La pharmacie en Grande-Bretagne

Petit tour d’horizon du monde de la pharmacie en Grande-Bretagne. Déroulement des études, pratiques, environnement… : quelles sont les différences avec le modèle français ?

Études

• Quatre années d’études : l’étudiant en pharmacie prépare le MPharm (Master of Pharmacy) dans l’une des 26 écoles du pays pendant quatre ans. Pour y entrer, il doit avoir le A-levels (équivalent de notre bac) avec des notes de niveau A ou B. Il doit obligatoirement maîtriser la chimie et deux matières parmi la biologie, la physique ou les maths. Les grandes disciplines enseignées en fac de pharmacie sont : l’origine et la composition chimique des médicaments, la préparation des médicaments, l’utilisation et les effets des médicaments, le conseil pharmaceutique.

• Un an de stage : l’étudiant effectue  ensuite un stage d’un an en officine ou en pharmacie hospitalière.

• Examen final : à l’issue de son stage, il passe un examen auprès de la Royal Pharmaceutical Society of Great Britain pour avoir le droit d’exercer en tant que
pharmacien homologué.

• Échanges européens et équivalences : les pays européens proposant généralement un cursus en six ans, la Grande-Bretagne présente donc les études de
pharmacie les plus courtes. Le MPharm remplit tout de même toutes les conditions nécessaires pour que les étudiants puissent prétendre travailler sur le territoire communautaire.

Le métier de pharmacien

• Les débouchés : comme en France, le pharmacien peut travailler en officine (community pharmacist), à l’hôpital (hospital pharmacist) ou dans l’industrie pharmaceutique (industrial pharmacist).
Attention cependant : contrairement à l’Hexagone, un non-pharmacien peut ouvrir une officine.

• Les services : en Grande-Bretagne, le pharmacien n’a pas qu’un rôle de délivrance du médicament et de conseil. Il peut également délivrer ou renouveler des ordonnances, faire des tests diagnostics, dispenser des traitements contre l’obésité ou pour l’arrêt du tabac…

• Libre accès des médicaments OTC : le pharmacien n’a pas le monopole de vente des médicaments délivrés sans ordonnance. Les grandes surfaces peuvent les proposer directement en libre accès. C’est notamment le cas du paracétamol, de certains antalgiques, des antitussifs ou encore des traitements des troubles gastriques.

Environnement

• Deux grands types de pharmacies :

- pharmacies de centre-ville et supermarchés : pharmacies de chaînes, elles sont la spécificité du modèle britannique. Elles fonctionnent sur le modèle des
supermarchés, où le pharmacien a le statut de salarié ;
- pharmacies de quartier : il s’agit généralement de pharmacies indépendantes.

• Les grands groupes : Alliance Boots (chaîne de plus de 2 500 magasins), Numark (2 000 magasins indépendants), Lloyds Pharmacy (propriété de Celesio, groupe dont fait partie l’OCP ; chaîne de 1 600 magasins), Co-op Pharmacy (chaîne de 800 magasins), Rowlands Pharmacy (chaîne de 500 magasins) et Superdrug (chaîne de 225 magasins).

Sources :
• The Royal Pharmaceutical Society of Great Britain, 2009, www.pharmacycareers.org.uk.
• American Journal of Pharmaceutical Education, 2008.

 

Chiffres clés

12 000 pharmacies*

61 % des pharmacies appartiennent à une chaîne*

20 pharmacies pour 100 000 habitants**

De 23 000 à 35 000 euros annuels en début de carrière

Jusqu’à 69 000 euros annuels après 10 ans d’expérience**

26 écoles préparent au diplôme MPharm**


* En 2007. Pharmacy statistics, House of Commons, 2009.
** En 2009. The Royal Pharmaceutical Society of Great Britain, 2009, www.pharmacycareers.org.uk.

 

Pour aller plus loin

Présent dans 28 pays, le groupe Celesio, dont fait partie l'OCP, emploie plus de 45 000 personnes dans ses trois divisions :

  • Patient and Consumer Solutions,
  • Pharmacy Solutions
  • et Manufacturer Solutions.

En Grande-Bretagne, il détient 1 600 magasins.

Pour en savoir plus : www.celesio.com

 

Mise à jour : mars 2010.

Source : Pharmag n° 19.