International : prêt à tenter l’expérience ?

Que ce soit dans le cadre d’un stage ou d’un VIE, partir plusieurs mois à l’étranger est, de l’avis de tous, une expérience très enrichissante à la fois sur les plans humain et professionnel. Préparez l’aventure avant de boucler vos valises !
Les programmes d’échange
-Le programme ERASMUSpermet aux étudiants de suivre dans une faculté européenne les enseignements de plusieurs UE et d’en obtenir l’équivalence dans leur faculté d’origine. Sa durée oscille entre 3 et 12 mois. www.education.gouv.fr/int/erasmus.htm
-L’échange d’études CREPUQ est spécifique à la France et au Québec; il n’est possible que si l’université française concernée a passé une convention avec une faculté de pharmacie québécoise. Cet échange peut durer entre un trimestre et une année universitaire. www.crepuq.qc.ca
-Le Student’s Exchange Program (SEP) a été mis au point par la Fédération internationale des étudiants en pharmacie (IPSF) pour appréhender la pratique de la pharmacie à l’international; il permet de réaliser un stage en officine ou en industrie de 1 à 3 mois de juin à septembre, en Europe ou en dehors. www.anepf.org (rubrique : International)
-Le programme d’échange Leonardo, passé entre facultés et entreprises, permet aux étudiants de 6e année d’effectuer l’intégralité ou une partie de leur stage d’initiation professionnelle dans les 25 pays de l’Union européenne ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Turquie. www.education.gouv.fr/int/davinci.htm
Les modes de financement
-Les bourses de voyage(cf. Pharmag 1) des facultés permettent aux étudiants français d’accomplir à l’étranger des stages individuels qui s’inscrivent obligatoirement dans le cadre de leurs études. Leur durée minimale doit être d’un mois. Octroyées sur critères sociaux, ces bourses correspondent à une participation aux frais de transport et ne peuvent pas servir à financer les frais de séjour.
-Les bourses de mobilité sont réservées aux étudiants boursiers d’université qui effectuent un séjour à l’étranger dans le cadre de leurs études, pour une durée allant de 3 à 9 mois fractionnables. Les dossiers sont à retirer directement auprès de l’université.
- En parallèle de ces financements, il existe bien sûr les bourses liées directement aux programmes ERASMUS et Leonardo ainsi que d’autres modes de financement, comme des subventions accordées par des laboratoires ou des collectivités territoriales.
Pensez-y !
-Avant le départ : pour constituer un dossier, il est conseillé de ne pas s’y prendre au dernier moment… Entre la remise du dossier, l’acceptation de la candidature et la réponse définitive, les procédures peuvent exiger de s’y prendre un an avant la date du départ.
-Sur place : pour toute question ou problème à régler une fois à l’étranger, vous pourrez toujours contacter par mail ou téléphone le bureau des relations internationales de votre faculté. Par ailleurs, sachez que dans la plupart des cas votre visa étudiant et les conditions d’octroi de votre bourse ne vous donneront pas le droit d’exercer de petits boulots…
-Après le retour : n’hésitez pas à valoriser toute expérience à l’étranger dans votre CV et lors de vos entretiens d’embauche, les recruteurs y seront sensibles. Enfin, pour tous ceux qui souhaiteraient une fois diplômés, prolonger l’expérience en exerçant leur métier en dehors de nos frontières, il est impératif de vérifier que le pays d’accueil reconnaît bien la formation reçue…
Pour en savoir plus
sur les études en Europe www.europa.eu.int/ploteus
Témoignages
Éric Fauvel, chargé de mission logistique à l’OCP, diplômé en 2005
« J’ai eu deux expériences à l’étranger. La première au Québec où j’ai réalisé ma 4e année d’études pharmaceutiques en équivalence pleine. Cet échange a pu se faire dans le cadre de l’accord CREPUQ. Les programmes sont communs à 80 %, la différence porte surtout sur l’enseignement en anglais qui est plus poussé làbas et sur la problématique de l’automédication traitée en 4e année, au lieu de la 6e année en France. Le système d’études nord-américain est vraiment avancé. Par exemple, des notes de cours sont remises aux étudiants la semaine qui précède les cours et il y a beaucoup de travaux en groupe sur des études de cas cliniques. En 5e année, j’ai effectué un stage de trois mois dans un laboratoire à New Delhi où j’ai travaillé sur la mise au point de tests de dépistage de la tuberculose. Ce fut là encore une aventure humaine très enrichissante. Grâce à de telles expériences, on augmente sa faculté d’adaptation et on mûrit énormément! »
David Setboun, consultant interne en organisation dans un laboratoire, diplômé en 1998
« Après ma dernière année de pharmacie, j’ai décroché un stage puis un CDD de chef de produit dans un grand laboratoire international. Dans le cadre de mon évolution professionnelle, j’ai eu l’opportunité de partir en VIE pendant dix-huit mois au sein de la filiale vénézuélienne. Partir aussi longtemps implique de savoir s’adapter à un nouveau mode de vie et à une autre façon de travailler. Par exemple, en Amérique latine, le statut de visiteur médical est encore plus incontournable qu’en France car là-bas les médecins ont très peu de moyens pour s’informer. Cette expérience à l’étranger m’a permis de devenir bilingue en espagnol et d’intégrer par la suite le MBA d’HEC. Ce qui, sur le marché français de l’emploi, permet de prétendre à des responsabilités plus grandes. Chaque expérience internationale vaut la peine d’être tentée. C’est un vrai plus pour soi-même et pour un recruteur. »
Mise à jour : janvier 2006.
Source : Pharmag n° 7.



