Les maladies chroniques : pour aller plus loin

En 2007, Les pathologies ayant le plus contribué à l’évolution du nombre d’ALD sont le diabète, les cancers et les maladies cardiovasculaires. Les dépenses de soins des 12 % d’assurés en ALD représentent 60 % des remboursements de l’assurance maladie. Si la tendance se poursuit, ils devraient atteindre 70 % en 2015. L’hospitalisation représente plus de la moitié des montants remboursés, le médicament 20 % et celle des honoraires de médecins hors hospitalisation près de 6 %.

 

Le nombre de Français concernés :

  • asthme : 3,5 millions
  • broncho-pneumopathie chronique obstructive : 3 millions
  • maladie rares (drépanocytose, sclérose latérale amyotrophique, mucoviscidose, myopathies, leucodystrophie) : 3 millions
  • maladies cardiovasculaires : 2,6 millions
  • diabète : 2,5 millions (1,5 million en ALD)
  • insuffisance rénale chronique : 2,5 millions
  • tumeurs malignes : 1,5 million
  • 890 000 psychoses

Données provenant la Direction de la Promotion de la Santé et de la Prévention des maladies chroniques.

 

 

Exemples

 

Voici deux exemples qui justifient pleinement l’attention portée, notamment par le ministère de la Santé, aux personnes atteintes de maladies chroniques.
1. Le diabète est un bon exemple de cette tendance épidémique avec 2,5 millions de personnes concernées en 2007. La prévalence du diabète de 2000 à 2005 a augmenté de + 5,7 % par an en moyenne. On dénombre 1,5 million de personnes en ALD pour diabète avec une augmentation de + 8,2 % entre 2006 et 2007. Enfin, c’est une pathologie qui reflète des disparités géographiques et socio-économiques importantes : la prévalence et/ou l’incidence du diabète est très élevée notamment dans les départements d’outre mer et dans certains départements métropolitains : le nord, le nord-est et certains départements d’Ile de France. Par ailleurs, la prévalence est plus élevée en présence d’un niveau socio-économique moins favorisé et dans certaines professions. Ainsi les femmes ouvrières, employées ou n’ayant jamais travaillé ont un risque de diabète 2 à 3 fois supérieur par rapport aux cadres, et les hommes ouvriers un risque près de 2 fois supérieur par rapport aux cadres (résultats issus de l’étude ENTRED).

2. Le cas des cancers est également éloquent : 1ère cause de mortalité avec 34 % des décès chez les hommes, 25 % chez les femmes (155 000 décès par an), soit une augmentation de 13 % depuis 1980. En 2005, on estime à 320 000 le nombre de nouveaux cas de cancer (180 000 chez les hommes et 140 000 chez les femmes). En 25 ans (1980-2005), l’incidence du cancer a quasiment doublé chez l’homme (+ 93 %) et fortement augmenté chez la femme (+ 84 %). Ces augmentations sont liées notamment à l’essor démographique et au vieillissement de la population, l’augmentation du risque intervenant pour 52 % chez l’homme et 55 % chez la femme. Cette divergence entre mortalité et incidence s’explique par l’évolution croisée des cancers : les tumeurs les plus agressives (œsophage, estomac, voies aérodigestives supérieures) ont chuté ces dernières années chez l’homme en lien avec la diminution de la consommation alcoolo-tabagique tandis que les cancers de pronostic plus favorables, pouvant être diagnostiqués très précocement, ont augmenté (sein, prostate).

 

Le Programme national Nutrition Santé

Ce programme comprend neuf objectifs nutritionnels prioritaires quantifiés (par exemple, « réduire de 25 % le pourcentage de petits consommateurs de fruits et légumes », « augmenter la consommation de glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50 % des apports énergétiques journaliers en favorisant la consommation des aliments sources d’amidon, en réduisant de 25 % la consommation de sucres simples ajoutés et en augmentant de 50 % la consommation de fibres ») et dix objectifs spécifiques (par exemple, « réduire la consommation moyenne de chlorure de sodium à moins de 8g/j » ou «promouvoir l’allaitement maternel »).
http://www.mangerbouger.fr

Extrait du texte du projet de loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires, adopté le 18 mars 2009 par l’Assemblée Nationale, article concernant le rôle du pharmacien d’officine : http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0245.asp

 

Extrait : article 14 bis (nouveau)

Le chapitre V du titre II du livre Ier de la cinquième partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1. L’intitulé est ainsi rédigé : « Pharmacie d’officine » ;
2. Après l’article L. 5125-1, il est inséré un article L. 5125-1-1A ainsi rédigé :

« Art. L. 5125-1-1A. – Dans les conditions définies par le présent code, les pharmaciens d’officine :

1. Contribuent aux soins de premier recours ;
2. Participent à la coopération entre professionnels de santé ;
3. Participent au service public de la permanence des soins ;
4. Concourent aux actions de veille et de protection sanitaire organisées par les autorités de santé ;
5. Peuvent participer à l’éducation thérapeutique et aux actions d’accompagnement de patients ;
6. Peuvent assurer la fonction de pharmacien référent pour un établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes qui ne dispose pas de pharmacie à usage intérieur ou qui n’est pas membre d’un groupement de coopération sanitaire gérant une pharmacie à usage intérieur ;
7. Peuvent assurer auprès de certains patients qui les désignent le rôle de pharmacien de coordination. À ce titre, dans le cadre des coopérations prévues par l’article L. 4011-1, ils peuvent notamment, à la demande ou avec l’accord du médecin, renouveler périodiquement des traitements chroniques, ajuster, au besoin, leur posologie, et effectuer des bilans de médications destinés à en optimiser les effets ;
8. Peuvent proposer des prestations destinées à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes, notamment en contribuant à l’éducation pour la santé, en réalisant ou en participant à des actions de prévention ou de dépistage.

Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application des 7° et 8°. »

Mise à jour : mai 2009.

Source : Pharmag n° 17.