Un stage à l'étranger, « une expérience extraordinaire »

Pendant ses études, pourquoi ne pas effectuer un des stages à l'étranger ? Bastien Venot, de la fac de Tours, s'est laissé tenter par la Slovénie. Rencontre.
- Quel est votre parcours ?
Je suis originaire d'Orgères-en-Beauce, un village entre Orléans et Chartes. J'ai fait mes études de pharmacie à Tours. J'ai fini ma sixième année en officine en juin 2010 et j'ai décidé de m'inscrire dans un Master 2 professionnalisant, toujours à Tours, pour avoir une vision globale de l'industrie pharma. Nous y étudions l'assurance qualité, les affaires réglementaires et la pharmacotechnie. Pour valider ce Master, j'avais besoin d'effectuer un stage de six mois dans l'industrie. J'ai décidé de l'effectuer à l'étranger.
- Pourquoi vouloir partir ?
Le but premier est l'ouverture d'esprit. Découvrir une nouvelle culture est quelque chose de formidable. Et au niveau professionnel, je pense qu'une expérience à l'étranger est plus qu'un bonus dans la situation actuelle d'embauche.
- Pourquoi le choix de la Slovénie ?
Ma copine était Slovène, donc ça m'avait aiguillé vers cette destination. Et j'ai trouvé une offre de stage à Ljubljana qui coïncidait parfaitement, via le programme d'échange Individual Mobility Project de l'Association européenne des étudiants en pharmacie (EPSA). La vie est parfois bien faite ! Lors d'une rencontre d'étudiants étrangers organisée par l'ANEPF en France, j'avais également rencontré des Slovènes donc je savais que je ne serai pas perdu sur place dans tous les cas.
- Pour combien de temps êtes-vous parti ?
Le stage est de six mois, mais pour faire valoir mon séjour à l'étranger sur mon CV j'ai décidé de m'engager pour un an. Je vais essayer de prolonger mon stage de six mois pour une durée totale de dix-huit mois, ce qui me laissera le temps de rédiger ma thèse. Je commencerai alors une expérience professionnelle proprement dite à mon retour en France.
- Quel type de stage effectuez-vous ?
Je fais mon stage chez Lek, qui fait partie du groupe Sandoz. J'ai passé dix mois dans les affaires réglementaires, plus spécifiquement dans les variations de dossiers relatifs aux principes actifs. Et je suis maintenant dans le département des études de pré-formulation : cela correspond à l'étude approfondie des excipients et du principe actif afin de comprendre la formulation du princeps. C'est un stage rémunéré, mais si cela n'avait pas été le cas, j'aurais pu prétendre, comme tout étudiant dans cette situation, à une bourse Erasmus et à des bourses régionales.
- Comment s'est déroulée l'installation ?
Très bien ! L'Association étudiante de Ljubljana m'a donné toutes les informations nécessaires, ils m'ont aidé à trouver un hôtel pas cher en attendant de trouver un appartement, des prix réduits sur les repas, et ils organisent également des soirées Erasmus pour rencontrer du monde et des cours de slovène. Jaz govorim malo (NDLR : je parle un peu).
- Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Il est très positif ! C'est une expérience extraordinaire, je la souhaite à tout le monde. Si j'avais su, je me serais motivé dès la deuxième année !
- Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent, comme vous, partir à l'étranger ?
Il faut montrer sa motivation à la fac, c'est le plus important. Après, les procédures administratives sont plutôt simples. J'aimerais conseiller aux étudiants de partir, de tenter l'aventure : ne pas le faire serait passer à côté de quelque chose !
Pour en savoir plus :
- Site de l'Association européenne des étudiants en pharmacie :
www.epsa-online.org
- Site de la faculté de pharmacie de Tours :
www.pharma.univ-tours.fr
- L'ANEPF offre de nombreux renseignements sur les stages et les études à l'étranger :
www.anepf-online.com (rubrique L'international)



