un stage industriel de 3 mois au sein d’un service réglementaire. Ce domaine est à l’interface de tous les métiers de l’industrie et offre une vision complète de la vie du médicament. Aussi bien en amont avec la demande d’AMM auprès des autorités, qu’en aval avec tout ce qui concerne la communication sur le médicament auprès des professionnels de santé, les problématiques de prix et de remboursement, ou le suivi des dossiers d’enregistrement. L’intérêt d’un master sur le management et le droit des industries de santé est de comporter trois volets : réglementaire, marketing et pharmacoéconomie. Il permet ainsi de mieux comprendre les problématiques de départements qui travaillent en étroite collaboration dans l’industrie. Pour réussir, il faut faire preuve de rigueur, savoir travailler en équipe et développer son leadership vis-à-vis des autres services. Comme nous travaillons dans un environnement réglementaire exigeant, nous sommes parfois perçus comme les empêcheurs de tourner en rond. Mais être force de propositions face à une réglementation de plus en plus renforcée, c’est tout l’intérêt de notre métier ! »

 

Mise à jour : octobre 2005.

Source : Pharmag n° 5.

Aujourd’hui, chaque pharmacien diplômé, qu’il soit issu des filières officine et industrie, de la recherche ou de l’internat, peut intégrer les différents métiers de la répartition pharmaceutique. Toutefois, il existe à la faculté de Limoges un master spécialisé qui prépare aux fonctions d’encadrement dans ce secteur. Créée en 1987 avec le soutien de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP), cette formation est unique en France et même en Europe.

Une formation professionnalisante

Le master professionnel a pour vocation de former à la répartition des pharmaciens ainsi que des cadres non pharmaciens, et de favoriser leur insertion professionnelle. « Très concrète et axée sur les métiers, la formation est assurée à la fois par des universitaires des facultés de pharmacie et de droit de Limoges, des professeurs de l’École supérieure de commerce de Toulouse et des cadres de la répartition et de l’industrie pharmaceutique », indique Karine Ceysson-Gillot, responsable formation et communication à la CSRP. 40 % des cours sont en effet dispensés directement par des professionnels. L’enseignement est organisé en cinq modules: l’environnement de la répartition/le management et la stratégie d’entreprise/ la logistique et l’informatique/le marketing, la technique commerciale et la communication/le stage professionnel qui compte pour moitié de la validation du master.

Des carrières variées

Après les cinq mois de cours et les trois à six mois de stage obligatoire, près de 80 % des étudiants diplômés intègrent la répartition pharmaceutique, au sein de l’OCP ou de l’un de ses concurrents. Parmi les différentes carrières empruntées, arrivent en tête le secteur commercial avec des postes d’attaché ou de cadre commercial et la logistique pour sa fonction de responsable d’exploitation notamment; deux environnements qui offrent aux jeunes diplômés l’opportunité d’exercer leurs compétences managériales. « Depuis cinq à six ans, on constate une rapide progression professionnelle des cadres commerciaux à qui l’on confie, après un ou deux ans d’expérience sur le terrain, la direction d’établissement », conclut Karine Ceysson-Gillot.

 

Pour en savoir plus

www.facpharmacie.unilim.fr
www.csrp.fr

 

Mise à jour : avril 2005.

Source : Pharmag n° 5.

Secteur encore méconnu des étudiants de pharmacie, la répartition pharmaceutique est au cœur du circuit de distribution du médicament. Pour y accéder, il n’y a pas de filière privilégiée, néanmoins le Master Professionnel Répartition de Limoges fait figure de référence. Témoignages.

François-Xavier Hemery

Directeur OCP Brest, il a suivi le Master Répartition Pharmaceutique de Limoges

« C’est au travers de mes activités associatives, au sein de la corpo à Rouen ou du bureau national de l’ANEPF et de rencontres avec des professionnels que j’ai découvert la répartition. Quand j’ai connu l’existence du master de Limoges, son contenu m’a tout de suite plu. Qu’ils portent sur la gestion, la comptabilité ou d’autres domaines indirectement liés au médicament, ses enseignements sont très complémentaires de la formation générale reçue jusqu’en 5e année et peuvent servir quelle que soit la carrière choisie à la fin du master. Autre avantage, l’intervention de nombreux spécialistes, cadres de la répartition et de l’industrie ; cela vous projette dans l’univers professionnel. Après les mois de cours, j’ai effectué mon stage de trois mois à l’OCP. En 2001, j’ai été embauché comme commercial puis nommé directeur de l’établissement de Brest, un poste que j’occupe depuis un an et demi. L’OCP offre des perspectives claires d’évolution, reposant sur des plans d’accompagnement. C’est très motivant. »

Marielle Vidal

Pharmacien responsable et commercial à l’OCP Bayonne

« En juin 2002, j’ai été diplômée de la filière industrie, à la faculté de Toulouse. Un an plus tard, j’ai décroché un CDI à l’OCP Bayonne. De la répartition, j’avais surtout la vision du pharmacien, c’est-à-dire le versant officinal avec la livraison quotidienne de médicaments, mais il me manquait l’aspect technique, tout ce qui touche à l’organisation de la chaîne du médicament, à la logistique… J’ai choisi de travailler dans la répartition pour rester proche du médicament, développer un contact humain, sans pour autant exercer en officine. Aujourd’hui, mon travail évolue tout le temps. En tant que commercial, je gère un portefeuille de 200 clients. Cela représente beaucoup de convivialité, de négociation commerciale et implique de résoudre toutes sortes de problèmes quotidiens. En tant que pharmacien responsable, je vérifie la mise en place des bonnes pratiques de distribution et surveille les ventes, en particulier de stupéfiants, anabolisants et autres produits sensibles. Selon moi, pour un étudiant qui s’intéresse à la répartition, c’est un avantage de suivre le master; cela permet d’être opérationnel plus vite et de développer ses compétences en commercial et management. »

 

Mise à jour : avril 2005.

Source : Pharmag n° 5.

La réussite de la thèse d’exercice, étape incontournable pour décrocher le diplôme de docteur en pharmacie, dépend de plusieurs facteurs. Aux futurs thésards, Pharmag donne des conseils clés. À vos claviers !

1. Bien choisir son sujet

Décidé en concertation avec le directeur de thèse, il doit avant tout vous plaire. Le sujet doit aussi être original, réalisable et comporter autant que possible une plus-value professionnelle. Attention, du choix du sujet de départ dépend la pertinence de vos résultats! Il existe trois types de sujet: bibliographique (l’aspect documentaire est très important et lavisée professionnelle peu affirmée), expérimental (réalisé en laboratoire, avec ou sans essais comparatifs) ou professionnel (le sujet peut alors être en relation avec le stage de 6e année ou le stage hospitalier de 5e année, et représenter pour l’étudiant un début de spécialisation professionnelle).

2. Directeur de thèse et jury : constituez votre réseau

Le directeur de thèse a un rôle de conseil très important. Présent tout au long de la réalisation, il est là pour guider l’étudiant. Pour le choisir, il faut bien sûr prendre en compte ses domaines de compétences, en correspondance avec votre sujet, mais aussi sa disponibilité et son expérience dans la direction de thèse. Les membres du jury sont le plus souvent des enseignants de votre faculté, mais il vous est possible d’inviter des professionnels extérieurs. C’est peut-être là le début de votre réseau professionnel ! Le jury doit être constitué avant la remise officielle de votre thèse. Attention, cela peut prendre du temps…

3. Soyez organisé

Pour éviter toute confusion, les méthodes de travail doivent être réfléchies en amont de la rédaction. Dans un premier temps, il faut cerner autant que possible la quantité de travail à fournir, planifier des plages de travail et apprendre à les respecter. Dans un deuxième temps, il faut identifier les thèmes du sujet et les questions qu’il induit puis les centres de recherche et les bases de données qui sont à votre disposition. Livres, revues, catalogues, il est bon de diversifier ses sources et de porter un regard critique sur elles ! D’une bibliothèque à une autre, de document en document, la recherche se fait toujours de façon progressive. Il faut ensuite sélectionner et classer par référence les documents consultés, de façon à pouvoir les réutiliser efficacement lors de la rédaction. Enfin, avant de rédiger, il faut déterminer un plan simple, aux parties équilibrées.

4. Rédaction : soyez précis et relisez-vous

Il est toujours fructueux de lire des thèses existantes pour se faire une idée du travail exigé, mais aussi de la présentation. En effet, la forme est importante et peut nécessiter du temps. Lors de la rédaction, privilégiez les phrases courtes, claires et précises. Le vocabulaire doit être choisi, le style oral, les fautes d’orthographe et les abréviations proscrits ! La thèse comporte bien sûr une introduction qui présente le sujet et les questions soulevées, un développement qui revient sur la démarche de l’étudiant (la forme du développement dépend du type de sujet choisi : bibliographique, expérimental ou professionnel) et une conclusion avec des résultats concrets et des recommandations. Votre document doit aussi comporter une table des matières précise, des annexes explicatives et une page de remerciements. Il n’est ni bien vu ni utile de courir après le nombre de pages, avec des interlignes ou des marges trop importantes ! Ne négligez pas non plus les illustrations légendées qui facilitent la lecture et peuvent enrichir vos propos. Enfin, il est conseillé de se relire plusieurs fois mais aussi de faire relire sa thèse par des personnes extérieures.

5. Préparez calmement votre soutenance

Véritable exercice de style, la soutenance orale de la thèse est une étape primordiale et symbolique, souvent appréhendée par les étudiants. Il faut tout d’abord fixer un jour de soutenance, en accord avec tous les membres du jury, et préparer sa présentation. Arrivé au jour J, la parole doit être distincte, posée et naturelle! Il vous faut exposer l’objet de votre sujet, vos démarches et vos conclusions, en insistant sur les idées fortes. L’exposé oral est ensuite suivi des questions du jury puis d’une phase de délibération. Mention honorable ou très honorable, félicitations du jury… Tout cela dépend de vous.

6. Rappelez-vous !

- L’étudiant ne peut prétendre au diplôme d’État de docteur en pharmacie qu’après avoir soutenu avec succès sa thèse d’exercice.
- Même s’il n’existe pas de limite d’années pour les futurs diplômés des filières officine et industrie, la soutenance de la thèse doit idéalement intervenir avant la fin de la 6e et dernière année d’études de pharmacie… Si tel n’est pas le cas, l’étudiant peut être contraint de se réinscrire à la faculté une année supplémentaire…
- L’inscription au tableau de l’Ordre des Pharmaciens est une formalité obligatoire pour exercer en pharmacie. Or, pour s’inscrire, en plus des conditions liées à la nationalité et à la moralité professionnelle, l’intéressé doit absolument justifier de l’obtention de son diplôme et donc de sa thèse d’exercice ! Par ailleurs, après la thèse, six mois d’expérience sont requis pour pouvoir assumer une responsabilité pharmaceutique en tant que telle.

Mise à jour : janvier 2005.

Source : Pharmag n° 4.

Pour s’orienter vers la recherche universitaire, obligation est faite aux étudiants de s’inscrire après leur 5e année d’études hospitalouniversitaires en master de recherche ou M2R, anciennement DEA.

Du master au doctorat

Le master de recherche, d’une durée d’un an, a pour but de préparer l’entrée de l’étudiant en doctorat. En plus des heures de cours, il se compose d’un stage pratique de recherche et de la rédaction d’un mémoire, soutenu en fin d’année. Pour s’inscrire en master, l’étudiant doit être au préalable titulaire de la maîtrise des sciences biologiques et médicales, désormais présentée sous la dénomination UE de M1, qui comporte trois certificats. L’un des certificats peut être un stage d’initiation à la recherche. Une fois le master réussi, l’étudiant peut commencer son doctorat d’université. Celui-ci correspond à trois ou quatre années de recherche qui ont pour principal objet la réalisation d’une thèse universitaire.

La question du financement

Le financement constitue bien souvent le problème numéro 1 des étudiants chercheurs car peu de moyens sont disponibles. Il leur reste malgré tout la possibilité d’obtenir une bourse de master, décernée sur critères sociaux et universitaires puis une allocation de recherche obtenue en fonction du classement de l’étudiant ; ce salaire versé par le ministère de la Recherche permet au doctorant de se consacrer pendant trois ans à ses travaux de thèse. Pour bénéficier d’une telle allocation, l’étudiant doit en faire la demande dès l’année d’obtention du M2R. Le montant de l’allocation est de 1 305,86 euros bruts mensuels. D’autres aides peuvent être octroyées au cas par cas par les laboratoires, les entreprises et les instituts de recherche.

Les débouchés

Les principaux débouchés sont la recherche en laboratoire public ou privé, et bien sûr l’enseignement. Pour compléter sa formation et augmenter ses chances de décrocher un poste d’enseignant chercheur, il est conseillé d’effectuer un stage postdoctoral d’une durée officielle d’un an. Et pour favoriser cette démarche, le ministère a annoncé la création, à compter de cette année, de 200 nouveaux contrats postdoctoraux dans les laboratoires de recherche.

 

Pour en savoir plus

www.recherche.gouv.fr/recherche/formation/msub.htm

 

Mise à jour : novembre 2004.

Source : Pharmag n° 3.

Quelques mois après le débat national sur la recherche en France qui a attiré l’attention du grand public sur ses difficultés, Pharmag s’est penché sur la recherche universitaire en Pharmacie. Témoignages.

 

Catherine Vergely-Vandriesse

Maître de conférences en génétique et en physiopathologie à l’université de Dijon

« Dès ma 1re année de pharmacie, j’ai voulu faire de la recherche! Trouver de nouveaux médicaments représentait pour moi un acte utile. Les cours de physiologie, de biologie cellulaire, de génétique et d’embryologie m’ont passionnée. Mais en tant qu’étudiant, on dispose d’un grand éventail d’orientations sans pour autant savoir où l’on va! À un moment, j’ai même hésité entre la recherche et le marketing. En 5e année, au cours d’un certificat de physiologie cardio-vasculaire, j’ai rencontré un professeur qui m’a encouragée à devenir chercheur. Dès la 1re année de thèse, on quitte l’univers des études à proprement parler pour s’épanouir dans le travail et enfin prendre son destin en main. Vers la fin de ma thèse, j’ai commencé à donner des cours en pharmacie et en médecine; l’enseignement m’a plu aussitôt. Aujourd’hui, j’ai deux métiers: enseignante et chercheur, ce qui est très motivant car ils sont complémentaires et nécessitent des qualités différentes. Pour faire de la recherche, il faut être opiniâtre, alors qu’enseigner permet de faire partager sa passion à des étudiants en simplifiant les choses. On prend ainsi du recul par rapport à ses travaux et on ne perd pas de vue ses objectifs ! »

 

Christophe Ribuot

Professeur de pharmacologie à l’université de Grenoble

« Dans les facultés, les enseignants s’investissent pour qu’il y ait davantage de travaux pratiques et de stages afin de présenter aux étudiants la réalité de la recherche et susciter des vocations. Par exemple à Grenoble, il y a quelques années, les TP sur l’animal ont été supprimés au profit de la simulation informatique. C’était satisfaisant sur un plan éthique mais en même temps cela nous a empêchés de déceler les passions. De manière générale, à partir de la 3e année d’études de pharmacie, les étudiants en savent déjà un peu plus sur leur orientation. Quant au choix de la recherche universitaire, il peut dépendre des affinités d’un étudiant pour tel ou tel professeur. La recherche est souvent une question de rencontre ! Enfin, concernant le stage postdoctoral, il est possible de l’effectuer après la thèse. Cela représente une année supplémentaire, mais aussi une opportunité pour obtenir plus facilement un poste d’enseignant chercheur ! »

 

Mélina Bégou

1re année de thèse de neurosciences à l’université de Lyon

« Après mon bac S, j’ai tout de suite voulu m’orienter vers la recherche. Je me suis renseignée sur les débouchés des différentes filières et j’ai opté pour la pharmacie. Puis entre la 3e et la 4e année d’études, j’ai effectué un stage d’initiation à la recherche dans le laboratoire où je travaille actuellement. Et à la fin de mon master de recherche, j’ai pu obtenir une allocation de recherche. À la différence de la recherche que l’on peut faire pendant l’internat, où les travaux menés correspondent principalement aux problématiques des services hospitaliers concernés, la recherche en thèse dans un laboratoire public se caractérise davantage par une visée à plus grande échelle, avec des domaines d’études plus étendus et des techniques expérimentales plus variées, comme les modèles animaux. Cela implique aussi d’être ouvert d’esprit car il faut souvent se remettre en question. On apprend à réfléchir ! C’est un travail expérimental aussi dynamique qu’intéressant. »

 

Mise à jour : novembre 2004.

Source : Pharmag n° 3.

L’internat est une formation hospitalo- universitaire qui dure quatre ans, validée par l’obtention d’un DES (Diplôme d’Études Spécialisées). Un passage obligatoire pour, entre autres, diriger un laboratoire d’analyses de biologie médicale ou devenir pharmacien hospitalier. C’est également l’une des voies pour travailler dans l’industrie ou la recherche.

D’abord, réussir le concours…

L’internat est accessible uniquement sur concours. Chaque étudiant peut le passer deux fois, la première à la fin de la 4e année d’études de pharmacie et la deuxième après la 5e année. Le concours se compose de trois épreuves écrites qui portent sur le programme de la formation commune de base (FCB). Il y a deux sessions d’examen, l’une pour le Nord de la France et l’autre pour le Sud. Il est possible de passer ces deux sessions qui se tiennent à une semaine d’intervalle.

2 filières, 4 voies possibles

Les internes choisissent leur filière et leur DES en fonction de leur rang de classement au concours et du nombre de places disponibles. Chacune des quatre voies s’articule autour d’enseignements dispensés en UE à l’université et d’une formation pratique assurée sous la forme de huit stages d’un semestre, répartis sur quatre ans, dans les services agréés des hôpitaux ou des laboratoires. L’interne a la possibilité de changer de service tous les six mois et, dans le cadre de ses responsabilités, perçoit une rémunération. Enfin, quels que soient la filière et le DES, il peut prendre une année de disponibilité pour préparer un DEA à plein temps, c’est « l’année recherche ». Chaque DES a ses objectifs et offre différents débouchés…

Filière des sciences biologiques spécialisées

DES de Biologie Médicale (BM)

Forme des pharmaciens spécialisés dans les analyses biologiques nécessaires au diagnostic et suivi thérapeutique des pathologies. Il permet d’accéder à des responsabilités dans des laboratoires d’analyses médicales privés (directeur ou directeur adjoint), publics (biologiste-praticien hospitalier) ou spécialisés (contrôle des eaux, agroalimentaire, environnement…). À noter que cette formation est commune aux internes de médecine et de pharmacie.

Filière des sciences pharmaceutiques spécialisées

DES de Pharmacie Hospitalière et des Collectivités (PHC)

Forme des pharmaciens hospitaliers (attaché, assistant spécialiste, pharmacien, praticien hospitalier) ou des professionnels de la santé publique dans des administrations telles que l’Inspection de la santé, l’Afssaps ou des collectivités et industries liées à la santé publique et à l’environnement. À noter qu’après l’internat, avant de passer le concours national de praticien hospitalier, l’étudiant peut faire entre 1 et 6 ans d’assistanat à l’hôpital pour acquérir plus d’expériences et renforcer ainsi ses chances de succès.

DES de Pharmacie Industrielle et Biomédicale (PIBM)

Forme des pharmaciens dans les secteurs de la recherche et du développement de nouveaux produits, du contrôle qualité, de la réglementation ou encore du marketing pour intégrer l’industrie du médicament, forts d’une très bonne connaissance du milieu hospitalier. Dans certains cas, l’interne peut accéder à des centres de recherche tels que les universités ou le CNRS, des pharmacies hospitalières ou des institutions administratives (Afssaps, Agence du médicament…).

DES de Pharmacie Spécialisée (PS)

Forme des pharmaciens aux fonctions d’enseignement et de recherche dans les universités ou les organismes de recherche publics ou privés tels que le CNRS, l’Ircof ou l’Inserm. Des débouchés dans l’industrie pharmaceutique (secteur recherche et développement) ou, plus rarement, la pharmacie hospitalière (assistant et praticien hospitalier) sont également possibles.

 

Pour en savoir plus

Centre national des concours d’internat
http://www.cnci.univ-paris5.fr/

Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie
http://www.adiph.org/fnsip/



Mise à jour : mai 2009.

Source : Pharmag n° 17.

Si l’internat vous tente ou vous est encore étranger, voici quelques témoignages qui vous permettront de mieux connaître et comprendre cette filière.

 

Isabelle TIRET

1re année d’assistanat de pharmacie hospitalière à Rouen

 « Après l’internat, il est possible de faire de l’assistanat avant de passer le concours de praticien hospitalier. Cette étape transitoire permet d’acquérir de l’expérience professionnelle. On apprend ainsi à gérer du personnel, des préparateurs aux magasiniers ! Aux futurs internes, je conseille de s’investir pendant leur formation, en publiant des articles ou en donnant des cours dans des écoles paramédicales. Chaque expérience est un plus pour réussir le concours ! »

 

Fabien DESPAS

1re année d’internat de pharmacie hospitalière à Toulouse

« En 5e année, j’ai participé à l’organisation du Forum Carrière de ma faculté. Être en contact avec les professionnels m’a conforté dans l’idée de faire une carrière hospitalière. J’ai fait le choix de la pharmacie clinique. Cette spécialisation permet de réfléchir sur la stratégie thérapeutique adaptée au patient. L’année prochaine, je prendrai une disponibilité pour faire un DEA de pharmacologie. Puis en parallèle de mon internat j’effectuerai une thèse de sciences. »

 

William LAURENT

2e année d’internat de biologie médicale à Paris

« Dès ma 1re année d’études, j’ai su que je voulais faire de la biologie. J’aime l’ambiance des laboratoires ! Aujourd’hui, je pense me spécialiser en microbiologie. Même s’il faut s’habituer au milieu hospitalier, et apprendre à collaborer avec les médecins, faire l’internat est une vraie chance. On est en contact avec beaucoup de professionnels, ça représente un enrichissement personnel et un vrai plus sur le marché du travail ! »

 

Pierre BOHN

3e année d’internat de pharmacie spécialisée à Rouen

« J’ai voulu faire l’internat par défi et pour ses débouchés professionnels intéressants. Pour l’instant, je m’oriente plutôt vers une carrière au CNRS ou à l’Inserm mais le travail de recherche en industrie me tente énormément. Le DES de Pharmacie Spécialisée procure une grande liberté au niveau de l’organisation des études. Mais attention, il faut être travailleur et passionné, et surtout ne pas le choisir par défaut... Sinon, c’est le meilleur moyen d’échouer ! »

 

Mise à jour : mai 2004.

Source : Pharmag n° 2.

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’étudiant en pharmacie dispose de forums métiers. Des salons, organisés par des associations d’étudiants, où il peut rencontrer les acteurs du monde pharmaceutique et comprendre la diversité de ce secteur. Préparer sa visite est essentiel. Explications.

Pourquoi des forums métiers?

Chaque université de pharmacie organise en moyenne un forum métiers par an. D’importance variable selon les régions, ces rencontres constituent de véritables salons de l’étudiant dédiés à l’univers pharmaceutique. Ils rassemblent généralement la plupart des professionnels du secteur (laboratoires, centres de recherche, répartiteurs…), mais aussi des écoles proposant des troisièmes cycles spécialisés. D’autres salons déconnectés des universités, comme le Forum de l’industrie pharmaceutique organisé les 18 et 19 novembre 2008 à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), permettent également aux étudiants de rencontrer les acteurs du monde pharmaceutique.

Tous concernés

Les forums métiers s’adressent à l’ensemble des étudiants en pharmacie, de la première à la sixième année. Il est conseillé de s’y rendre dès sa première année d’études pour se renseigner sur les activités des entreprises du secteur et prendre contact avec elles soit pour des stages, soit pour se faire connaître dans l’optique d’une future candidature. Avec des exposants d’horizons très variés, ces salons permettent de découvrir la diversité du monde pharmaceutique. Industrie, officine, hôpital ou répartition, tous les acteurs du secteur sont à l’écoute des étudiants pendant ces journées.

Valoriser sa visite

L’événement n’a lieu qu’une fois par an, raison de plus pour l’anticiper ! L’idéal est de se renseigner auprès de l’association organisatrice de son campus et d’obtenir la liste des entreprises, des institutionnels et des thèmes proposés lors des conférences ou en ateliers pendant la journée. Les contacts noués à cette occasion sont privilégiés. Les étudiants ont l’opportunité de proposer leur candidature de vive voix et, parfois, de mettre un pied dans le secteur qui les intéresse. Ils ont donc tout intérêt à préparer leur CV et à répéter leur présentation avant de se rendre à un forum.

Se former et s’orienter

Les forums métiers proposent des conférences de professionnels sur des thèmes variés, comme l’industrie du médicament ou la recherche d’emploi. À ce titre, l’OCP organise plusieurs interventions sur la manière de composer son CV ou sa lettre de motivation. Des ateliers vivants sont également mis en place pour simuler un entretien de stage ou d’embauche. Chaque étudiant doit organiser sa visite en fonction de son objectif : collecte d’informations, recherche d’un job d’été ou prospection d’entreprises. Enfin, adhérer à une association qui coordonne ces forums est aussi un excellent exercice pratique. Ces associations gèrent l’organisation de l’événement de A à Z (réservation du site, positionnement des stands, logistique…). Participer à l’élaboration d’un forum peut se révéler être un atout précieux sur un CV…

 

Témoignage : Béatrice Alliot-Troadec, Chargée de développement RH à l’OCP

Comment faut-il se préparer pour un forum ?

« Les étudiants sont invités à bien consulter les programmes de leur forum ou à se rendre sur le site Internet de leur université, où ils trouveront la liste des participants. Ces derniers s’investissent pour les rencontres avec les étudiants, il leur est donc fortement conseillé de préparer leurs questions, ainsi que leur dossier pour les entreprises ou les institutions qu’ils visent. »

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants ?

« Faites un petit effort de présentation ! Il est vraiment déconseillé de venir en “jean et baskets”. Un étudiant doit garder à l’esprit que ses interlocuteurs sont des employeurs potentiels, que ce soit pour un job d’été ou pour un futur poste. De la tenue jusqu’au dossier de candidature, un étudiant en pharmacie doit avoir une attitude professionnelle. »

Comment monter son dossier de candidature ?

« Avant un forum, les étudiants peuvent trouver des modèles de CV ou de lettres de motivation en ligne pour former leur dossier de candidature. L’idéal étant de personnaliser son CV et surtout sa lettre selon l’entreprise visée. Un étudiant qui se rend pour la première fois sur un forum peut aussi assister aux conférences et aux ateliers de l’OCP pour apprendre à constituer son dossier de candidature. »

Est-il utile d’assister chaque année aux forums métiers ?

« Tout à fait, car, d’une année à l’autre, le marché comme les entreprises évoluent vite. Une société du secteur de la santé peut, selon son activité, lancer une série d’embauches ou recruter de nouveaux stagiaires. Les sociétés ont souvent des postes à pourvoir en région parisienne mais aussi et surtout en province et souhaitent prendre contact avec leur “vivier de pharmaciens”. Il y a donc chaque année des opportunités à saisir pour les étudiants, quel que soit leur niveau ! »

 

Mise à jour : octobre 2008.

Source : Pharmag n° 15.

Même si les stages en officine permettent de se familiariser avec la relation clientèle, celle-ci mûrit généralement au fil des années Dans une pharmacie, un rapport maîtrisé avec les patients et certains bons réflexes se révèlent essentiels pour assurer l’information et éviter les situations conflictuelles. Quelques professionnels livrent leurs conseils pour faire du comptoir un endroit serein et accueillant.

Savoir à qui l’on a à faire

Sans surprise, les clients qui se présentent dans les pharmacies sont en majorité des patients. Des gens souvent inquiets ou en souffrance, pour qui le pharmacien est, au même titre que le médecin, la personne qui va les accompagner dans leur guérison, et donc les rassurer. Il est essentiel de distinguer dès le départ à quel type de client l’on a à faire, en observant leur comportement avant même la prise de contact.

Rester calme et courtois

« La plupart des récriminations que l’on entend au comptoir d’une pharmacie concernent les remboursements. C’est-à-dire des problèmes pour lesquels le pharmacien n’a aucune marge de manœuvre. Dans tous les cas, il faut garder son calme, rester poli et ne jamais céder lorsqu’on est dans son bon droit », explique Christiane Brickman, pharmacien à Clichy. Et quel que soit l’argument d’un patient qui désire un produit pour lequel il n’a pas d’ordonnance, le pharmacien doit toujours refuser en expliquant le motif de non-délivrance.

Créer un climat de confiance

« Hormis les agressions qui requièrent l’intervention de la police, la majorité des patients à problèmes a souvent comme dénominateur commun d’avoir peur. Un état que ces patients expriment en prenant le pharmacien à partie, surtout lorsqu’ils souffrent de pathologies lourdes », précise Christiane Brickman. En cas de conflit latent, le praticien doit donc tout faire pour préserver la confidentialité avec ce patient, de manière à lui prouver qu’il peut avoir confiance et exposer calmement son problème.

Personnaliser la conversation

La pédagogie est la clef d’une relation maîtrisée. « Il est essentiel de conserver un dialogue personnalisé et de ne jamais laisser d’autres personnes s’immiscer dans une conversation. Dans ma pharmacie, j’essaye toujours d’expliquer rapidement et simplement ce que je peux faire pour le patient de manière à ne pas laisser une queue se former et créer ainsi un climat anxiogène, souligne Isabelle Hévin, pharmacien dans le quartier de l’Odéon à Paris. Ce principe est d’autant plus vrai avec les touristes qui pensent que le régime de délivrance des médicaments est le même dans tous les pays… »

 

Pour aller plus loin

Une formation encore empirique

Même si la plupart des pharmaciens sont encore formés sur le tas, il existe aujourd’hui des formations comportementales dispensées par plusieurs organismes. « Pendant mes stages, le responsable de ma pharmacie m’a envoyée suivre une formation de deux jours sur le conseil. Nous avons joué des scènes de vie d’une officine en étant filmés afin d’identifier et de corriger nos défauts, raconte Isabelle Hévin, pharmacien dans le quartier de l’Odéon à Paris. Cet exercice m’a permis de renforcer ma vigilance et d’améliorer mon comportement au comptoir. » À l’heure actuelle, quelques universités comme René-Descartes à Paris ou la faculté de pharmacie de Lyon proposent aussi des UV de marketing et de communication à leurs étudiants. Mais la généralisation de ce type de cursus n’est pas à l’ordre du jour.

La méthode Herrmann

La méthode Herrmann a été fondée dans les années 1975 par Ned Herrmann, chercheur américain et Directeur de la Formation et des Ressources Humaines de la Général Electric. L'approche psycho-comportementale de l'individu par la méthode Herrmann repose sur la théorie selon laquelle chaque individu possède un profil cérébral qui lui est propre et qu'il développe et renforce tout au long de sa vie. En fonction de son milieu socio-culturel, familial, scolaire, professionnel, des expériences et des rencontres successives, chaque personne active et sollicite de façon plus ou moins intense telle ou telle partie de son cerveau.

En savoir plus : www.vscommunication.com

 

Trois questions à Christine Meyer, responsable OCP Formation

Comment faire évoluer l’accueil du client en pharmacie ?

« Améliorer l’accueil en officine passe par la qualité de l’échange au comptoir, mais également par l’aménagement de nouveaux espaces d’attente ou de confidentialité. Avec le vieillissement de la population, l’idée de faire asseoir les patients dans les pharmacies est une piste intéressante. Les personnes pourraient patienter tranquillement assises et pourquoi pas, se voir proposer un rafraîchissement. La lumière et le design de cet espace dédié seraient étudiés afin de favoriser au maximum un climat serein. »

Comment promouvoir ce nouvel « espace pharmaceutique »?

« Plus que du mobilier ou du confort matériel, les pharmacies doivent pouvoir offrir des espaces qui portent une marque “professionnel de santé avec de l’information santé à consulter ou à emporter”. Le patient doit retrouver des signaux, des éléments caractéristiques qui lui indiquent qu’il est dans un espace de santé, où il a droit à une écoute, un dialogue et des explications autour de sa prescription. »

Que propose l’OCP aux pharmaciens en matière de relation avec le client ?

« L’OCP propose de la formation qui inclut le comportement en officine. Une de ces formations continues, baptisée “Professionnaliser le dialogue dans les situations difficiles”, permet aux pharmaciens de mieux communiquer avec les patients atteints de pathologies évolutives graves. Nous proposons aussi “Vendre autrement”, une formation basée sur la méthode Herrmann*, à partir de laquelle le pharmacien apprend à observer son client pour adapter son discours. »

* La méthode Herrmann a été fondée dans les années 1975 par Ned Herrmann, chercheur américain et directeur de la formation et des ressources humaines de General Electric.

 

Mise à jour : février 2008.

Source : Pharmag n° 13.

L’installation est une étape importante dans la vie professionnelle et personnelle d’un pharmacien. C’est une décision qui engage l’avenir. Il convient donc de ne pas se lancer à la légère et de bien préparer son projet, afin de mettre toutes les chances de succès de son côté.

Un métier aux multiples facettes

Gérer une officine est une activité passionnante et variée, qui demande, outre les connaissances en pharmacie, de nombreuses autres compétences. À commencer par celles d’un chef d’entreprise, amené tous les jours à prendre des décisions: faut-il changer l’informatique? augmenter un salarié ? négocier avec un laboratoire des remises ? Gérer une officine exige également de manier des chiffres – ratios de gestion, taux de marge, coûts d’achat, masse salariale – et d’animer une équipe. Manager efficacement n’est pas toujours facile.
Avant de se lancer, il est donc important de juger de ses points forts et points faibles. S’il y a des choses à améliorer, il existe des formations adaptées
à chaque besoin. Renseignez-vous auprès de vos interlocuteurs de l’OCP.

Intégrer la dimension familiale

Autre facteur déterminant à prendre en compte : sa situation de famille. Acheter une officine, c’est évoluer dans un nouvel environnement, un nouveau quartier, découvrir une clientèle… Alors, avant de jeter votre dévolu sur une pharmacie, il est préférable de s’assurer qu’elle correspond bien à vos principales motivations personnelles et à la vie de famille à laquelle vous aspirez. Ainsi, si vous souhaitez consacrer beaucoup de temps à vos proches, pourquoi ne pas préférer la campagne, où les amplitudes d’ouverture sont moindres qu’en ville, ou alors envisager d’emblée une association ?
En outre, si vous choisissez une officine sur la côte, ayez conscience que vous aurez peu de chance d’envisager des vacances avec vos proches, et vos enfants
notamment, durant la période estivale, puisque c’est la haute saison.

Spécialiste ou généraliste ?

Autre type de question à se poser, plus technique cette fois: « Ai-je envie de développer une spécialité dans ma future officine, par exemple en homéopathie
ou en matériel médical ? » Cela correspond à une tendance du marché et à une aspiration d’un nombre croissant de pharmaciens. Avant de se décider, il faut donc
vérifier que son choix répond bien aux attentes de la clientèle. Le matériel médical, par exemple, est a priori plutôt adapté aux besoins d’un gros village à la population âgée.

Une affaire de goût

Le choix d’une pharmacie n’est pas seulement une affaire de chiffre d’affaires ou de marge. Un titulaire passe beaucoup de temps dans son officine. Il est donc important qu’il s’y sente bien, un peu comme chez lui. Cette adéquation dépend de nombreux paramètres : l’environnement, la clientèle, le mode de vie, le climat, l’équipe, les périodes de congés… Alors prenez le temps d’y réfléchir, sans négliger les aspects financiers, qui, bien sûr, restent primordiaux. Et attention aux coups de cœur trop coûteux! Le marché des officines est comme tous les autres, régi par la loi de l’offre et de la demande. Plus on descend vers le sud et plus
on se rapproche de la mer, plus les prix ont tendance à grimper.

Seul ou à plusieurs ?

Vous seul pouvez répondre à cette question, mais une chose est sûre: on ne s’associe pas sans avoir bien pesé le pour et le contre.
Côté pile: l’association permet de répartir les responsabilités et le temps de présence. Il est toujours sécurisant de savoir que quelqu’un peut vous remplacer en cas de besoin. Côté face, les associés doivent très bien s’entendre, dans la durée. En outre, l’officine doit générer un résultat suffisant pour faire vivre plusieurs associés. Une association, c’est un mariage professionnel, une façon de se recruter mutuellement. Il est donc conseillé d’être complémentaires et de rédiger en amont un « règlement intérieur » qui précise les responsabilités de chacun, le choix des vacances, les horaires quotidiens…

 

Témoignages

Jean-Christophe Lauzeral, titulaire à Lourdes (Hautes-Pyrénées)

Vous animez régulièrement dans votre région des stages d’une journée intitulés « Demain je m’installe » : quel en est le contenu ?

« Au cours de la première demi-journée, nous aidons les jeunes pharmaciens à définir le cahier des charges de leur future officine. Quelles sont leurs motivations ? Préfèrent-ils le comptoir ou le management ? Quel est leur budget ? Ont-ils une région de prédilection ? Sont-ils plutôt attirés par un centre-ville, un centre commercial ou la campagne ? Etc. Ce travail préparatoire me paraît incontournable. S’ils n’ont pas une idée précise de ce qu’ils souhaitent, c’est le cabinet de transaction qui risque de choisir à leur place.
L’après-midi, nous apprenons à nos stagiaires comment lire un bilan, en leur montrant que ce n’est pas si compliqué. En se repérant à quelques chiffres clés,
on peut se faire une bonne idée du profil d’une pharmacie. Je ne saurais trop conseiller aux postulants pharmaciens de suivre un tel stage. »

Anne-Laure Coutarel, titulaire à Saint-Aygulf (Var)

« Au départ, je cherchais à m’installer dans les Bouches-du-Rhône, mais il n’y avait pas beaucoup d’offres. Et puis, en travaillant dans une pharmacie de Sainte-Maxime, j’ai découvert le Var. La région m’a plu. Il y a la mer, et d’un coup de VTT, on est dans le massif des Maures. Je cherchais une petite commune pour la convivialité, la relation avec les gens, l’ambiance village. Je savais que ce serait plus cher, mais c’était un choix de qualité de vie. Aussi, quand on m’a proposé une association à Saint-Aygulf, dans la banlieue de Fréjus, j’ai saisi l’occasion ! Le prix était élevé – 110 % du chiffre d’affaires –, mais il y avait du potentiel. D’ailleurs,
le CA a progressé depuis. »

 

Pour en savoir plus

- Jean-Christophe Lauzeral : jclauzeral@wanadoo.fr
- Le site du magazine Pharmacien Manager : www.pharmacienmanager.com

 

Mise à jour : février 2007.

Source : Pharmag Hors-série n° 1.

Le potentiel commercial d’une officine se mesure. Il est essentiel de le connaître avant de s’engager.

88 % du chiffre d’affaires en moyenne

Aujourd’hui, la valeur de cession d’une officine est calculée sur la base de son chiffre d’affaires de l’année écoulée. En France, le prix moyen constaté s’établit à 88 % de ce CA TTC. Toutefois, ce mode de calcul est discuté, sinon discutable.
Il est vrai qu’avec un même CA, la rentabilité d’une pharmacie peut différer sensiblement. Compte tenu des baisses de marge, le terme « rentabilité » devra être à l’avenir le maître mot dans le choix de sa future officine. Pour l’heure, cette baisse de marge n’a pas encore impacté le prix des fonds de commerce, mais il est fort à parier que cela ne saurait tarder. Aujourd’hui encore, la valeur des fonds est la résultante de l’offre et de la demande, parfois même en dehors de toute logique économique.

L’officine et le reste

Des questions préliminaires peuvent déjà éviter quelques soucis. Par exemple : le chiffre d’affaires réalisé et pris en compte dans la valorisation du fonds, comprend-il une maison de retraite ? Si c’est le cas, la prudence voudrait que ce CA spécifique soit enlevé lors de la valorisation. Autre question : quel âge ont les principaux prescripteurs de la pharmacie ? Sont-ils proches de la retraite ? Si oui, seront-ils remplacés ? Les murs sont-ils à vendre ? Et si non, quel est le loyer ? Et où en est le bail ? Quoi qu’il en soit, si le prix proposé est supérieur à 88 %, le surcoût doit être justifié d’une façon ou d’une autre.

La santé financière de l’officine

Étape incontournable: l’étude des bilans et comptes de résultats de l’officine. Quelques chiffres clés doivent être examinés avec attention: le chiffre d’affaires,
la marge, les charges d’exploitation, l’excédent brut d’exploitation, l’évolution des dernières années… Il est fortement conseillé de se faire aider par un expert-comptable et/ou un autre professionnel. Certains disposent de ratios types et de statistiques permettant d’établir des comparaisons avec d’autres pharmacies. On peut aussi apprendre beaucoup de choses en parlant avec le vendeur.

Le B.A. BA de tout commerce

Avant d’acheter une officine, outre sa valeur à l’instant t, il est essentiel d’évaluer son potentiel commercial. Cela passe par la réalisation d’une étude de marché approfondie de la pharmacie, précisant :

  • la zone de chalandise ;
  • les effectifs de la population et son profil (âge, revenus): 60 % des personnes se rendent dans la pharmacie la plus proche de chez eux;
  • l’environnement médical: nombre de médecins généralistes et spécialistes, horaires et jours de consultations…
  • l’environnement social : mairies, écoles, administrations…
  • l’environnement commercial : nature et notoriété des commerces environnants;
  • l’environnement urbain : passages piétons, transports, parkings, sens de circulation, projets immobiliers…
  • l’état de l’officine : des travaux sont-ils à prévoir ?

Certains outils, comme les études de géomarketing, peuvent vous fournir de précieuses données pour évaluer le potentiel commercial réel de votre officine. Sachant qu’en ville, par exemple, ce potentiel peut varier de 1 à 10 dans un rayon de 300 mètres.

La concurrence directe et indirecte

Bien d’autres paramètres doivent encore être pris en compte, notamment la concurrence, à commencer par celle des autres officines.
Combien de pharmacies y a-t-il dans la zone de chalandise ? Quel est leur comportement commercial ? Quels sont leurs points forts, leurs spécialités ? Par exemple, si les titulaires d’une pharmacie voisine sont proches de l’âge de la retraite, il faut s’attendre à ce qu’ils cèdent la place assez vite à un jeune, qui fera sans doute davantage preuve d’« agressivité » commerciale.
D’autres acteurs, type ambulanciers, centres d’orthopédie, centres de parapharmacie, peuvent phagocyter certains pans du marché officinal.

Le profil du titulaire

Autre facteur clé dans la réussite d’une reprise : la personnalité du titulaire précédent. Était-il commerçant ? avenant ? Effectuait-il des portages à domicile ? Avait-il des spécialités (vétérinaires, orthopédie, matériel médical, herboristerie ou autres) ? Était-il engagé dans la vie locale ? Toute évolution par rapport à la situation précédente peut entraîner des réactions positives ou négatives chez la clientèle et jouer sur le chiffre d’affaires. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire, bien au contraire. La clientèle se montre généralement sensible aux efforts que son pharmacien déploie pour mieux répondre à ses besoins.

 

Témoignage de Clément Saltel, pharmacien cadre commercial à l’OCP Metz - Nancy (Lorraine)

Un pharmacien qui s’installe doit-il obligatoirement faire évoluer l’officine

« Oui, il est fortement conseillé lors de l’installation d’apporter quelques modifications au point de vente, même mineures, pour bien marquer le changement de titulaire. Il faut faire prendre conscience à la clientèle de sa volonté d’innover et d’améliorer l’accueil. C’est un signe important et un facteur de fidélisation et de conquête de nouveaux clients. Le titulaire peut se faire
aider par un agenceur ou faire appel aux professionnels de l’OCP. »

Quels conseils donneriez-vous à un pharmacien désireux de s’installer ?

« Se constituer une expérience avant de s’installer. Se forger son opinion sur le métier d’officinal en exerçant des remplacements, en côtoyant des titulaires, des clientèles, des fournisseurs et des modes de gestion différents. Il aura un bagage riche et diversifié qui lui sera précieux le jour où il prendra, à son tour, les commandes de son entreprise. »

 

Pour en savoir plus

- www.moniteurpharmacies.com (rubriques « transaction/achat », puis « bien acheter son officine »)
- La transaction d’officine de F. Pouzaud, aux éditions Le moniteur des pharmacies, 2005

 

Mise à jour : février 2007.

Source : Pharmag Hors-série n° 1.

Cette fois, ça y est. Vous avez identifié l’officine qui correspond le mieux à votre projet, dans la région de votre choix. Une nouvelle étape peut alors commencer : le financement.

L’acquisition d’une officine représente un investissement important. Il convient donc de bien calculer son coup et de garder la tête froide avant de signer quoi que ce soit.

Quelques préalables

- Déterminez vos besoins financiers : loyer, enfants, train de vie, salaire du conjoint…
- Disposez d’un apport personnel, estimé à environ 20 % du montant de l’acquisition. Sans quoi, il y a de fortes chances que les banques se montrent réticentes.
- Renseignez-vous auprès d’intermédiaires afin de connaître le prix des transactions dans votre région.
- Listez toutes les dépenses liées à l’acquisition.
Outre le fonds de commerce, il faut prévoir:

  • les droits d’enregistrement: + 5 % ;
  • la commission de l’agence: entre 3 % et 5 % ;
  • les frais de rédaction d’acte: entre 1 % et 2 % ;
  • les besoins en fonds de roulement, essentiellement le stock, qui représente environ 10 % du chiffre d’affaires ;
  • d’éventuels travaux.

En général, l’addition de tous ces « extra » tourne autour de 20 % du chiffre d’affaires. Ces éléments constituent le plan de financement et permettent de déterminer le montant à emprunter à la banque (en fonction des besoins, de l’apport personnel, du crédit fournisseur…).

L’étude prévisionnelle

Il est temps de lancer une étude prévisionnelle, que l’on pourrait appeler aussi « étude de faisabilité ». Le principe est simple. Il consiste à évaluer, en fonction du chiffre d’affaires prévisionnel et des charges prévisionnelles, si l’officine permettra à l’acquéreur de rembourser son emprunt, de payer ses impôts et de vivre en fonction de ses besoins.
Les quatre éléments clés d’une telle étude sont :
- le prix du fonds ;
- le montant de l’apport personnel ;
- la rentabilité de l’officine, représentée par l’excédent brut d’exploitation (recettes moins les charges courantes, avant remboursement) ;
- l’évolution du marché.
Leur importance respective dans la réussite d’un projet est approximativement de 20, 20, 40 et 20 %. Autrement dit, si vous avez un gros apport personnel mais que la rentabilité de l’officine est mauvaise, il y a de fortes chances pour que le succès ne soit pas au rendez-vous.
Si les conclusions de l’étude prévisionnelle sont négatives, n’insistez pas et cherchez une officine mieux ciblée.

Deux avis valent mieux qu’un

Dans bien des cas, ces études sont réalisées par l’intermédiaire qui s’occupe de la recherche de l’officine. Il est fortement conseillé de réaliser une seconde étude prévisionnelle avec l’aide d’un professionnel indépendant, qui n’est pas intéressé par la vente, comme un expert-comptable ou un répartiteur. L’OCP peut vous établir un prévisionnel d’une durée allant jusqu’à dix ans gratuitement.

Le choix d’un cabinet de transaction

Faire appel à un cabinet de transaction n’est pas une obligation, même si la grande majorité des dossiers passe par leur intermédiaire. Ils connaissent bien le métier et le marché de la pharmacie et peuvent vous conseiller utilement.
Mais ce service a un coût. D’une façon générale, il est recommandé de se faire aider par un expert extérieur qui restera rationnel face aux questions que vous vous posez.

Choisir sa banque

Généralement, c’est le cabinet de transaction qui présente le dossier à la banque. Si vous vous en chargez, faites jouer la concurrence et comparez bien les différentes propositions. Ne vous focalisez pas uniquement sur le taux d’intérêt. Les deux paramètres fondamentaux sont le montant emprunté et les mensualités en euros, intégrant tous les « faux frais » (cautionnements, commissions, assurances, etc.).
La durée de la grande majorité des prêts est de douze ans, mais comme le prix des officines est aujourd’hui élevé, il arrive que certaines banques proposent une durée de quinze ans. Outre les conditions du crédit, étudiez également les prestations complémentaires que la banque vous propose : autorisations de découvert, frais…

Et n’oubliez pas de :

- soigner vos relations avec votre banquier, il est également un partenaire ;
- éviter les montages financiers qui vous amèneraient à rembourser une partie des sommes sur une durée trop courte (par exemple, le stock), ce qui pourrait vous asphyxier financièrement ;
- préférer les taux fixes, qui vous donnent une visibilité sur le long terme ;
- souscrire vos assurances auprès de compagnies spécialisées. Vous bénéficierez de conditions plus avantageuses qu’en les intégrant dans un package bancaire.

 

Témoignage de Sylvie Vankemmel, conseiller en gestion financière à l’OCP

Les échecs au moment de l’installation sont-ils fréquents ?

« Fort heureusement, non ! Sur les 22 700 officines françaises, seule une soixantaine dépose le bilan chaque année, un chiffre très inférieur à la moyenne des entreprises. Pour autant, il faut rester prudent.
Aujourd’hui, le prix de cession des officines est trop élevé. Tout le monde le dit, mais personne ne fait en sorte qu’il baisse. Il faut donc bien réfléchir avant de se lancer dans l’aventure, d’autant que la croissance du marché n’est plus la même depuis quelques années. »

 

Pour en savoir plus

- www.codex.experts-comptables.fr (rubrique « vos préoccupations »)
- www.moniteurpharmacies.com (rubriques « transaction/achat »)

Mise à jour : février 2007.

Source : Pharmag Hors-série n° 1.

Le statut juridique d’une pharmacie dépend le plus souvent d’un choix de vie.

Le choix du statut juridique doit prendre en compte le coût fiscal (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés) et le coût social de chaque structure (cotisations payées par l’exploitant pour sa protection sociale) durant la durée de l’exercice, mais aussi lors de la revente.
On distingue deux catégories d’officines :

  • les officines soumises à l’impôt sur le revenu (IR). Dans cette catégorie (90 % des officines), les deux statuts les plus fréquents sont l’entreprise individuelle, dite aussi « en nom propre », et la société en nom collectif (SNC) pour l’association de pharmaciens ;
  • les officines soumises à l’impôt sur les sociétés (IS). Dans cette catégorie, la forme juridique la plus courante est la société d’exercice libéral (SEL), qui existe essentiellement sous la forme de SELARL. Si les SEL étaient moins de 500 en 1999, il en existe aujourd’hui plus de 2500. La plupart des SEL sont utilisées sans participation extérieure. Elles représentent 40 % des premières acquisitions. La motivation est essentiellement liée au coût moindre durant l’installation. Mais de quoi parle-t-on ?

Un coût fiscal similaire

  • Les officines soumises à l’impôt sur le revenu (IR). La modalité de calcul de l’impôt est identique à celle des particuliers. Elle fonctionne par tranches en fonction du résultat fiscal de l’officine. Il existe aujourd’hui quatre tranches: 5,5 %, 14 %, 30 %, la tranche maximale étant de 40 %.
  • Les officines soumises à l’impôt sur les sociétés (IS). Le résultat fiscal de la société subit un taux d’imposition de 33,33 % au-delà de 38 120 euros (15 % jusqu’à 38 120 euros) et ce, dès le premier euro sans effet de tranches.

À la fiscalité de la société s’ajoute celle du gérant dont la rémunération sera, elle, imposée à l’IR. C’est, par conséquent, une fiscalité additionnelle qu’il faut calculer.
Au final les comparatifs réalisés montrent que l’écart de fiscalité reste faible en faveur de l’IS.

Protection sociale : des écarts réels

Le poids des cotisations acquittées par l’exploitant est bien souvent oublié. Il est aujourd’hui déterminant dans le choix d’une structure à l’IS. Les bases de calcul sont ici différentes. Dans le cas de l’IR, elles portent sur le résultat fiscal, et pour l’IS sur la rémunération versée au gérant. Les sommes versées sont elles-mêmes déductibles du résultat fiscal. Compte tenu de taux de 20 à 30 %, le choix de l’IS permet de réaliser des économies importantes lors de l’exploitation. Cependant, il est nécessaire que la société soit endettée pour justifier ce choix. Ce qui exclut les rachats de parts.

Penser d’emblée à la revente

A priori, les statuts sous IS semblent avantageux puisqu’ils permettent une trésorerie plus favorable. Ce constat doit néanmoins être nuancé car il faut encore intégrer un paramètre fondamental: la revente. Celle-ci s’avère plus difficile et coûteuse dans le cadre de l’IS. En effet, la vente d’une officine peut se faire sous deux formes: la vente des parts ou la vente du fonds.
Deux contraintes sont à prendre en compte avec la vente des parts. Si les banques demandent une garantie personnelle à l’acquéreur qui achète des parts, celle-ci sera difficile à trouver si le prêt est important. En outre, en supposant que le prêt soit accordé, les intérêts ne seront pas déductibles du résultat fiscal et augmenteront l’imposition de la société. Le futur acquéreur sera alors désavantagé. La vente du fonds (ou dissolution) semble ainsi plus aisée. Elle fait perdre tout de même au vendeur la majeure partie des économies réalisées durant la vie de la société du fait de l’imposition à l’IR des réserves constituées.
Il n’existe donc pas de solution idéale. Le choix définitif dépend beaucoup du projet du pharmacien.

 

Témoignage de Philippe Bernard, conseiller en gestion financière OCP

« Lorsqu’on soupèse tous les avantages et inconvénients des deux grandes familles de statuts – impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés –, on s’aperçoit qu’en définitive, le choix de l’une ou de l’autre est un choix de vie. Côté IS, le gérant tirera de son activité des revenus confortables, mais la revente sera plus difficile. Côté IR, ses revenus seront sans doute moindres, mais le capital retiré à la revente plus important. D’autres points sont à prendre en compte, comme la transmission à un proche, les revenus globaux du ménage, le nombre de parts fiscales, la durée d’installation souhaitée (attention à la plus-value plus importante à l’IS).
En tout état de cause, une étude prévisionnelle intégrant les objectifs du futur installé et le calcul de la fiscalité doit être faite. Il n’y a donc pas de statut idéal. Chaque cas est particulier. »

 

Pour en savoir plus

- Assurance maladie des professions indépendantes : www.canam.fr, rubrique « objectif entreprise »
- Agence pour la création d’entreprises : www.apce.com
- Ministère des Petites et Moyennes Entreprises : www.pme.gouv.fr
- Union de recouvrement pour la Sécurité sociale et les Allocations familiales : www.urssaf.fr
- Convention collective nationale de la pharmacie d’officine, La Documentation française

 

Mise à jour : février 2007.

Source : Pharmag Hors-série n° 1.

Jacques Tixier,pharmacien au Bugue, en Dordogne. Installé avec un ami depuis juillet 2006.

« Je me suis installé le 1er juillet 2006, en association avec un ami que j’ai connu à la faculté de pharmacie. J’étais assistant depuis sept ans dans l’officine que nous avons reprise. L’installation s’est faite assez vite. Il y a pas mal de démarches, mais tout s’est bien passé. C’est vrai qu’il s’agit d’un grand changement mais je suis content d’avoir sauté le pas.»

Anne-Sophie Bonelle,future titulaire, à Cholet, dans le Maine-et-Loire.

« Après plusieurs années au poste de commerciale, je vais enfin m’installer et j’en suis très heureuse. C’est un métier passionnant, qui garde une place privilégiée dans le cœur des Français. Il n’y a qu’à voir la façon dont les patients viennent demander conseil pour s’en convaincre. À nous d’être à la hauteur et de répondre à leurs attentes. Et gérer sa propre entreprise est un très beau challenge

Christian Fébrier,pharmacien à Cavaillon, dans le Vaucluse. Installé depuis février 2006.

« Je me suis associé à mon ancienne titulaire, qui souhaitait préparer sa retraite
en douceur. Le duo junior/senior me semble une excellente formule, tant pour le vendeur, lui bénéficie du dynamisme de son nouvel associé, que pour l’acquéreur, qui profite de l’expérience de son aîné. »

Isabelle Moulin, pharmacienne à Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire. Deuxième installation.

« Profitez de vos années passées en tant qu’assistant pour vous intéresser de très près à la gestion de l’officine. Demandez au titulaire qu’il vous montre comment recevoir un représentant, passer une commande, faire une déclaration
de TVA et, surtout, lire un bilan comptable. Quitte à ce que cet apprentissage se fasse en dehors des heures de travail. Tout cela vous sera précieux le jour où vous sauterez le pas.»

Adrien Dupif, pharmacien à Chevrières,dans l’Oise. Installé avec sa femme depuis mai 2005.

« Ce ne sont pas uniquement les critères financiers qui doivent déterminer le choix d’une officine, la qualité de vie est également un élément primordial. On y passe douze heures par jour, alors mieux vaut s’y sentir bien! Personnellement, je voulais m’installer dans un village à la campagne, pour nouer des liens avec les gens et les suivre de façon plus personnelle. Je suis très heureux de faire ce métier. Le rythme de travail est très soutenu mais il me convient. Pour moi, c’est plus facile, car je travaille avec ma femme.»

David Mouron, pharmacien à Bourgoin-Jallieu, dans l’Isère. Installé depuis septembre 2006.

« Pour s’installer, il faut être très bien conseillé, ne pas acheter une officine sur un coup de cœur, sans une analyse approfondie et beaucoup de réflexion. Je sais de quoi je parle. N’ayant pas été aidé au moment de l’achat, j’ai découvert un certain nombre de problèmes au fur et à mesure, qui vont me conduire à renégocier le prix de cession. Je recommande vivement de passer par un intermédiaire professionnel. Mieux vaut payer un peu plus cher au départ pour éviter certains pièges! »

Anne-Sophie Habault, pharmacienne à Échirolles, dans l’Isère. Installée avec son frère depuis septembre 2006.

« Quelques mois après la reprise de l’officine de notre mère, nous nous apprêtons à déménager dans un local beaucoup plus grand, qui nous permettra de développer tout ce que l’on ne pouvait pas faire avant, notamment l’orthopédie et la parapharmacie. Nous travaillons beaucoup, mais j’y crois à fond! »

 

Pour en savoir plus

- Le Guide de l’installation, OCP
- L’Installation du jeune pharmacien, ANEPF
- Code de la consommation, 2006, Éditions Dalloz
- Le Guide juridique et fiscal de la pharmacie : Pharmétudes
- Association française des usagers des banques : www.afub.org
- La Mutuelle d’assurance des pharmaciens : www.madp.fr
- Organisme de financement au service des professions libérales : www.interfimo.fr
- Stage « Demain je m’installe », OCP

Mise à jour : février 2007.

Source : Pharmag Hors-série n° 1.

Chaque étape du cursus d’un étudiant en pharmacie est ponctuée par des stages, obligatoires ou facultatifs. Statut, rémunérations, responsabilités, voici quelques conseils pour comprendre ces périodes de professionnalisation.

Tous les étudiants en pharmacie sont censés travailler en officine pendant leurs études. Mais les stages ne sont pas de même durée, ni rémunérés au même tarif s’ils sont obligatoires ou facultatifs, ou selon l’année validée par l’étudiant. Concrètement, un étudiant gagne en responsabilité et en maturité au fur et à mesure de ses expériences successives. Même progression pour sa rémunération, qui fonctionne au travers de trois coefficients indexés sur sa qualification et sur le nombre d’heures qu’il a effectuées en officine. Chronologiquement, un étudiant peut faire un premier stage professionnel dès qu’il obtient le concours de 1re année. Appelé « stage de découverte », il est rémunéré, facultatif, dure quatre semaines et peut être accompli en officine, à l’hôpital, en laboratoire ou dans l’industrie.

Le premier stage obligatoire

C’est au lendemain de l’obtention de la 2e année que les choses sérieuses débutent avec le « stage officinal d’initiation ». Attention, cette règle varie d’une université à l’autre, car certaines facultés demandent aux étudiants de réaliser ce stage dès la 1re année en poche. Qu’il soit réalisé après la 1re ou la 2e année, l’essentiel est qu’il soit validé avant la 3e année d’études et qu’il dure au moins six semaines. Durant cette période, l’étudiant découvre le monde de l’officine en aidant le pharmacien dans ses classements ou ses recherches diverses. Il apprend alors à reconnaître les médicaments, les éléments de base ou les plantes médicinales ainsi que les doses maximums de certains produits. Vers la fin du stage, l’étudiant peut également assister le pharmacien au comptoir. Enfin, il est essentiel que l’étudiant valide son stage d’initiation auprès de son pharmacien et du jury de son université devant lequel il doit présenter un rapport de stage.

Sous la responsabilité du pharmacien

Une fois ce stage d’initiation validé, un étudiant de 3e ou 4e année peut travailler - et être rémunéré - autant qu’il le souhaite en dehors de ses cours comme « aide en officine ». Un statut qu’il conserve jusqu’à la fin de sa 3e année validée où il acquiert le statut de « préparateur ». Pendant ces deux années, il est toutefois obligé d’effectuer au moins quatre « stages d’application en officine » d’une semaine non rémunérés. Que ce soit comme salarié ou comme stagiaires, le futur pharmacien reste sous la responsabilité du pharmacien pour tous ses actes. En aucun cas, le stagiaire ne peut traiter seul une ordonnance ou prescrire un médicament. Il conserve en effet un statut « d’étudiant en pharmacie » dont chaque démarche demande l’aval du pharmacien.

S’exercer à la pratique professionnelle

Au terme de la 4e année, un autre stage facultatif est également possible. Baptisé «stage de préorientation professionnelle », il dure au minimum quatre semaines et laisse une nouvelle fois à l’étudiant le choix entre l’officine, l’industrie, l’hôpital ou les laboratoires. Pendant la 5e année, appelée aussi « année hospitalo-universitaire », un dernier stage obligatoire, dit « de pratique professionnelle » est exigé par les universités. D’une durée d’un an à mi-temps à l’hôpital ou de six mois équivalent temps plein, il constitue la dernière marche avant l’entrée dans la vie professionnelle car l’étudiant en pharmacie prend de nouvelles responsabilités. Son statut reste alors incertain car l’hôpital n’a jamais défini de statut particulier pour les étudiants stagiaires en pharmacie. Pour les étudiants ayant choisi la filière officine, il reste un stage en 6e année, indemnisé et d’une durée de six mois.

N’hésitez pas à diversifier vos expériences

Trouver une officine pour effectuer ces différents stages ou même décrocher un temps partiel n’est pas toujours simple, et l’offre est parfois limitée, surtout dans certaines agglomérations du Sud de la France. Plusieurs guides et associations sont à votre disposition pour vous aider à bien choisir votre officine. Quel que soit votre niveau, n’hésitez pas à diversifier vos stages, y compris dans des pharmacies éloignées de votre lieu d’étude. C’est la richesse de vos expériences, ainsi que la variété des symptômes auxquels vous vous confronterez qui renforceront votre savoir-faire de pharmacien !
 

Pour en savoir plus

  • Guide de pratique professionnelle (distribué en 6e année) et Guide de stage officinal d’initiation (distribué en 2e année) édités par le Collège français des pharmaciens conseillers et maîtres de stage.
  • Jean-Marie Gazengel, secrétaire général du Collège français des pharmaciens conseillers et maîtres de stage. jean-marie.gazengel@unicaen.fr
  • www.anepf.org

 

 

La rémunération des étudiants en pharmacie*

Pour les étudiants en pharmacie, en 3e, 4e, 5e ou 6e année et ayant effectué le 1er stage obligatoire :

  • ayant moins de 350 h de pratique officinale : coefficient 230, soit 8,79 €/h ou 1 333,62 €brut mensuel pour 35 h par semaine ;
  • ayant plus de 350 h de pratique officinale : coefficient 300, soit 11,47 €/h ou 1 739,50 €brut mensuel pour 35 h par semaine.

Pour le remplacement d’un titulaire
Après validation de la 5e année et du stage de pratique professionnelle : coefficient : 330, soit 12,62€/h ou 1 913,45 €brut mensuel pour 35 h par semaine.
* Au 1er juillet 2006 - Source : ministère de la Santé.

 

Mise à jour : février 2007.

Source : Pharmag n° 10.

Le cursus pharmaceutique est jalonné de nombreux stages qui permettent aux étudiants d’acquérir de l’expérience professionnelle mais aussi de choisir la voie qui leur convient le mieux !

1er CYCLE (1re et 2e années)

Stage de découverte : 1 mois entre la 1re et la 2e année (facultatif)

Les étudiants découvrent le monde du travail dans le domaine de la santé. Ce stage peut être effectué en officine, dans l’industrie, en hôpital ou dans un laboratoire. Ce stage est organisé différemment selon les facultés.

Stage officinal d’initiation : 6 semaines avant la fin de la 2e année

Stage effectué dans une officine agréée par l’université et se situant dans la même région. Le stagiaire apprend le fonctionnement de l’officine, commence à connaître quelques médicaments, leur rôle et les pathologies auxquelles on les associe.

2e CYCLE (3e et 4e années)

Stage de préorientation professionnelle : 4 semaines en fin de 4e année (facultatif)

Ce stage est à effectuer en officine, dans l’industrie, en hôpital ou dans un laboratoire. Il permet aux étudiants de conforter leur choix de filière et en particulier celui de l’industrie qu'ils n'ont jamais connue pendant leur cursus. Ce stage peut être validé comme unité d’enseignement de préorientation professionnelle.

Stage d’application en officine : 2 semaines en 3e et 2 semaines en 4e année

Ces passages en officine viennent illustrer les enseignements coordonnés. Ils ont pour objectif de faire découvrir la pratique professionnelle par une analyse des protocoles thérapeutiques et le suivi pharmaceutique du patient sur les thèmes des enseignements coordonnés traités pendant l'année à la faculté.

3e CYCLE (5e année hospitalo-universitaire)

Stage Hospitalier : 1 an à mi-temps le matin ou 6 mois équivalents à temps plein

Il se déroule dans des unités de soins ou dans des services de pharmacie ou de biologie. L’étudiant, assimilé à un pharmacien externe, acquiert une expérience complémentaire aux enseignements de la faculté, relative au contact avec le malade, au personnel infirmier et aux médecins. Certains étudiants préfèrent tenter une expérience à l’international et partent en échange ERASMUS.

3e CYCLE COURT (6e année)

Stage de pratique professionnelle : 6 mois à temps plein

Dernier stage du cursus, il permet aux étudiants d’acquérir un maximum d’expérience en officine ou en industrie avant d’exercer personnellement. Ils doivent, entre autres, maîtriser les posologies, effectuer les préparations magistrales, savoir élaborer et rédiger une opinion pharmaceutique…

3e CYCLE LONG (internat - 6e à 9e années)

Pratique en milieu Hospitalier (sur concours) : 8 sessions de 6 mois à temps plein

L’interne, qui est rémunéré, participe activement au bon déroulement du service dans lequel il se trouve. Il participe aussi aux gardes de nuit et aux astreintes.

Jusqu'au Diplôme d'Etat de Docteur en pharmacie

 

Mise à jour : janvier 2006.

Source : Pharmag n° 7.

Après la rédaction et l’envoi du CV, place à l’entretien d’embauche et sa sélection obligatoire… Une rencontre indispensable entre recruteur et candidat, qui doit permettre de convaincre et d’en apprendre un peu plus sur le poste convoité.


Avant


- Renseignez-vous sur l’entreprise. Connaître son secteur d’activité et ses chiffres clés (le chiffre d’affaires, le nombre de salariés…) vous permettra de montrer votre intérêt pour la société.
- Maîtrisez votre CV. Les informations qu’il contient doivent correspondre à celles que vous communiquerez à l’oral ; rien ne serait plus gênant que de ne plus savoir où vous travailliez l’année dernière…
- Préparez-vous aux questions délicates en réfléchissant en amont aux réponses à formuler. On pourrait vous demander de vous présenter rapidement, de citer points forts et points faibles, principales réussites et principaux échecs… L’objectif est de rassurer le recruteur sur vos compétences, votre potentiel et leur adéquation avec le poste à pourvoir.
- Choisissez une tenue appropriée à l’événement, qui correspond de préférence à l’entreprise briguée. Si vous hésitez, mieux vaut toujours être trop habillé que pas assez, tout en restant sobre bien sûr…
- Sélectionnez les documents à présenter, uniquement si le recruteur vous le propose ; attention, là aussi, il est déconseillé d’en faire trop. N’apportez que l’essentiel : quelques exemplaires de votre CV avec photos d’identité, la copie d’un diplôme significatif, éventuellement celle d’une lettre de recommandation.
- N’arrivez pas en retard : une avance de 5 à 10 minutes est conseillée. Il est souhaitable également d’identifier au préalable l’itinéraire et le temps de transport requis.


Pendant


- Ne négligez pas le premier contact qui est très important, l’impression qu’il laisse est en effet souvent la bonne…
- Dans un premier temps, laissez parler votre interlocuteur en répondant simplement à ses questions ; soyez honnête et direct dans vos réponses. Il n’est bon ni de se surestimer ni de se sous-évaluer.
- Dans une juste mesure, n’hésitez pas à poser des questions sur l’entreprise, le poste, les conditions de travail, les objectifs à court et moyen termes.
- Évitez de paraître extérieurement tendu et nerveux en bougeant trop les mains ou en coupant maladroitement la parole de votre interlocuteur par exemple.
- À la fin de l’entretien, ne demandez pas au recruteur ce qu’il a pensé de vous. Celui-ci a besoin de temps pour mûrir sa réflexion ; de plus, cela pourrait traduire votre impatience ou votre anxiété.


Après


- Quelques heures après l’entretien, vous pouvez envoyer un court mail de remerciement et de synthèse de la discussion ; cela montrera votre implication et votre compréhension de l’entreprise et du poste sollicité.
- Relancez le recruteur huit jours après le rendez-vous, cela lui laissera le temps de prendre sa décision. Il n’y a pas de « timing » type, mais en moyenne, un recrutement peut s’étendre sur 2 à 3 semaines et nécessiter plusieurs rendez-vous ; tout dépend du poste, du nombre de candidats qui ont postulé et de la politique de recrutement en vigueur dans l’entreprise, montrez-vous donc patient !


Mise à jour : avril 2005.


Source : Pharmag n° 5.

Pierre-Olivier Philippe est Consultant au sein du cabinet de recrutement Philial, spécialisé dans l’industrie pharmaceutique.

Comment se déroule une procédure de recrutement ?

« Lorsque nos clients, tels que les laboratoires ou les répartiteurs, font appel à nous, c’est pour les aider à présélectionner les candidats. Nous essayons alors de recueillir le maximum d’informations sur le poste proposé et le profil recherché, et de remplir notre rôle de conseil. Nous consultons ensuite une base de données de candidats, régulièrement mise à jour. La vérification des informations, tant au niveau des candidatures que des offres proposées, est très importante. Nous évaluons ensuite essentiellement sur les compétences et le degré d’expertise. Et chaque candidat reçoit une réponse, même si le profil ne correspond pas. »

Quels sont vos critères de sélection ?

« Nous regardons la formation et l’expérience du candidat, en essayant de les faire coïncider au maximum avec les attentes du client. La partie psychologique vient ensuite. Plus on connaît un client, plus on sait vite si ça va coller. Pour les jeunes candidats, il est important d’identifier les potentiels et de les laisser se développer. Bien sûr, les aspects pratiques, comme la localisation du poste, le salaire et le timing comptent aussi. »

Quels conseils donneriez-vous pour réussir un entretien ?

 « Il faut préparer son rendez-vous en apprenant à se présenter de façon structurée, à expliquer ses choix de cursus, ses spécialisations, ses expériences professionnelles, à montrer ses atouts aussi. Il faut savoir se mettre en avant, tout en restant naturel. Pour cela, en amont, chaque candidat peut s’entraîner à l’oral. Enfin, après l’entretien, il est bon de passer un coup de fil pour livrer au recruteur une courte analyse de la situation. »

Mise à jour : avril 2005.

Source : Pharmag n° 5.

Pour faciliter l’entrée sur le marché de l’emploi, il est plus que jamais conseillé de songer dès vos années d’études à votre projet professionnel. Suivre une formation adaptée à vos envies, développer des compétences spécifiques, une expérience du terrain et un réseau professionnel sont autant de clés pour y parvenir…

Suivez une formation complémentaire

Les formations complémentaires telles que les master permettent de se spécialiser dans des secteurs industriels comme la production et les affaires réglementaires, ou d’acquérir des compétences dans des domaines variés comme le marketing et la sécurité sanitaire dont le marché du travail est friand. D’autres formations sont également proposées par les universités ou les écoles de commerce et de gestion de votre région, renseignez-vous!

Cultivez votre réseau professionnel

Participer aux forums carrière organisés par les universités pour rencontrer professionnels et experts, s’investir dans des associations étudiantes et entretenir des liens avec les anciens une fois diplômés sont les principaux éléments qui participent à la construction de votre réseau professionnel, désormais essentiel.

Diversifiez vos stages

Les stages permettent d’acquérir les premières expériences professionnelles, devenues indispensables à l’embauche. Ils ne doivent pas être choisis par hasard mais correspondre à un vrai projet professionnel, réfléchi en amont. Pour décrocher le stage qui vous convient le mieux, il ne faut pas hésiter à faire quelques kilomètres supplémentaires ni à diversifier, au cours des études, les entreprises ou officines d’accueil

Apprenez l’anglais

Parler une langue étrangère en général et l’anglais en particulier est un atout de taille pour tous les jeunes diplômés. Chez les recruteurs, la connaissance d’une langue est en effet de plus en plus demandée.

Maîtrisez l’informatique

L’informatique, outil incontournable, intervient à tous les niveaux de l’entreprise et s’avère nécessaire pour occuper des postes à responsabilité dans la logistique, la qualité ou encore la distribution.

 

Mise à jour : novembre 2004.

Source : Pharmag n° 3.

Les conseils de Jean-François Roquet, Président de Syntec recrutement, syndicat des cabinets de conseil en recrutement. Jean-François Roquet est également DG associé du cabinet FSC, spécialisé dans le recrutement de cadres pour l’industrie pharmaceutique.

Quel est l’état du marché de l’emploi dans le secteur pharmaceutique?

« L’industrie pharmaceutique est, et reste, l’un des bastions de l’emploi en France. Toutefois, l’évolution générale constatée sur le marché de l’emploi se vérifie aussi dans le secteur de la pharmacie, où l’on peut désormais rentrer sous forme de Contrats à Durée Déterminée (CDD), de stages transformables en CDD ou encore de prestations de services. Et aujourd’hui, on ne peut plus dire comme il y a vingt ans que l’on restera toute sa vie dans la même entreprise pharmaceutique! C’est vrai que les nombreuses fusions en cours, qui entraînent le gel temporaire des embauches pour éviter de créer des doublons, ne favorisent pas l’emploi. Ainsi, depuis deux à trois ans, le volume d’embauches a ralenti. Mais il y a de nouveaux venus sur le marché, comme les laboratoires de génériques. Les organismes de tutelle, les maisons de retraite, les compagnies d’assurances, les sociétés de matériel médical et les sociétés de prestations de services proposent également de nombreux postes.»

Quels sont les postes les plus recherchés?

« Tout ce qui touche au marketing et au commercial représente le nerf de la guerre. Aux jeunes diplômés, on peut proposer par exemple des postes de chef de produit voire la possibilité d’entrer dans l’industrie par le biais de la visite médicale à condition de disposer du diplôme correspondant. Les secteurs des affaires réglementaires, du business développement, de la distribution et du contrôle qualité sont également très porteurs. »

Quel regard portez-vous sur la formation des étudiants en pharmacie?

« Il est clair que le diplôme de pharmacien est très prisé dans l’industrie pharmaceutique. Culturellement et historiquement, les entreprises françaises préfèrent recruter des diplômés qui sortent d’une école ou d’une filière sélective et reconnue comme la faculté de pharmacie. Mais même en faisant pharmacie, depuis une dizaine d’années, il est plus avantageux de compléter son cursus par une deuxième formation, en Marketing ou en Qualité. »

Sont-ils assez informés?

« Les étudiants sont mal renseignés sur les possibilités offertes par leur diplôme. Je suis moi-même interloqué par le gouffre qui sépare les étudiants de leurs futurs employeurs; il y a une inadéquation entre l’offre et la demande. Pour y remédier, les étudiants doivent chercher eux-mêmes l’information, en allant dans les salons professionnels, en surfant sur les sites spécialisés comme celui du Leem, le syndicat des entreprises du médicament, en se renseignant auprès des services de communication des laboratoires… J’ai coutume de dire que les plus curieux sont les mieux informés, et les mieux informés sont les plus forts! »

Quelle importance accordez-vous aux stages ?

« Le stage est la meilleure porte d’entrée dans l’entreprise. La qualité d’un stage peut vraiment faire la différence sur un CV, d’autant que si les étudiants reçoivent la même formation et obtiennent le même diplôme, ce sont les stages qui font leur originalité. Le choix de l’entreprise et les fonctions que l’on y occupe pendant le stage sont donc essentiels. En ce sens, au moment de postuler, il est très important de bien connaître les activités de l’entreprise! »

Quel est l’état du marché de l’emploi dans le secteur pharmaceutique?

« L’industrie pharmaceutique est, et reste, l’un des bastions de l’emploi en France. Toutefois, l’évolution générale constatée sur le marché de l’emploi se vérifie aussi dans le secteur de la pharmacie, où l’on peut désormais rentrer sous forme de Contrats à Durée Déterminée (CDD), de stages transformables en CDD ou encore de prestations de services. Et aujourd’hui, on ne peut plus dire comme il y a vingt ans que l’on restera toute sa vie dans la même entreprise pharmaceutique! C’est vrai que les nombreuses fusions en cours, qui entraînent le gel temporaire des embauches pour éviter de créer des doublons, ne favorisent pas l’emploi. Ainsi, depuis deux à trois ans, le volume d’embauches a ralenti. Mais il y a de nouveaux venus sur le marché, comme les laboratoires de génériques. Les organismes de tutelle, les maisons de retraite, les compagnies d’assurances, les sociétés de matériel médical et les sociétés de prestations de services proposent également de nombreux postes.»

Quels sont les postes les plus recherchés?

« Tout ce qui touche au marketing et au commercial représente le nerf de la guerre. Aux jeunes diplômés, on peut proposer par exemple des postes de chef de produit voire la possibilité d’entrer dans l’industrie par le biais de la visite médicale à condition de disposer du diplôme correspondant. Les secteurs des affaires réglementaires, du business développement, de la distribution et du contrôle qualité sont également très porteurs. »

Quel regard portez-vous sur la formation des étudiants en pharmacie?

« Il est clair que le diplôme de pharmacien est très prisé dans l’industrie pharmaceutique. Culturellement et historiquement, les entreprises françaises préfèrent recruter des diplômés qui sortent d’une école ou d’une filière sélective et reconnue comme la faculté de pharmacie. Mais même en faisant pharmacie, depuis une dizaine d’années, il est plus avantageux de compléter son cursus par une deuxième formation, en Marketing ou en Qualité. »

Sont-ils assez informés?

« Les étudiants sont mal renseignés sur les possibilités offertes par leur diplôme. Je suis moi-même interloqué par le gouffre qui sépare les étudiants de leurs futurs employeurs; il y a une inadéquation entre l’offre et la demande. Pour y remédier, les étudiants doivent chercher eux-mêmes l’information, en allant dans les salons professionnels, en surfant sur les sites spécialisés comme celui du Leem, le syndicat des entreprises du médicament, en se renseignant auprès des services de communication des laboratoires… J’ai coutume de dire que les plus curieux sont les mieux informés, et les mieux informés sont les plus forts! »

Quelle importance accordez-vous aux stages ?

« Le stage est la meilleure porte d’entrée dans l’entreprise. La qualité d’un stage peut vraiment faire la différence sur un CV, d’autant que si les étudiants reçoivent la même formation et obtiennent le même diplôme, ce sont les stages qui font leur originalité. Le choix de l’entreprise et les fonctions que l’on y occupe pendant le stage sont donc essentiels. En ce sens, au moment de postuler, il est très important de bien connaître les activités de l’entreprise ! »

 

Pour en savoir plus

www.fsc-consultants.fr

 

Mise à jour : novembre 2004.

Source : Pharmag n° 3.

Exercice délicat, la lettre de motivation est le seul document qui doit accompagner votre CV. Son objectif n’est pas de répéter les informations du CV, mais de les développer, toujours selon les attentes du recruteur. Cette lettre doit résumer en une page votre motivation, vos compétences et vos points forts. Là encore, la présentation est très importante.

Règles générales

- Soyez franc et accrocheur, optez pour un style sobre et affirmatif.
- Faites bien attention à l’orthographe.
- Précisez en haut à gauche de la lettre vos coordonnées (nom, prénom, adresse, téléphone et mail) et en dessous à droite celles de l’entreprise. Indiquez si possible le nom de votre interlocuteur et sa fonction.
- N’oubliez pas de dater votre lettre et la référence de l’annonce à laquelle vous répondez s’il y en a une.

Cinq étapes

1. Expliquez les raisons qui vous ont poussé à postuler dans cette entreprise. Pour cela, il est nécessaire de bien connaître les activités de la société.
2. Présentez vos compétences en insistant sur les points forts, en corrélation avec le poste sollicité.
3. Annoncez votre CV, joint à la lettre.
4. Proposez un entretien au cours duquel vous pourrez détailler votre profil et exposer plus en profondeur votre motivation.
5. Ne négligez pas la formule de politesse. Celle-ci peut être de plusieurs types. Deux exemples : « Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées » ou « Je vous prie de croire, Madame, à l’assurance de ma considération ».

 

En savoir plus

- Conseils pour rédiger CV et lettres de motivation efficaces vous sont proposés sur http://www.jeunedip.com, un site Studyrama.

 

Mise à jour : mai 2004.

Source : Pharmag n° 2.

Témoignage de Christine Farran, Responsable du développement des Ressources Humaines à l’OCP. Mai 2004.

Quelles sont vos principales recommandations ?

« Avant tout, il faut faire relire son CV par un tiers. Cela permet de vérifier l’orthographe et de tester sa lisibilité. Dans la lettre, le discours doit être adapté à l’entreprise et au poste convoité. Par ailleurs, une carte de visite ou un simple message dans un mail, tel que « Veuillez trouver ci-joint mon CV », ne font pas office de lettre de motivation ! Il faut également faire preuve d’attention. Il m’est déjà arrivé de recevoir un CV destiné à une autre société ou une enveloppe timbrée avec deux feuilles blanches à l’intérieur… »

Que regardez-vous en premier, et accordez-vous autant d’importance à la forme qu’au fond ?

« Pour les jeunes diplômés, je regarde en priorité la formation, les stages puis les expériences complémentaires. C’est vrai que la forme est importante. Même si le candidat n’a pas beaucoup d’expériences, une bonne présentation est un atout. Par exemple, il faut éviter les CV sous forme de tableaux, les CV sur plusieurs pages ou les couleurs extravagantes. La sobriété est toujours efficace ! »

 

Mise à jour : mai 2004.

Source : Pharmag n° 2.

Conseils pratiques pour mettre un maximum de chances de votre côté… même s’il n’existe pas de recette miracle.

Règles générales

- Un CV doit être dactylographié, jamais manuscrit.
- Soyez précis et concis. Un style télégraphique facilite une lecture rapide et efficace.
- N’écrivez que l’essentiel. Le CV ne doit pas résumer toute votre vie mais présenter les éléments nécessaires au recrutement. Certaines informations seront à développer dans la lettre de motivation ou à présenter lors de l’entretien.
-Évitez les CV recto verso ou sur deux pages, une seule suffit !
- Adaptez votre CV à l’entreprise qui recrute. Votre parcours et vos objectifs professionnels doivent correspondre au poste auquel vous postulez.
- Relisez-vous, les fautes d’orthographe ne sont pas autorisées !
- Valorisez-vous sans contourner la vérité.

État civil

- Toujours en haut à gauche.
- Si vous avez un répondeur ou une messagerie, attention au message diffusé.
- Ne joignez une photo que si elle est de bonne qualité et vous met en valeur.

Formation

- Pour un étudiant ou jeune diplômé, il est conseillé de commencer par cette rubrique.
- Optez pour un ordre chronologique, de préférence du plus récent au plus ancien diplôme.
- N’hésitez pas à indiquer vos spécialisations.

Expériences professionnelles et stages

- Citez en premier l’année, puis le nom de l’employeur et le poste occupé.
- Préférez une présentation du plus récent au plus ancien poste occupé.
- Exprimez précisément le contenu de vos expériences ; des responsabilités exercées aux résultats obtenus.
- Détaillez en particulier les expériences qui correspondent le mieux au poste recherché.

Langues et informatique

- Même si parler une langue étrangère est un plus, ne surestimez pas votre niveau.
- Pour les langues, quatre options s’offrent à vous : notions/scolaire/courant/ bilingue.
- Indiquez les logiciels informatiques que vous maîtrisez.

Divers

- Citez vos loisirs et sports pratiqués en ne mentionnant que l’essentiel.
- Privilégiez l’originalité. Beaucoup d’étudiants aiment aller au cinéma !
- Si vous êtes titulaire d’un permis, avez vécu à l’étranger ou faites partie d’une association, indiquez-le.

 

En savoir plus

- Conseils pour rédiger CV et lettres de motivation efficaces vous sont proposés sur http://www.jeunedip.com, un site Studyrama.

 

Mise à jour : mai 2004.

Source : Pharmag n° 2.

Chambres, foyers, colocations… Louer son logement constitue souvent un parcours du combattant pour l’étudiant. Malgré un marché locatif très différent entre Paris et la province, il est bon de connaître les règles et les bons plans qui faciliteront vos démarches.

Dans la jungle des offres

L’idéal pour un étudiant consiste à décrocher une chambre universitaire (environ 200 €/mois). Prioritairement attribuées aux boursiers, elles sont gérées par les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS), et sont très difficiles à obtenir… Dans le parc privé, les petits meublés, dont les baux vont de neuf mois à un an, sont aussi de bonnes affaires (environ 450 €/mois). Un peu plus chères, les résidences-services étudiants demandent aussi des loyers modérés (candidature en ligne). Enfin, même si ce n’est pas leur fonction, les foyers de jeunes travailleurs acceptent les étudiants, mais pour de courtes durées… Concernant les agences immobilières, évitez toujours les vendeurs de listes et préférez la recherche en ligne, notamment sur De particulier à particulier.

Colocation et menus services…

Miser sur la colocation vous garantit un loyer réduit. Méfiance tout de même, car au-delà du colocataire amateur de guitare électrique, le bail de colocation comprend une « clause de solidarité » pour le loyer. Si un colocataire ne paie pas sa part, le propriétaire peut demander aux autres de la régler ! Si l’un des colocataires s’en va, il ne récupérera son dépôt de garantie qu’à la fin du bail. Il est donc prudent de signer un bail nominatif par chambre avec désignation des parties communes… Certains propriétaires louent aussi des chambres de leur résidence principale contre « services ». Une location à sceller par contrat et qui ne doit pas impliquer plus d’une dizaine d’heures de travail hebdomadaire. Méfiez-vous des propriétaires qui évoquent des «services négociables», leurs intentions sont souvent peu louables…

Enfin chez soi!

Si vous optez pour un logement du parc privé, le bailleur vous demandera plusieurs choses, à commencer par une caution. Si personne dans votre entourage ne peut se porter garant de la somme empruntée, il existe des solutions. Le LOCA-PASS®, qui s’inscrit dans le cadre du 1 % logement, vise à faciliter l’accès à la location. Il permet de bénéficier d’une avance sur le loyer et d’une garantie du paiement de ce dernier en cas de coup dur. Il représente une garantie satisfaisante pour les propriétaires. Avant de signer votre contrat, inspectez scrupuleusement les lieux, surtout le chauffage, les sanitaires, et l’ascenseur dont les coûts se retrouvent dans vos charges. Vérifiez aussi fenêtres, robinets et volets avant de signer cet état des lieux joint à chaque exemplaire du contrat de location (dans les meublés, un inventaire mobilier est vivement recommandé). Enfin, tout locataire doit souscrire une assurance couvrant les risques locatifs (sauf en chambre meublée ou en foyer). En cas d’omission, le propriétaire a le droit de résilier le bail.

ALS et APL

Il existe deux grandes aides au logement en France métropolitaine : l’aide au logement sociale (ALS) et l’aide personnalisée au logement (APL). Attribuée par les caisses d’allocations familiales (CAF), l’ALS concerne tous les logements (environ 130 €/mois). Pour l’obtenir, vos ressources ne doivent pas dépasser 11 500 € par an, votre logement doit être votre résidence principale (et non un appartement familial) avec un bail et des quittances à votre nom… L’APL ne concerne que les logements conventionnés par l’État (principalement HLM et logements CROUS) et répond à des exigences similaires à celles de l’ALS.

 

Pour aller plus loin : Droits et devoirs des locataires

Vos droits

Au début et à la fin d’une location, vous devez faire un état des lieux. Avant de signer votre bail, vérifiez qu’il mentionne la date et la durée de la location. Si le propriétaire est une personne physique, le bail légal est de trois ans (sauf cité U, foyers…). Quel que soit le versement, demandez un reçu (quittances obligatoires pour obtenir l’APL!). En fin de bail, le préavis légal est de trois mois, sauf en cas de licenciement (un mois). Enfin, un propriétaire ne peut augmenter le loyer que si le bail le prévoit et s’il en a informé le locataire six mois avant la fin du bail.

Vos obligations

Les devoirs du locataire sont simples, à commencer par payer le loyer et utiliser les locaux loués en fonction de leur usage. Le locataire doit par ailleurs assurer son logement et l’entretenir en assurant certaines réparations (fixées par décret). La loi demande qu’un locataire paye son loyer et ses charges jusqu’à échéance de son préavis, mais il n’est pas tenu de régler la totalité d’un mois commencé, surtout si le logement a été reloué avant l’échéance de son bail.

 

Pour en savoir plus

- http://www.crous.fr/
- http://www.adele.org/
- Liste des foyers de jeunes travailleurs en Île-de-France : http://www.fjt-idf.fr/
- Trouver une chambre contre services : http://www.concordalogis.com/
ou http://www.zetudiants.net/
- Trouver un logement vide ou meublé sur : www.pap.fr, www.location-etudiant.com ou www.campusvert.com
- Pour obtenir l’ALS et l’APL : http://www.caf.fr/
- Liste des associations de défense des locataires, informations pratiques sur les différentes formules pour se loger, aides financières... : http://www.mapiaule.com/
- Un répertoire professionnel avec toutes les adresses utiles : http://www.hotfrog.fr/Produits/Logement-etudiant
- Les informations sur le LOCA-PASS : www.aidologement.com, www.locapass.fr
- Sous-location : quelles sont les règles ? www.easycoloc.com/sous-location.php

 

Témoignages

Fabien Biava, étudiant en 6e année de Pharmacie à Limoges

« Trouver une location de courte durée »
« Ayant obtenu un stage à l’OCP Paris, j’ai cherché un appartement en Île-de-France. J’ai d’abord essayé de louer à distance via des sites Internet et en m’informant auprès du Centre régional d’information jeunesse mais sans succès… Je suis donc monté à Paris en mars où j’ai d’abord été hébergé chez des amis pendant un mois. Mon problème était de trouver une location pour trois mois. Les logements entre particuliers étant énormément demandés, j’ai finalement trouvé un studio dans une résidence de courts séjours, auquel j’ai accédé en remplissant un formulaire de candidature en ligne. Malgré le coût, ce système est intéressant pour tous ceux qui cherchent des locations de courte durée. »

Sabrina Bouheraoua, étudiante en 4e année de pharmacie à Lyon

« Eviter les agences qui vendent des listes d’appartements ! »
« J’ai déménagé de Paris à Lyon pour effectuer ma 4e année de pharmacie et vivre avec mon copain. Dès mon arrivée à l’automne 2008, nous nous sommes mis à la recherche d’un appartement plus grand, principalement sur Internet. Nous avons évité les agences qui vendent des listes d’appartements. Après avoir visité une trentaine de biens, nous sommes finalement passés par un cabinet de notaires qui nous a loué une petite maison dans un joli quartier de Lyon. Je ne savais pas que les notaires faisaient de la location. Ils demandent des frais plus élevés que les agences, ce qui peut rebuter, mais au final ils proposent des loyers plus justes car calculés sur des indices officiels. Un conseil, ayez toujours un dossier à jour avec les photocopies nécessaires, cela démontre votre réactivité et votre sérieux aux propriétaires. »

Mise à jour : mai 2009.

Source : Pharmag n° 17.


Vous faites peut-être partie des 1 300 000 étudiants* qui, comme chaque année, vont partir à la recherche d’un appartement pour la prochaine rentrée. Il est temps de définir le logement qui vous convient et de répertorier les aides auxquelles vous avez droit. Retrouvez dans cette rubrique toutes les infos et conseils pour faciliter vos démarches.

Les différents types de logement

L’appartement de ville en location

 Les principaux acteurs du marché locatif sont les agences immobilières, certaines étant spécialisées dans le logement étudiant. Si vous optez pour la colocation, plusieurs sites internet lui sont dédiés : www.appartager.com, www.portail-colocation.com,www.e-cologis.com ou www.recherche-colocation.com. La plupart des CROUS ont développé sur leur site des offres de « logement en ville ». L’objectif étant de faciliter le rapprochement des propriétaires privés et des étudiants. Attention, quel que soit votre choix, les rotations de logement étudiant se faisant généralement entre juin et octobre, commencez vos recherches avant l’été!

Les résidences universitaires publiques

530 résidences, gérées par les CROUS, proposent chaque année plus de 150000 chambres étudiantes. Pour en bénéficier, la demande est à faire sur le même dossier que celui de la bourse, à remettre entre le 15 janvier et le 30 avril de l’année qui précède la rentrée universitaire. Il s’agit du DSE, le Dossier social étudiant, téléchargeable via Internet (http://dse.ac-paris.fr). Différents critères sociaux rentrent en ligne de compte pour l’attribution d’une place. Une fois accordé, le logement est mis à disposition pour une durée de 9 à 12 mois. La demande d’attribution doit être renouvelée annuellement.

 Les résidences étudiantes privées

 Ces résidences se situent à proximité des facultés ou en centre-ville. Les locations peuvent se faire à tout moment de l’année et parfois même sur de courtes durées. Les démarches et les conditions d’admission sont les mêmes que pour une location « classique ». Tous les renseignements sont disponibles auprès des gestionnaires concernés. L’association Adele (www.adele.org) regroupe l’ensemble de ces gestionnaires et recense au total 120 000 logements.

 Les foyers

Les foyers accueillent les étudiants en chambre individuelle ou à partager pour la durée de l’année universitaire. Les coordonnées de tous les foyers sont disponibles sur le site de l’Union nationale des maisons d’étudiants (www.unme-asso.com).

 Le logement social étudiant

Les organismes HLM disposent de 80 000 logements en résidences étudiantes. Ces logements, souvent meublés et situés en périphérie des grandes villes, sont attribués sur critères sociaux. Les demandes sont à faire dès le début de vos recherches auprès de l’office HLM de la ville où vous étudiez.

L’hébergement intergénérationnel

Ce nouveau concept, qui se développe progressivement dans les grandes villes, repose sur l’hébergement gratuit d’un étudiant chez des personnes âgées en contrepartie de quelques services. Les associations disposant d’offres de ce type sont organisées par région ou même par ville et peuvent être contactées via leur site en faisant une recherche par Internet.

 

Les aides au logement

Le logement pouvant représenter jusqu’à 60 %** du budget des étudiants, les aides proposées par les services publics sont souvent très utiles, pour ne pas dire nécessaires. L’APL et l’ALS sont des aides non cumulables gérées par la Caisse d’allocations familiales. Un formulaire est à télécharger sur Internet (www.caf.fr) et à déposer dans la CAF de votre secteur d’habitation.
- L’APL (Aide personnalisée au logement)
L’APL est une aide déduite du loyer et directement versée au bailleur. Son montant est déterminé en fonction des ressources de l’étudiant, de la nature du logement et du montant du loyer.
- L’ALS (Allocation de logement à caractère social)
L’ALS est accordée en fonction de normes de superficie minimale et de confort. Elle est versée au locataire. Son montant varie selon les ressources de l’étudiant et le montant du loyer.

Les fonds de solidarité (FSL et FSE) dépendent des conseils régionaux et des départements. Les dossiers sont à retirer auprès des assistantes sociales du CROUS ou des Centres d’action sociale.
- LE FSL (Fonds de solidarité logement)
Cette aide permet l’accession au logement en servant de caution, en payant le dépôt de garantie ou en débloquant un prêt. Elle peut aussi permettre aux étudiants en difficulté de conserver leur logement en aidant à régler des loyers impayés.
- LE FSE (Fonds de solidarité énergie)
En cas d’impayé, cette aide vient en soutien des étudiants pour le paiement des factures de gaz et d’électricité.

Les aides loca-pass sont accordées aux étudiants boursiers ou en stage en entreprise. Le dossier de demande est téléchargeable surwww.loca-pass.com.
- L’AVANCE LOCA-PASS Cette aide vous permet de ne pas avancer d’argent au moment de la signature du bail. Le dépôt de garantie, ainsi prêté, est remboursable sous trois ans sans frais.
 - LA GARANTIE LOCA-PASS Elle assure au propriétaire la garantie du paiement des loyers. Caution solidaire d’une durée de trois ans donnée au bailleur, elle couvre un nombre maximal de 18 mensualités.

* Rapport sur le logement étudiant du député Jean-Paul Anciaux – janvier2004.
** Fédération des syndicats SUD-Étudiant.

 

Pour en savoir plus

www.aidologement.com

Retrouvez des informations pratiques sur les différentes formules pour se loger, les aides financières ou encore les assurances sur www.mapiaule.com, un site Studyrama.

Mise à jour : avril 2006.

Source : Pharmag n° 8.

L’Assurance maladie a délégué aux mutuelles étudiantes la gestion des remboursements de soins des étudiants. Chacun d’entre vous doit donc choisir sa mutuelle en début d’année universitaire. Mais attention, au cours de vos études, il sera parfois question de passer sous le régime général. Explications.

Au moment de votre inscription en faculté, vous devez choisir votre centre payeur. L’adhésion au régime étudiant est obligatoire dans l’enseignement supérieur dès 16 ans mais gratuite avant 20 ans. La mutuelle choisie vous délivrera votre carte d’assuré social et sera la seule compétente pour rembourser vos soins tout au long de l’année. Vous avez le choix entre La Mutuelle des étudiants (LMDE) ou les mutuelles régionales type MEP, SMENO, SMEREP, SMERRA... La Sécurité sociale étudiante (c’est-à-dire votre mutuelle étudiante) ne couvrant pas tous les remboursements de santé, vous pouvez souscrire une couverture complémentaire auprès de la mutuelle retenue.

La cotisation annuelle

L’adhésion au régime étudiant entraîne le versement d’une cotisation annuelle, forfaitaire et non fractionnable, dont le montant est fixé par arrêté (189 €pour l’année 2006/2007). Cette adhésion est à régler auprès de la mutuelle étudiante choisie au moment de l’inscription dans votre université et de l’acquittement de ses droits. Votre affiliation à la Sécurité sociale étudiante est effective à compter du 1er octobre et jusqu’au 30 septembre de l’année suivante. Les étudiants ayant obtenu une bourse par l’intermédiaire du dossier social étudiant (DSE) en sont exonérés. Il suffit pour cela de présenter un justificatif de bourse au moment de votre inscription.

Quel statut pour les salariés ?

Votre statut au regard de la Sécurité sociale étudiante varie en fonction de votre âge, de la profession de vos parents et de votre situation personnelle. Ainsi, si vous êtes étudiant salarié, plusieurs cas de figure se présentent :
- Activité salariée continue et régulière tout au long de l’année universitaire avec au moins 60 h/mois ou 120 h/trimestre. Votre Sécurité sociale est assurée par le régime général pour l’année concernée. Votre attestation Vitale et votre contrat de travail vous dispensent d’affiliation au régime étudiant. Vous ne devez donc aucune cotisation à la Sécurité sociale étudiante.
- Contrat de travail cessant en cours d’année ou travail saisonnier (job d’été ou travail occasionnel). Vous devez être affilié au régime étudiant de Sécurité sociale et vous acquitter de la cotisation annuelle. Toutefois, vous pouvez choisir de passer sous régime général pendant la période d’activité professionnelle. Vous devrez donc assurer les démarches de changement de régime pour obtenir vos remboursements.

Le cas des étudiants stagiaires

Si vous faites un stage non rémunéré pendant vos études, sous réserve que le stage soit obligatoire et qu’il donne lieu à la signature d’une convention de stage, vous conservez votre statut d’étudiant et restez affilié à la Sécurité sociale étudiante.
Si vous faites un stage rémunéré pendant vos études, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droits, vous bénéficiez des prestations prévues par le régime général de la Sécurité sociale. Cependant, vous devrez tout de même cotiser à la Sécurité sociale étudiante en début d’année universitaire pour que votre couverture soit assurée toute l’année. À noter qu’on parle de stage rémunéré lorsque sa rémunération est égale ou supérieure à 30 % du montant du SMIC en vigueur.

Prolongement des droits

Jusqu’à 29 ans et parfois même après, vous pouvez bénéficier d’une prolongation de droits. Vous profitez ainsi gratuitement de la Sécurité sociale étudiante si vous en faites la demande auprès de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de votre lieu de domicile.

 

Pour en savoir plus

La Mutuelle des étudiants www.lmde.com

http://www.ameli.fr/84/DOC/38/fiche.html

Quelle mutuelle choisir ? www.studyrama.com

 

Attention faux amis

Contrairement à ce que le terme peut laisser penser, la mutuelle étudiante ne fait pas obligatoirement office de mutuelle en tant que telle, mais en premier lieu de Sécurité sociale de l’étudiant. Si vous souhaitez une prise en charge supplémentaire, vous devrez en faire la demande auprès du même organisme.

Mise à jour : octobre 2006.

Source : Pharmag n° 9.

Dans les facultés, les associations d’étudiants sont incontournables. Qu’ils s’occupent de soirées ou de projets humanitaires, leurs membres y acquièrent leurs premières expériences professionnelles.

S’engager à l’échelle locale ou nationale

Les associations rayonnent le plus fréquemment à un niveau local. Dans les facultés de médecine et de pharmacie, les « corpos» sont les associations les plus répandues. Leurs activités se structurent pour la plupart autour de thèmes similaires: l’organisation d’événements culturels, du gala de fin d’année et du week-end de bienvenue, ou l’accompagnement de l’étudiant dans son parcours universitaire. L’exemple le plus parlant étant la reproduction des polycopiés pour tous ceux qui auraient manqué les cours… D’autres structures agissent au niveau national. C’est le cas notamment de la FNSIP ou de l’ANEPF qui s’attachent à défendre les droits des étudiants et à les informer sur l’actualité professionnelle.

Développer des projets particuliers

Créées à partir d’idées ambitieuses et de l’énergie d’étudiants motivés, certaines associations s’organisent autour de projets plus particuliers, faisant appel à des compétences précises. C’est le cas par exemple avec la promotion des études pharmaceutiques au sein des lycées, l’organisation d’un festival, l’implication dans une action humanitaire ou la sensibilisation à un sujet de société tel que la surconsommation médicamenteuse.

Acquérir de l’expérience sur un plan professionnel

S’impliquer dans de telles structures et de tels projets permet ainsi aux étudiants d’acquérir de l’expérience dans un ou plusieurs domaines de compétences et de se familiariser aux exigences du monde professionnel. Cela est vrai lorsqu’il faut manager une équipe, négocier un contrat, gérer un budget de fonctionnement, ou développer des contacts avec un certain nombre de professionnels afin d’organiser une conférence thématique ou un forum métiers. Ces contacts peuvent s’avérer très précieux pour leur avenir professionnel et avoir travaillé au sein d’une association est, à l’embauche, un atout reconnu par la plupart des entreprises.

S’épanouir sur le plan personnel 

Au dire des principaux intéressés, évoluer au sein d’une association, en local ou en national, est aussi enrichissant professionnellement que personnellement ! Multiplier les rencontres et travailler en équipe y sont pour beaucoup. Cela apprend en effet à partager ses connaissances et confronter ses idées, parfois même à mieux se connaître soi-même en identifiant ses points forts et ses limites, et bien sûr à évaluer sa capacité de travail… Car mener de front des études en pharmacie et un engagement associatif n’est pas toujours de tout repos !

Astuces

- Dans sa rubrique Membres, le site de l’ANEPF recense toutes les adresses Internet des corpos.
http://www.anepf.org
- Avec l’association PHI, Pharmacie humanitaire internationale, il est possible de valider son stage de 5e année hospitalo-universitaire en s’engageant pour une mission humanitaire de plusieurs mois.
http://phi.220v.org

- Comment créer son association ? Quelles astuces pour organiser une soirée étudiante ? Les réponses sur http://www.studyrama.com

 

Témoignages

Meyssam Mazandarani, Vice-président partenariats de l’ANEPF, entre en 5e année d’études, se destine à une carrière officinale

« J’ai commencé par de l’associatif local à la corpo de Paris V où je me suis occupé des partenariats pendant trois ans. J’ai ensuite intégré le bureau national de l’ANEPF en octobre 2004. Mon premier projet a été l’organisation d’un week-end d’intégration pour lequel j’ai dû négocier des partenariats et décrocher des subventions afin de diminuer les frais d’inscription des étudiants. Je me suis également chargé de trouver des partenaires pour des dîners de gala et différentes soirées et faire en sorte qu’ils soient visibles au sein des facs. Au niveau professionnel, ces expériences m’ont appris beaucoup de choses, notamment à négocier et signer des contrats ! Elles m’ont aussi ouvert l’esprit. L’ANEPF est une association apolitique, asyndicale et aconfessionnelle, en faire partie apprend à accepter tout le monde. Et aller régulièrement dans toutes les facs vous fait prendre conscience qu’il n’y a pas que Paris dans la vie ! »

Bérengère Lepilliet, Présidente de la corpo d’Amiens, entre en 6e année, filière officine

« J’ai été élue présidente de la corpo en décembre 2004. S’engager ainsi est une bonne solution pour s’intégrer dans la fac et aider à faire vivre l’ambiance pharma. Cela permet aussi de rencontrer des étudiants des années supérieures et de profiter de leurs expériences. Avec la corpo, nous avons organisé une soirée à but humanitaire pour l’association Fauteuils volants afin de recueillir des fonds pour faciliter l’accès à la piscine à des handicapés. Dans le cadre du Sidaction et du Téléthon, en partenariat avec les étudiants en médecine, nous vendons des gâteaux et des cafés. À la rentrée, nous organiserons le week-end dit de bienvenue, puis nous rechercherons des sponsors pour le Forum Carrières de novembre. Cela nous permet d’être en contact avec des professionnels et d’acquérir une vision large du monde pharmaceutique. Faire partie de la corpo consiste aussi à être l’intermédiaire entre les professeurs et les étudiants, c’est pourquoi nous recueillons tous les cours sous CD et les revendons sous forme de polycopiés. Je recommande cette expérience, très riche en rencontres, mais aussi en travail à fournir. »

Mise à jour : octobre 2005.

Source : Pharmag n° 6.

L’année universitaire est marquée par plusieurs étapes majeures dont il ne faut pas rater l’échéance. Les bourses en font partie. Quand faire une demande d’attribution, quelles conditions remplir, à quel type d’aide financière prétendre ? Le point sur l’une des solutions qui s’offrent à vous : les prêts d’honneur.

Sont concernés

Les étudiants français non boursiers. Priorité est donnée aux étudiants qui sont en fin d’études. Les prêts d’honneur sont attribués en fonction de paramètres sociaux (revenus des parents) et pédagogiques (bon déroulement du cursus), dans la limite du contingent alloué chaque année par le ministère de l’Éducation Nationale.

Pour faire la demande

Il faut retirer un dossier de demande auprès du CROUS ou de l’université soit entre le 1er et le 30 septembre et à remettre avant le 4 octobre, soit entre le 2 et le 31 janvier et à remettre avant le 5 février de chaque année.

Montant et paiement

Les prêts sont versés en une seule fois et remboursables sans intérêt dans les 10 ans qui suivent l’obtention du diplôme pour lequel ils ont été accordés. Sauf dérogation, leur montant maximum est de 2 500 €.

 

Pour en savoir plus : connectez-vous à

www.cnous.fr
www.diplomatie.fr
www.education.gouv.fr

 

Mise à jour : mars 2004.

Source : Pharmag n° 1.

L’année universitaire est marquée par plusieurs étapes majeures dont il ne faut pas rater l’échéance. Les bourses en font partie. Quand faire une demande d’attribution, quelles conditions remplir, à quel type d’aide financière prétendre ? Le point sur l’une des solutions qui s’offrent à vous : les bourses de voyage.

Sont concernés

  • Les étudiants qui effectuent un stage à l’étranger intégré dans leur cursus et d’une durée minimum de 30 jours.
  • Les étudiants français ou étrangers domiciliés en France et dont les parents travaillent et résident en France depuis au moins 2 ans. Priorité est donnée aux étudiants déjà boursiers sur critères sociaux.

Pour faire la demande

Un dossier de demande peut être retiré tout au long de l’année civile, 2 mois avant le départ, auprès du CROUS ou de l’université. Pour les départs en août, septembre, octobre, novembre et décembre, la demande doit se faire avant le 1er juin de l’année du départ. Un certificat de stage est exigé.

Montant et paiement

Les bourses de voyage sont destinées à couvrir une partie des frais de voyage. Leur montant et paiement sont évalués en fonction du stage effectué.

Pour en savoir plus : connectez-vous à

www.cnous.fr
www.diplomatie.fr
www.education.gouv.fr

 

Mise à jour : mars 2004.

Source : Pharmag n° 1.

L’année universitaire est marquée par plusieurs étapes majeures dont il ne faut pas rater l’échéance. Les bourses en font partie. Quand faire une demande d’attribution, quelles conditions remplir, à quel type d’aide financière prétendre ? Le point sur l’une des solutions qui s’offrent à vous : les bourses sur critères universitaires.

Sont concernés

Les étudiants inscrits en 3e cycle universitaire, soit à partir de la 5e année d’études de pharmacie. Les bourses sont attribuées en fonction de paramètres pédagogiques qui prennent en compte le cursus de l’étudiant et sa réussite aux examens, dans la limite du contingent alloué chaque année par le ministère de l’Éducation Nationale.

Pour faire la demande

Dans un premier temps, il faut constituer un Dossier Social Etudiant (DSE) entre le 15 janvier et le 30 avril précédant la rentrée, auprès du CROUS ou de l’université. Puis un complément de dossier est à déposer avant le 15 octobre, selon les modalités définies dans un imprimé de « relance » envoyé par le service des bourses concerné. Les étudiants qui n’ont pas constitué de DSE doivent déposer un dossier complet avant le 15 octobre.

Montant et paiement

Pour un DEA/DESS, le montant attribué est de 3 780 €, réparti sur 9 mois, d’octobre à juin. Le 1er trimestre est versé en une seule fois. À partir de janvier, le paiement est mensualisé.

 

Pour en savoir plus : connectez-vous à

www.cnous.fr
www.diplomatie.fr
www.education.gouv.fr

 

Mise à jour : mars 2004.

Source : Pharmag n° 1.

L’année universitaire est marquée par plusieurs étapes majeures dont il ne faut pas rater l’échéance. Les bourses en font partie. Quand faire une demande d’attribution, quelles conditions remplir, à quel type d’aide financière prétendre ? Le point sur l’une des solutions qui s’offrent à vous : les allocations d’études.

Sont concernés

  • Les étudiants qui ne peuvent pas bénéficier de bourses.
  • Les étudiants en situation de rupture, attestée par une enquête sociale.
  • Les étudiants indépendants qui ont un domicile séparé et font une déclaration fiscale autonome de leurs parents.
  • Les étudiants qui reprennent des études après l’âge limite d’attribution des bourses, soit 26 ans. D’autres situations particulières peuvent également être prises en compte.

Pour faire la demande

Il faut retirer un dossier de demande auprès des assistantes sociales du CROUS ou de l’université. Un Dossier Social Étudiant (DSE) doit être déposé en parallèle. Ces allocations sont attribuées dans la limite du contingent défini par le ministère de l’Éducation Nationale.

Montant et paiement

Leur montant et paiement font l’objet d’une évaluation sociale.

 

Pour en savoir plus : connectez-vous à

www.cnous.fr
www.diplomatie.fr
www.education.gouv.fr

 

Mise à jour : mars 2004.

Source : Pharmag n° 1.

L’année universitaire est marquée par plusieurs étapes majeures dont il ne faut pas rater l’échéance. Les bourses en font partie. Quand faire une demande d’attribution, quelles conditions remplir, à quel type d’aide financière prétendre ? Le point sur l’une des solutions qui s’offrent à vous : la bourse sur critères sociaux.

Sont concernés

  • Les étudiants français ou étrangers domiciliés en France dont les parents travaillent et résident en France depuis au moins 2 ans.
  • Les étudiants âgés de moins de 26 ans au 1er octobre de l’année en cours pour une première demande.
  • Les étudiants inscrits en formation initiale en 1er ou 2e cycle universitaire, soit l’une des quatre premières années d’études de pharmacie.

 

Pour faire la demande

Il faut constituer un Dossier Social Etudiant (DSE) entre le 15 janvier et le 30 avril précédant la rentrée, auprès du CROUS ou de l’université. Les réponses sont communiquées entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet suivant.

Montant et paiement

Les bourses sont attribuées selon un barème national revu annuellement qui tient compte des ressources et charges de la famille. Leur montant varie selon cinq échelons, compris entre 1 296 et 3 501 €. Elles sont attribuées pour 9 mois, d’octobre à juin. Le 1er trimestre est versé en une seule fois. À partir de janvier, le paiement est mensualisé.


Pour en savoir plus : connectez-vous à

www.cnous.fr
www.diplomatie.fr
www.education.gouv.fr

 

Mise à jour : mars 2004.

Source : Pharmag n° 1.